Glasgow

Glasgow : la plus grande ville d’Écosse a besoin de vous !

Ma principale raison d’essayer Glasgow était qu’il s’agit d’un jeu à deux joueurs. En effet, il est rare que je passe à côté de l’une de ces boites carrées sans m’arrêter. Je vous parlerai dans cette critique de mes impressions sur le jeu afin que vous puissiez voir s’il est pour vous.

  • Auteur : Mandela Fernandez-Grandon
  • Illustrateur : Klemens Franz
  • Éditeur : Funforge (français), Lookout Games (anglais)
  • Nombre de joueurs : 2
  • Durée : 30 minutes
  • Année : 2020
  • Prix : 39.99$
  • Page officielle du jeu
  • Page BoardGameGeek
Matériel

Glasgow n’a pas une boite tape-à-l’œil, elle est ornée du dessin d’un homme Écossais. Je n’ai jamais été particulièrement conquise par les illustrations de Klemens Franz (Agricola, Caverna) et celle-ci ne fait pas exception. Toutefois, j’aime bien les illustrations présentes sur le matériel, les personnages ont un air cocasse et les icônes sur les tuiles sont claires.

À l’intérieur de la boite, il y a tout plein de matériel varié.

  • 2 plateaux joueurs
  • 2 figurines de Marchands
  • 25 jetons ressources incluant 10 jetons Pierre, 8 jetons Fer, 6 jetons Or, 1 jeton Whisky
  • 55 tuiles incluant 37 tuiles Bâtiment, 4 tuiles Architecte, 14 tuiles Contrat

J’aime le fait qu’on a juste assez de ressources (le maximum que chaque joueur peut amasser). C’est l’avantage d’un jeu conçu pour deux joueurs seulement, on sait qu’on ne sort pas de matériel superflu. Les jetons ressources en bois sont de formes différentes, c’est un petit détail appréciable. Également, tout le matériel est solide et bien conçu.

Comment jouer ?

Le but dans Glasgow est de construire une ville de 4×5 ou 5×4 tuiles Bâtiment. On le fera à l’intérieur des murs représentés par un cercle de tuiles Contrat et de tuiles Architecte. Chaque joueur possède une figurine de Marchand. À la manière de Patchwork, le joueur qui joue est celui qui est derrière l’autre sur la piste de tuiles. En résumé, on joue tant que l’on est derrière l’adversaire et dès qu’on le dépasse, ce n’est plus notre tour. Un seul joueur à la fois peut se trouver sur les tuiles Contrat et ainsi amasser des ressources ou utiliser une habileté.

Sur les tuiles Architecte, deux joueurs peuvent s’arrêter et réaliser les actions de construction. Pour construire un Bâtiment, c’est simple, on paie le coût en ressources. Pour construire une deuxième fois, on paye le coût du Bâtiment et on ajoute 1 Or. Ainsi de suite si l’on veut répéter l’action (toujours 1 Or de plus que la construction précédente). Lorsque l’on pose notre tuile Bâtiment, on l’oriente de façon à ce que la flèche blanche pointe vers nous. C’est de cette façon que nous pouvons identifier à qui appartiennent les tuiles Bâtiment posées.

Chaque type de Bâtiment a sa façon de scorer des points en fin de partie. Certains devront être adjacents, d’autres dans un coin de la ville, d’autres rapporteront des points pour des ensembles de Bâtiments ou des ressources restantes à la fin de la partie. Des usines permettront à son propriétaire d’obtenir des ressources supplémentaires chaque fois qu’un Bâtiment sera construit dans la même rangée ou dans la même colonne.

À la fin de la partie, soit lorsque le vingtième bâtiment est construit, on additionne les points de tous nos Bâtiments, et le joueur avec le score le plus élevé l’emporte.

Thématique

Comme tout jeu euro, la thématique a peu d’importance. Elle pourrait être remplacée et cela ne ferait pas de différence mais quand même, j’aime bien celle de la construction de ville qui se prête bien à la pose de tuiles. J’ai eu un petit souvenir de Between Two Cities ou Welcome To… lorsque je construisais mes parcs, qui sont dans le même genre de thématique.

Mécaniques

Voici les mécaniques utilisées dans Glasgow ainsi que quelques exemples de jeux possédant les mêmes mécaniques.

Les mécaniques de rondelle et de ligne du temps ne sont pas souvent utilisées dans les jeux. Déjà avec cette information, on sait que l’on a un jeu différent. En plus, l’assemblage de ces mécaniques avec celles de placement de tuiles et de mise en place variable fonctionne bien.

Comme l’adversaire ne peut s’arrêter sur les tuiles Contrat où l’on se trouve, on doit bien réfléchir aux options qu’on lui laisse. Cet aspect est intéressant car il guidera nos choix et nous fera réfléchir plus loin que nos besoins en ressources pour acheter la tuile Bâtiment convoitée.

Durée et difficulté

Dans Glasgow, on n’a pas besoin de se faire une stratégie plusieurs tours à l’avance. Le jeu est accessible aux nouveaux joueurs et la durée des parties d’une heure ou moins que nous avons expérimenté ne découragera pas les joueurs plus impatients. Il est simple et rapide à expliquer, les icônes sont claires donc même si les tuiles sont sans texte, c’est facile de savoir ce qu’elles représentent. Un peu comme dans Little Town, je trouve agréable de ne pas avoir à chercher longtemps des ressources. Également, les conditions de placement de tuiles sont simples : placer sa tuile orthogonalement adjacente à une tuile précédemment posée.

Plaisir

Glasgow n’est pas un jeu enlevant mais il n’a pas besoin de l’être. Nous avons eu du plaisir à y jouer, la combinaison de mécaniques est efficace et ne repose pas sur le thème. L’ensemble est satisfaisant dans une durée de temps raisonnable, ce qui nous donne envie d’y rejouer.

En conclusion

Je n’ai rien à redire sur Glasgow. Il est simple mais offre assez de défi et de rejouabilité pour retenir mon attention. Il plaira aux débutants comme aux joueurs intermédiaires, et même à certains joueurs plus experts. Voilà un autre succès de Lookout Games ! Glasgow étant le premier jeu de l’auteur Mandela Fernandez-Grandon, je surveillerai assurément ses prochaines sorties !

J’aime

  • Les mécaniques originales et efficaces
  • La durée raisonnable d’une partie
  • Le matériel de qualité

J’aime moins

  • L’illustration du dessus de la boite

La copie de Glasgow a été fournie par Asmodee Canada.

À propos de Geneviève Corriveau

Adepte de jeux de société, j’adore apprendre. Pro de la recherche, je veux tout savoir sans rien demander. Mordue d'informatique, de technologie et de gadgets, je suis une geek intense et passionnée qui aime s'informer et s'amuser.

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