À la découverte de l’univers par TESS

L’univers et ses frontières seront toujours une fascination pour les humains. Les étoiles, les planètes et les autres éléments de notre univers ont toujours été une source de mystère pour les terriens. Que ce soit pour nommer des étoiles, pour imaginer des films, pour inspirer la science ou pousser les limites de l’impossible, de tout temps le ciel et la voie lactée intriguent. Ainsi donc, TESS s’inscrit dans cette logique.

TESS s’envole

Voici donc qu’après Juno, Kepler et Cassini, le satellite TESS (Transiting Exoplanet Survey Satellite) s’envole dans l’espace. Le 18 avril à 18h51, la NASA a procédé au lancement du télescope spatial. Le lancement prévu pour le 16 avril avait été retardé. Vous pouviez suivre le lancement en direct sur le web par l’entremise du site de la NASA. Au moment du lancement en direct, près de 6000 personnes ont regardés en direct avec l’application périscope et c’est sans compter les milliers d’autres rivés devant leur écran. C’est une fusée Falcon 9 développée par SpaceX qui a servi à transporter le satellite vers l’espace. Pour ceux qui ne connaissent pas SpaceX, c’est la compagnie de Elon Musk. Plus tôt cette année, SpaceX avait envoyé dans l’espace une voiture avec un mannequin comme pilote. Elon Musk étant aussi le propriétaire de Tesla et le fondateur de PayPal.

TESS
Lancement de TESS

C’est quoi TESS ?

D’abord, l’idée du projet TESS émergea pour la première fois en 2006. À l’époque des individus, Google et la fondation Kavli sont les instigateurs de ce projet. En 2013, la NASA cautionne l’idée et TESS devient un petit projet d’exploration dans le cadre de son programme Explorer. Et finalement, en 2015, le satellite reçoit l’approbation pour être construit. Le télescope TESS a un poids qui tourne autour de 350 kilogrammes et est équipé de quatre caméras. Il circule sur une orbite terrestre de 13,7 jours et la mission devrait durer deux ans.

Par ailleurs, il y a un peu de nous dans ce télescope. Effectivement, TESS utilisera un spectrographe conçu par l’observatoire du Mont-Mégantic et plusieurs universités canadiennes. TESS ne découvrira pas s’il y a de la vie, mais découvrira des planètes. Ces planètes seront ensuite étudiées par d’autres télescopes et instruments terrestres. C’est le James Webb Space Telescope qui succédera à Hubble en 2020 qui aura pour mission de peut-être détecter des signatures moléculaires dans les atmosphères, incluant la signature d’une possible présence de vie.

Sans entrer dans les détails trop techniques, voici en gros comment TESS fonctionne. Ainsi, comme Kepler avant lui, TESS va rechercher les planètes qui passent devant les étoiles. C’est à ce moment que la lumière de celle-ci diminue brièvement. C’est cette variation de lumière qui indique la présence d’une planète. De cette façon, il est possible de savoir sa largeur et sa période orbitale.

TESS
Un petit satellite

Une mission d’exploration

L’objectif principal de TESS est de recenser toutes les exoplanètes près de notre système solaire et de détecter des planètes telluriques dans la zone habitable d’étoiles. Pour y arriver, le télescope consacrera son observation à l’ensemble de l’Univers. Il devrait passer environ 27 jours par secteur de la voûte céleste. TESS ciblera ses observations sur des étoiles en moyenne 30 à 100 fois plus lumineuses que les étoiles étudiées par Kepler. Les données seront envoyées vers la Terre à tous les deux jours. Par la suite, une étude plus poussée des planètes détectées sera du ressort du télescope spatiale à infrarouge JWST.

La majorité des étoiles que TESS examinera seront plus petites et plus sombres que les nôtres. Presque la moitié moins grosses dans plusieurs cas. Les scientifiques les surnomment les naines rouges et froides. Elles sont le type d’étoiles le plus courant dans la Voie lactée. Il est bon de rappeler que notre étoile la plus proche est le Soleil.  

Une exoplanète ou planète extrasolaire est une planète située en dehors du système solaire. Ce n’est qu’en 1990 que la communauté scientifique détectent les premières exoplanètes et uniquement de manière indirecte. Il faudra attendre 2004 pour que les scientifiques détectent de manière directe ces planètes hors système. La majorité de celles-ci se trouvent à une distance de moins de 400 années lumière. Aujourd’hui, 3758 exoplanètes ont été confirmées dans 2808 systèmes planétaires.

L’humain toujours plus curieux

Plusieurs projets spatiaux sont en développement tels que la mission pour Mars, le projet de vouloir retourner sur la Lune, l’étude de l’oeil rouge de Jupiter et le Parker Solar Probe qui doit servir à aller étudier l’aura autour du Soleil. Toutes ces missions et bien d’autres ouvrent des perspectives intéressantes. Ainsi, l’étude de la Voie lactée ne fait que commencer.

Au fond, cette mission entre dans la logique humaine. Parce qu’on est curieux, parce que nous voulons savoir d’où on vient, où l’on va et surtout, sommes-nous seuls dans cet univers. Et la seule façon pour le moment est de continuer à explorer cet infiniment grand monde qui se situe au-dessus de nos têtes. Le but ultime est de trouver des planètes semblables à la Terre. Avec une atmosphère et une composition qui pourraient peut-être permettre la vie.

Enfin, qui sait jusqu’où les découvertes affecteront les humains et la vie sur la Terre. Les perspectives sont encore plus grandes quand vous pensez que nous sommes au début de l’intelligence artificielle. Celle-ci apportera sûrement davantage dans le futur à cette exploration de l’univers. Nous somme loin de Enos, le premier singe à avoir fait un voyage orbital. Vous pouvez suivre la mission en suivant ce lien de la NASA.

À propos de Eric Muller

Blogueur à temps libre, je suis un grand fan de Lovecraft et du Seigneurs des Anneaux. Geek avant même que le mot existe. J'aime tout ce qui touche cet univers fascinant. Curieux de nature ce monde est un véritable terrain de jeux.

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