Mon iPhone est en réparation, épisode 1: Aurevoir mon ami

Mon iPhone est en réparation. Il est malade. Parti se faire réparer. À l’hôpital des appareils Apple. Je vis un sevrage technologique intense. Très intense. Ceci est une exploration en trois épisodes de mon attachement technologique.

Épisode 1: Aurevoir mon ami

Tout à commencé il y a une semaine, alors que je voulais prendre une photo avec mon iPhone. En démarrant la caméra, j’ai remarqué qu’il y avait deux gigantesques poussières dans l’image. Après nettoyage de l’objectif et prise de plusieurs autres photos, j’ai dû me rendre à l’évidence: mon appareil était défectueux. Une simple recherche sur Google m’a prouvé que je n’étais pas le seul à vivre ce calvaire photographique: quelques autres usagers de iPhone 5 ont vécu la même chose. Des poussières trouvaient le moyen de cheminer de leurs poches vers l’objectif de leur téléphone. « Bah, c’est pas très grave, c’est seulement des poussières », me suis-je dit. C’était dimanche passé.

Je prends beaucoup de photos avec mon téléphone, alors c’était évident que ces poussières deviendraient problématique rapidement.

Trois jours plus tard, j’en avais assez. Je devais contacter Apple. Suite à une courte discussion avec la sympathique représentante, elle annonça: « Oh, je suis désolé d’apprendre que votre iPhone est défectueux. C’est certain que vous aimeriez pouvoir prendre d’excellentes photo avec votre iPhone. Nous allons pouvoir vous le remplacer, mais avant tout, je dois vous demander de faire quelque chose pour moi. Vous allez devoir faire une restauration de l’appareil, histoire de voir si ça ne se règle pas tout seul. Si le problème revient, rappelez-nous, nous allons vous remplacer le téléphone. »

« Parfait, à dans une heure! », me suis-je dit. Un problème de poussière ne se réglera pas avec une réinitialisation logicielle. Mais bon, en tant qu’obéissant citoyen (et aussi puisque, de toute façon, je faisais du ménage et je cherchais une raison de faire autre chose), j’ai décidé de coopérer.

Une heure passée, je recontactais Apple. La réinitialisation n’avait pas réglé le problème.

Une boîte m’est parvenue vendredi. Il y avait, dans la boîte, tout le nécessaire pour expédier mon défectueux iPhone: guide en français et anglais expliquant quoi faire avant d’expédier l’appareil, boîte contenant un emballage en mousse pour bien protéger l’iPhone, étiquette pour resceller l’emballage et étiquette d’expédition. J’avais deux choix: renvoyer mon téléphone tout de suite ou patienter le weekend. Comme on arrache un diachylon rapidement pour mitiger la douleur, j’ai choisi de ne pas attendre avant d’expédier l’appareil. En déposant la boîte au centre d’expédition UPS, je lui ai dit: « Aurevoir, mon ami. »

Il est a noter que je ne suis pas du style à m’attacher à des appareils électroniques. Je m’attache à leur fonction, mais pas à la forme. Par chance, j’avais sous la main un Nokia Lumia 920 débloqué. Ce dernier me servirait de bouée de sauvetage en attendant le retour. À ce stade-ci de mon existence, me retrouver dépourvu de téléphone intelligent sans préavis serait une façon certaine de me faire avoir une crise de panique digne d’hospitalisation.

Techniquement, je devrais avoir aucune raison de me plaindre. Avoir un Lumia 920 comme bouée, c’est un peu comme dire qu’on a une Subaru Impreza WRX comme voiture de rechange. Mais je sentais tout de même que ce serait difficile.

Voyez, j’ai une relation amour-haine avec Windows Phone. J’ai essayé, à plusieurs reprises, de faire de Windows Phone mon compagnon de tous les jours, d’en faire ma plateforme mobile de choix. Mais à chaque tentative, je flanchais. Certaines frustrations que j’éprouve envers l’environnement sont difficiles à outrepasser. L’ironie c’est que j’aime beaucoup le principe de Windows Phone, je voudrais vraiment voir la plateforme se développer et prendre de l’essor. Mais je ne veux pas, dans son état courant, l’avoir dans les poches plus que quelques jours à la fois.

Par contre, je dois avouer ne pas être follement amoureux d’iOS non plus. Plusieurs choses m’horripilent sur iOS, mais rien n’est assez dérangeant pour vouloir me faire changer d’environnement. Avec l’iPhone 5, j’ai trouvé un certain équilibre: bonne caméra, excellente autonomie sur pile, petite taille, beau design et relative stabilité logicielle. Oh, puis Instagram. J’ai une forte dépendance à Instagram.

Ce dernier point me fait penser que, peut-être, si j’avais eu une téléphone Android comme bouée (un Samsung Galaxy SIII ou un Nexus 4, par exemple), le choc aurait été moindre. Peut-être.

Mon iPhone doit revenir de réparation d’ici une semaine. Pendant ce temps, je vais devoir me questionner sur cet attachement matériel et tenter de percer le mystère expliquant pourquoi je n’arrive pas à tomber amoureux de Windows Phone.

À propos de Olivier Deveault

Étudiant d'informatique, photographe réformé et amateur de design, Olivier aime beaucoup le sushi de qualité. Il parle bilingue et demi, mesure 6 pieds 4 pouces et possède un compte twitter (@odeevee).

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3 commentaires

  1. Pourquoi ne pas être aller à un Applestore? tu peux prendre rendez-vous directement de ton téléphone avec l’application AppleStore, tu te présente, ils font les test et t’échangent l’appareil sur le champs si il est sous garantie.

Qu'en penses-tu ?