Crazy Tower : qui vaincra la tour infernale ?

Dans Crazy Tower : Construction/Sabotage, nous tentons de prendre le contrôle de la tour infernale. À la pose de chaque bloc de notre couleur, nous hésitons, va-t-elle s’écrouler ? Notre main tremble, la construction doit tenir bon jusqu’à la fin de notre tour.

Que nous jouions en mode compétitif ou tous contre un saboteur qui fera tout pour faire échouer nos plans, ou encore même en solo, ça sera fou !

Produit d’un collectif d’auteurs (Alexis Harvey, Félix Leblanc, Mathieu Auger et Manuel Bergeron), Crazy Tower : Construction/Sabotage est le deuxième jeu à paraître de la maison d’édition québécoise Jeux Synapses Games, après Incubation, mon coup de foudre ludique du printemps 2019.

  • Auteurs : Alexis Harvey, Félix Leblanc, Mathieu Auger, Manuel Bergeron
  • Illustrateur : Chris Setra
  • Développeurs : Carl Brière, Sean Jacquemain
  • Éditeur : Jeux Synapses Games Inc.
  • Nombre de joueurs : 1 à 4
  • Âge recommandé : 8 ans et plus
  • Durée : 15 minutes
  • Sortie : 24 janvier 2020
  • Prix : 34,99$
  • Page officielle du jeu
  • Page BoardGameGeek

Choix entre trois modes de jeu

Peu importe le mode de jeu, la partie se termine lorsque la construction s’effondre. Pour être considérée ainsi, au moins un bloc et une carte étage sont tombés. Si un seul morceau tombe (bloc ou étage), le joueur dont c’est le tour doit le replacer avant de continuer à jouer.

Compétitif (2 à 4 joueurs)

Chacun pour soi ! Pour un duel, chaque joueur a deux couleurs. Le premier joueur qui réussit à placer tous ses blocs l’emporte immédiatement !

En cas d’effondrement, celui ayant le plus bas pointage devant lui l’emporte. Bien entendu, le fautif est exclu du décompte !

Pour le pointage, il faut additionner le nombre de cubes qui pourraient être installés dans les blocs restants.

Espace d’un cube = 1 point

Saboteur

Un contre tous et tous contre un ! Un joueur est le saboteur et les autres des architectes.

Pour gagner, le saboteur doit réussir à placer tous ses blocs ou encore qu’il y ait un effondrement pendant le tour d’un architecte.
De leur côté, les architectes visent à ce qu’un membre de l’équipe réussisse à placer tous ses blocs ou qu’il y ait un effondrement pendant le tour du saboteur.

Solo

En mode solo, nous choisissons parmi l’un des 20 défis proposés. Par exemple :

  • Jouer avec sa main non dominante ;
  • Jouer le menton sur la table ;
  • Compléter la tour en un certain temps (1, 2 ou 3 minutes) ;
  • Placer les blocs debout ;
  • Etc.

Règles générales de jeu

Crazy Tower : Construction/Sabotage est très simple à jouer ! À notre tour, nous avons le choix, d’une seule main, entre :

  1. Poser un bloc sur la carte étage sur le dessus de la tour ;
  2. Prendre la première carte étage de la pioche, la poser au sommet de la construction, puis y placer un bloc.
Les cartes étages

Les contraintes

Les Blocs ne peuvent pas être posés n’importe comment sur une carte étage. Il est strictement interdit de toucher à une case rouge. De plus, à votre grand plaisir (ou frustration), certaines cases blanches ont des effets immédiats : pouvoir retirer (ou non) un bloc à un étage inférieur pour le rendre à son propriétaire, rejouer immédiatement ou obligatoirement échanger un de ses blocs contre un bloc au choix d’un autre joueur.

Également, il est important de garder en tête que :

  • Tous les blocs doivent être à plat ;
  • Il nous est permis de faire dépasser un bloc d’une carte étage ;
  • Les cartes étages peuvent être décalées ;
  • Nous devons utiliser une seule main ;
  • Interdiction d’avoir deux blocs d’une même couleur sur un étage (si nous contrôlons deux couleurs, une seule de celle-ci par étage).

Mes impressions

J’ai eu le privilège de disputer plusieurs partie de Crazy Tower au cours des dernières semaines, avant même sa présentation au grand public québécois. Lorsque j’ai visionné les premières vidéos promotionnelles, j’ai eu un préjugé défavorable. Deux mots me sont venus en tête : chaos et terreur. J’ai aussi eu l’impression d’un Jenga inversé. Habituellement, les jeux d’ambiance et de dextérité ne sont pas mes favoris. J’y joue pour faire plaisir à mes enfants et je m’amuse en voyant leur visage.

Puisque j’ai tant apprécié Incubation et Cóatl (prévu pour la fin 2020) du même éditeur, j’ai voulu donner une chance à celui-ci également.

Une stratégie insoupçonnée !

Comme mes préjugés étaient infondés. D’apparence enfantin, Crazy Tower : Construction/Sabotage demande un niveau de stratégie insoupçonné. Il faut protéger nos blocs, bien choisir lequel refiler à un autre joueur. À la fin de notre tour, la construction doit être stable, mais pas trop ! Elle doit tenir après la pose de notre bloc, tout en étant instable pour notre adversaire.

En mode saboteur, c’est encore plus le cas. Si nous sommes le premier des architectes à placer notre bloc, la construction doit rester debout pour les deux suivants et s’écrouler seulement pour l’ennemi.

Une expérience contre nature

Comme toute informaticienne, je suis plutôt cartésienne. Les pièces du jeu doivent être bien triées, dans leur contenant et bien alignées. Monter une tour croche est tout simplement contre nature ! Comme mon entourage l’est également, lors de nos premières parties, la tour était droite et solide comme du roc ! Nous réussissions pratiquement à tout coup à placer tous nos blocs. Mon copain avait le réflexe de bien les replacer sur les cases de la carte étage… et moi de lui taper les doigts en disant : « Pas touche ! ».

Crazy Tower en convention de geeks de jeux de société

Carl Brière, fondateur de Jeux Synapses Games, m’a fait assez confiance pour co-animer son kiosque pendant le week-end du Délirium Ludique de Québec en septembre 2019. Intrigués, les gens s’arrêtaient pour regarder et poser des questions. Plusieurs ont joué au moins une partie. Au kiosque, les sourires et les éclats de rire se multipliaient. La grande majorité des commentaires ont été positifs. Crazy Tower : Construction/Sabotage est très divertissant, ça fait du bien entre deux jeux lourds !

Kiosque de Jeux Synapses Games au Délirium Ludique 2019

Sa place dans l’univers ludique

D’abord et avant tout, le jeu s’adresse aux familles. Je le verrais parfaitement dans les services de garde, bibliothèques et pubs ludiques. J’ai l’intention de le présenter aux classes de mes enfants dès sa sortie en janvier 2020. Je ne crois pas qu’il sortira souvent pendant les grosses soirées des amateurs de jeux du niveau de stratégie de Terraforming Mars, Scythe, Root et compagnie, mais il fera certainement la joie dans les réunions familiales ou soirées entre amis.

J’aime

  • Extrêmement simple à apprendre et expliquer
  • Rapide et efficace
  • Déclencheur de sourires
  • Qualité, stabilité et couleurs éclatantes des blocs
  • Plait aux petits et aux grands
  • Multitude de défis en mode solo

J’aime moins

  • Peur de me lasser rapidement
  • Moins sa place dans les longues soirées ludiques

Toutes les images ont été fournies par Jeux Synapses Games.
La copie du jeu a été prêtée par Jeux Synapses Games.

À propos de Catherine Watts Cowan

Je suis une vraie geek de jeux de société. Mon premier amour dans le monde moderne a été Carcassonne. J'adore jouer en famille (maman de deux mini-geeks de 10 et 12 ans), entre amis ou avec des étrangers. J'aime découvrir les nouveautés et les endroits ludiques. Je suis une grande passionnée qui ne manque pas de sujets à partager!

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