Menu principal.

Winkeltje : The Little Shop – Un jeu de gestion sympa

Pour comprendre l’essence même du jeu, il suffit de s’arrêter au nom. Winkeltje est un mot néerlandais qui signifie “magasin” (si je me fie à Google). Essentiellement, c’est le but du jeu : maintenir un magasin. J’étais bien curieux d’essayer le jeu aux graphismes bien ordinaire, cela fait un bon moment que je n’ai pas essayé un jeu de gestion. Bien que je sois généralement attiré par des jeux douteux pour lesquels je fais d’acerbes critiques, j’avais bel et bien envie d’essayer un jeu dans le même style que Recettear : An Item Shop’s Tale.

Winkeltje : surprise, vous héritez encore d’un commerce de votre famille incapable de payer ses dettes

  • Studio de développement : Sassybot
  • Éditeur : Sassybot
  • Plateformes disponibles : PC
  • Plateforme de test : PC
  • Classement : Classement en attente
  • Prix : 17,49 $
  • Site officiel du jeu
  • Page Steam du jeu

Encore un héritage

Le magasin familial vous revient entre les mains pour des raisons nébuleuses. Une personne de votre famille vous demande de faire ce qu’elle n’a pas réussi à faire : éponger les dettes de la famille et rendre le magasin rentable. Le texte ne laisse pas beaucoup d’indices sur la vie ou le décès de l’auteur, mais cela semble avoir peu d’incidence sur le jeu. On nous propose donc un scénario assez classique des jeux du genre : vous n’avez aucune expérience dans le domaine et vous devrez sauver la réputation de la famille en accomplissant ce que quelqu’un d’autre n’a pas réussi à faire. Un scénario qui revient sans cesse dans la plupart des jeux que j’expérimente. Je pense, entre autres, à No Place Like Home ou Lumberjack’s Dynasty.

On s’entend que ce n’est pas tant un problème : l’histoire a peu d’intérêt dans un jeu de gestion. Nous n’apprenons pas grand-chose sur le royaume, mais quelque chose a tout de même attiré mon attention. Des événements sporadiques vont survenir durant notre ascension du plus grand marchand de tous les temps. Les prix de vos objets seront affectés par le monde extérieur. Que ce soit la guerre, la famine ou même un congrès d’alchimie, vous aurez à gérer votre inventaire afin de faire du profit rapidement.

Le scénario est assez ordinaire.
Les développeurs ont pris de grands risques avec une mise en contexte qui sort de l’ordinaire.

Un commerce à votre image

Le fonctionnement est assez simple : vous avez un espace que vous devez aménager. Chaque aménagement a son utilité et augmente l’esthétisme de votre commerce. Plus le commerce est beau, plus les clients seront attirés vers ce dernier. Évidemment, certains objets ne servent à rien d’autre qu’à décorer votre petit magasin. Une fois quelques tables placées, vous pouvez mettre de l’avant vos objets à vendre. Ces derniers sont choisis parmi votre inventaire. Pour remplir l’inventaire, vous pouvez acheter du matériel à des marchands itinérants ou bien les commander lorsque votre commerce est fermé.

Le prix du matériel varie d’une journée à l’autre, parfois dû à certains événements. Par exemple, les vêtements ont une plus grande valeur durant l’automne. Vous avez donc intérêt à garder sur vous du matériel afin de fabriquer des vêtements et les faire vous-mêmes pour obtenir de plus gros profits. Hormis les ressources de base, chaque objet peut être créé par le joueur. Ce matériel vous permettra de créer des vêtements, potions, armes, outils et nourritures. Même si quelqu’un pourrait être porté à se spécialiser, le jeu n’incite pas particulièrement à le faire. La facilité du jeu permet de toucher à tout.

C’est sans doute l’un des bémols du jeu ; nous n’avons pas de choix à faire. Si au moins nous avions plus d’options afin de personnaliser notre personnage et notre magasin… !

Un personnage à votre image.
Vous pouvez personnaliser votre personnage, mais avec très peu d’options.

Des dettes à n’en plus finir

Chaque semaine, vous aurez un montant à rembourser de plus en plus élevé. Or, je doute être un génie du capitalisme et mes profits étaient presque assez élevés pour payer ma dette en une seule journée. Puisque tous les meubles donnent des points d’esthétisme, il n’arrive jamais un point où on stagne, car nous n’avons pas assez de clients. Il suffit d’ajouter un élément décoratif une fois de temps en temps et d’augmenter notre capacité d’inventaire, nos tables et nos outils, afin de pouvoir fournir le royaume au grand complet.

J’ai également réalisé assez rapidement que les commandes que l’on peut faire entre nos journées de travail n’ont aucun avantage. Les prix sont beaucoup trop élevés. Le joueur patient se rendra rapidement compte qu’il doit attendre les commerçants itinérants. Ceux-ci font généralement de fantastiques rabais. Il faut donc voir à long terme, plutôt que de dilapider nos deniers chaque jour.

Au niveau de la difficulté, j’ai également eu une autre interrogation. Les clients semblent avoir une valeur de satisfaction. Cependant, je n’ai pas eu l’impression que cela avait un quelconque effet sur ma partie. La plupart étaient heureux, mais il m’est quand même arrivé de ne pas pouvoir leur fournir l’objet de leurs désirs. Je n’ai vu aucun impact sur mes parties, hormis une binette rouge en haut du client qui quittait mon commerce.

Évidemment, j’ai joué à la difficulté normale et j’aurais peut-être trouvé mon compte sur un mode plus complexe.

Les débuts de notre magasin sont modestes.
Mon petit commerce était bien sympathique, mais ne rapportait pas beaucoup d’argent.

Une simplicité à deux tranchants

Les mécaniques ne sont pas compliquées à comprendre, mais nous les comprenons parfois trop tard. Ce qui a du bon, comme du mauvais. Il m’est arrivé à plusieurs reprises d’avoir envie de recommencer mon commerce, pouvant maintenant planifier de nouveaux aspects. Malgré la redondance et la répétition, je n’ai jamais eu envie d’arrêter de jouer. Au contraire, j’ai eu envie de recommencer afin de savoir à quel point je pouvais maîtriser le jeu. C’est ce que permet la jouabilité. J’aurais sans doute pris une version sur la Nintendo Switch ou sur un téléphone intelligent, afin de pouvoir jouer dans mon lit. On devient presque obsédé à savoir à quel point on peut faire de l’argent.

C’est réellement à se demander comment notre famille a pu se noyer sous les dettes. Clairement, ils n’étaient pas faits pour Winkeltje : The Little Shop. Un jeu ou tu gagnes ou tu meurs.

Peu à peu, j’ai pris goût à l’argent.

Avez-vous la carte Air Miles ?

Somme toute, j’ai l’impression d’avoir joué à une version primitive de ce que pourrait être un jeu intéressant. On effleure des concepts intéressants qui pourraient être beaucoup mieux polis. L’équipe de Sassybot est composée de deux membres uniquement, donnant l’impression qu’il s’agit d’un jeu servant à acquérir de l’expérience dans le domaine. Avec près de 9 000 copies vendues, j’imagine que nous verrons plus de jeux de l’éditeur sur Steam.

Si vous décidez de l’acheter, gardez ceci en tête. Ce n’est pas la plus longue de mes critiques, car le jeu est simple et court. Malgré le fait qu’il s’agit d’un défaut, c’est aussi l’une de ses qualités.

Au prix demandé, Winkeltje est un jeu à considérer pour quelqu’un cherchant un petit passe-temps ne demandant pas trop de se creuser la tête. Je m’imagine bien rejouer à une difficulté plus élevée ou bien en passant trop de temps à décorer mon magasin. J’ai essayé le jeu de façon à faire primer l’efficacité plutôt que le plaisir. C’est peut-être pour ça que je n’ai pas été époustouflé.

Woupedou
Je génère beaucoup trop d’argent par jour. Je suis le Walmart du royaume.

J’aime

  • La jouabilité
  • Sa simplicité

J’aime moins

  • La facilité du jeu
  • La répétition
  • Sa simplicité (oui, oui)

La copie de Winkeltje : The Little Shop a été fournie par Sassybot.

Winkeltje : The Little Shop

Scénario
Graphismes
Bande sonore
Jouabilité
Durée de vie

Un petit jeu bien relax

S'il n'est pas parfait, il n'est pas désagréable à jouer non plus. Winkeltje est un jeu qui manque de finition, mais qui nous permet de découvrir des développeurs ayant du potentiel.

À propos de David Charbonneau

Étudiant et geek à temps plein, je suis passionné de jeux vidéo, de cinéma et de culture populaire. Ce que je préfère par-dessus tout est généralement un bon scénario, car l'histoire est pour moi plus importante que tout. J'anime également le podcast « Les choses qui n'intéressent (peut-être) que nous » sur les ondes de CHOQ.ca.

Aussi à voir...

Lay a Beauty to Rest : The Darkness Peach Blossom Spring – De belles images, mais quelle traduction boîteuse !

Un genre qui est très présent sur la plateforme de distribution Steam mais dont on …

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire le pourriel. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.