Tiny Tina’s Wonderlands : plus qu’une reprise !

Chers Chasseurs de l’arche, il est temps de prendre une pause du chaos et du grabuge de Pandora pour faire une petite partie de Bunkers and Badasses (B&B) qui sera assurément remplie de… chaos et de grabuge ! Tiny Tina’s Wonderlands est un nouveau jeu dérivé de la série à succès Borderlands, qui permet au joueur d’interpréter un personnage dans un jeu de rôle inspiré de Donjons et Dragons (D&D) animé par la sympathique et sociopathe Tiny Tina, un personnage non-joueur de 13 ans obsédé par les explosifs ayant fait ses débuts dans Borderlands 2. Si la proposition de participer à un jeu de rôle où les armes les plus folles pleuvent, où la violence et la vulgarité sont au rendez-vous et où l’humour sera prépondérant vous semble délirante, vous avez tout à fait raison ! Au plus grand bonheur des amateurs de la série, d’ailleurs.

  • Studio de développement : Gearbox Softwares
  • Éditeur : 2K Games 
  • Plateformes disponibles : PC, PlayStation 4, PlayStation 5, XBox One et XBox Series X/S
  • Plateforme de test : PC
  • Date de sortie : 25 mars 2022
  • Classement : Teens (avec une longue liste d’avertissements, incluant violence, sang, nudité partielle, vulgarité, etc.)
  • Prix : 79,99$ sur Epic Games Store
  • Page EGS du jeu
Tiny Tina
Pour cette campagne de Bunkers & Badasses, Tiny Tina a préparé une foule d’aventures – et de blagues – pour les joueurs.

Tiny Tina’s Wonderlands est donc non seulement un nouvel opus dérivé de la série, mais également une continuité du contenu téléchargeable publié en 2013, Borderlands 2 : Tiny Tina’s Assault on Dragon Keep. Il s’agit d’un jeu de tir à la première personne (First person shooter – FPS) avec des éléments prépondérants issus des jeux de rôle. Le joueur aura pour but de compléter la campagne de Bunkers & Badasses concoctée par la Bunker Master, Tiny Tina, ainsi qu’une pléthore de quêtes secondaires délirantes, dans un contexte médiéval fantastique très profondément influencé par l’esprit tordu de la Bunker Master.

Un jeu dans un jeu

Si vous n’êtes pas familier avec la série Borderlands, sachez qu’il s’agit d’une série de jeux (dont les jeux principaux sont Borderlands (2009), Borderlands 2 (2012), Borderlands : The Pre-Sequel (2014) et Borderlands 3 (2019), sans compter les dérivés et les contenus téléchargeables) dont les intrigues se déroulent dans un monde inspiré du genre des westerns de l’espace / science-fiction. Les joueurs incarnent des “chasseurs de l’arche” qui tentent de récupérer des artéfacts anciens cachés dans des voûtes sur la planète Pandora. Sur cette planète, extrêmement hostile à la vie humaine, se retrouvent toutes sortes d’extraterrestres et de créatures mutantes hostiles. Mais la pire menace demeure les nombreux humains abandonnés par les mégacorporations qui ont tenté puis abandonné la colonisation de la planète. Parmi ces gens se trouvent des forcenés brigands ou cultistes qui se dévouent à répandre le chaos et la destruction dans leur sillage. 

Chateaux TTW
Dans ce jeu dérivé, les villages western sci-fi peuplés par des psychopathes sont troqués pour des châteaux tout droit sortis des contes de fées, peuplés par des morts-vivants, des gobelins et autres créatures fantastiques.

Dans la série originale de Borderlands, les joueurs doivent donc combattre ces psychopathes afin d’atteindre les objectifs. Notons par ailleurs que les personnages incarnés par le joueur n’ont généralement rien d’honorable eux-mêmes. Toute la trame narrative pointe et encourage vers le recours à la violence la plus préjudiciable pour trouver des solutions aux péripéties rencontrées. En fait, Borderlands est un jeu intense où les combats s’enchaînent à une vitesse effarante et où les joueurs devront rivaliser d’agilité et d’astuce – mais surtout de force brute – pour vaincre les vagues d’ennemis qui les attendent. Mécaniquement, le jeu met beaucoup d’emphase sur l’harmonisation des compétences sous certains agencements (builds) afin d’optimiser au maximum son personnage (min-maxing). Borderlands offre également aux joueurs des tonnes de butin (loot) sous forme d’armes, principalement des fusils, avec des capacités et des statistiques générées aléatoirement. 

Tiny Tina’s Wonderlands fait un peu bande à part du contexte des autres jeux de la série. D’abord, le joueur incarne un participant, qui sera simplement surnommé “Newbie”, à une séance de Bunkers & Badasses animée par Tiny Tina. Aux côtés de “Newbie”, on retrouve le capitaine Valentine, un malfrat de l’espace, et Frette, un robot très attaché aux règles de Bunkers & Badasses. Ces deux intervenants contribueront à la narration de l’histoire, aux côtés de Tiny Tina. Or, si les protagonistes sont dans un repaire quelque part sur Pandora pour jouer cette partie, l’action se déroulera plutôt dans l’univers de la partie de Bunkers & Badasses tel que narré par les personnages non-joueurs. “Newbie” devra donc se créer un personnage et participer à l’action du jeu de rôle. Nous sommes ainsi dans un jeu dans un jeu. Bien que le joueur n’aura que peu d’interactions en dehors de l’univers imaginaire de la partie, celle-ci sera très fortement influencée par la personnalité de Tiny Tina qui, lorsqu’elle n’est pas en train d’animer Bunkers & Badasses, est en fait une adolescente sociopathique et amoureuse d’explosions, parfaitement à l’image de la planète Pandora et de l’univers de Borderlands. 

Bicorne TTW
Le monde imaginé par Tiny Tina est rempli de protagonistes plus excentriques les uns que les autres. Par exemple, le royaume est dirigé par une reine bicorne (une licorne à deux cornes) nommée Butt Stallion.

Bienvenu dans les Wonderlands de Tiny Tina !

Exit donc le western de l’espace et la science-fiction ? Pas tout à fait puisque même si Tiny Tina’s Wonderlands se déroule dans un univers médiéval fantastique, plusieurs éléments de la série Borderlands s’y retrouvent. D’abord, les fusils sont toujours au rendez-vous. Certains ont une apparence un peu plus médiévale, par exemple en ressemblant à des arbalètes de poing, alors que d’autres ne se donnent même pas ce souci en ayant l’air de ce qu’ils sont, des armes d’assaut capables de vider un chargeur de plusieurs dizaines de cartouches en quelques secondes. Si vous avez déjà songé en rigolant qu’il serait amusant de décapiter une bande de gobelins à l’aide d’une Kalashnikov AK-47, ne cherchez plus, Tiny Tina’s Wonderlands vous propose exactement cela.

Les grenades traditionnelles de la série sont remplacées par des sorts que le joueur peut utiliser à des intervalles déterminés par leur temps de recharge. Les boucliers deviennent des protections. Plutôt qu’un voyage en vaisseau spatial, de Borderlands 3, comme intermède entre les aventures nous avons plutôt droit à un “surmonde” (Overworld) qui est en fait une représentation de la table de jeu avec les modèles réduits de Tiny Tina (incluant celle de “Newbie” !) et l’agencement des territoires représentés par des items éclectiques, comme des bouchons de soda, une gomme à effacer ou encore parfois des bâtonnets au fromage. Dans ce surmonde, le joueur déplace son avatar, une version “figurine” de son personnage afin de se rendre d’un endroit à l’autre, débusquant au passage des trésors, des donjons à explorer et des lieux secrets.  

Surmonde TTW
Dans le surmonde, cette carte qui permet de se déplacer entre les différents points d’intérêt du jeu, il n’est pas rare de voir des objets inusités déposés là par Tiny Tina. Par exemple, ce bâtonnet de fromage.

Ceci dit, les cartes en soi devraient demeurer familières dans leur conception pour les amateurs de la série. Il s’agit essentiellement d’une série de salles où des combats auront lieu, le tout agrémenté d’amusants défis d’exploration afin de diversifier un peu l’expérience. Évidemment, le contexte sera tout autre cette fois par contre. On troque les villages sci-fi westerns délabrés pour des châteaux fantastiques, des cimetières sordides et des cavernes putrides. Bon, les cavernes putrides, ça ne manque pas dans les autres titres de Borderlands, mais cette fois, elles sont remplies de gobelins, de champignons anthropomorphiques maléfiques et de wyvernes ! 

Notons aussi le retour de plusieurs personnages de la série Borderlands en version médiévale fantastique d’eux-mêmes, comme un Claptrap en quête de puissance ou encore Brick, du premier opus, en version bonne fée parrain. 

Claptrap TTW
Ce ne serait pas un jeu de la série Borderlands sans une présence remarquée de Claptrap qui, dans cet opus, cherchera à devenir un puissant chevalier.

Enfin de la personnalisation !

Premier changement majeur à souligner : il est désormais possible de créer son personnage de toute pièce ! En fait, dès les premières minutes du jeu, il faudra que “Newbie” crée son avatar pour la partie de Bunkers & Badasses, et il incombera au joueur de complètement personnaliser l’opération. Il sera donc possible de choisir l’apparence et la personnalité du personnage grâce à quelques options disponibles. Notons qu’en bonne coutume de la série Borderlands, il sera possible de découvrir dans des butins durant la partie de nombreuses options additionnelles de personnalisation et il est possible d’effectuer des ajustements à pratiquement tout moment.

Personnellement, j’ai toujours trouvé que le choix de Borderlands d’imposer des personnages aux joueurs un peu archaïque. Dans tous les jeux de la série, il n’y a que quelques options et il n’est pas possible de troquer les classes entre les personnages. Quoi faire si vous trouvez une classe intéressante, mais la personnalité du titulaire complètement imbuvable ? Tough luck. Dans Tiny Tina’s Wonderlands, c’est tout le contraire. Et c’est beaucoup plus satisfaisant d’avoir un avatar de notre choix que d’opérer la création de quelqu’un d’autre.

Gobelin TTW
Ce gobelin, contrairement à ses congénères, est plutôt amical. C’est probablement mieux pour sa santé.

Une fois le personnage de vos rêves créé, vous lui attribuez donc une classe, au nombre de six (ce qui est somme toute beaucoup pour Borderlands). Il y a le Brr-Zerker, spécialisé en dégâts de froid et en attaque de mêlée, le Frappaclysmique (Clawbringer), spécialisé en dégâts élémentaires avec un compagnon wyverne, le Défouromage (Spellshot) spécialisé dans les sorts et les dégâts d’arme, le Garde-Fongique (Spore Warden) spécialisé dans les attaques à distance avec son compagnon champignon anthropomorphe, le Sème-la-Mort (Graveborn) spécialisé dans les dégâts de magie noire – qui vole de la vie aux ennemis – avec un compagnon demi-liche et finalement le Trucidopathe (Stabbomancer) spécialisé dans les dégâts critiques et la discrétion.

Comme dans les opus précédents, chaque classe vient accompagnée d’habiletés uniques et d’un arbre de compétence dans lequel le joueur pourra dépenser des points acquis à chaque niveau pour rendre son personnage plus performant et le personnaliser à son style de jeu.

Butin TTW
Le joueur ne manquera pas d’items alors que le butin lui pleuvra littéralement dessus après avoir vaincu des ennemis. Il y aura aussi une immense quantité de coffres et autres contenants à ouvrir.

Une mécanique particulièrement intéressante est la possibilité, à un certain niveau, de se multiclasser. Il est donc possible de combiner des éléments de deux classes pour optimiser davantage son personnage. Par exemple, dans ma première partie, j’ai démarré avec un Défouromage que j’ai multiclassé avec le Trucidopathe. Comme il existe une mécanique dans la première classe qui permet de compléter le chrono des sorts instantanément avec des critiques, les habiletés visant à avoir davantage de critiques du Trudicopathe ont permis d’optimiser cette mécanique, de telle sorte qu’il est rare que je doive attendre que mes sorts soient disponibles.

Il s’agit d’un exemple, mais vous pourrez comprendre alors que les possibilités s’en trouvent décuplées. Certaines combinaisons, comme celle que j’ai faite, sont évidentes, alors que d’autres seront sans doute plus nichées, mais le plus important est surtout de donner la flexibilité aux joueurs de créer un personnage sur mesure à leur style de jeu. Personnellement, je n’aime pas particulièrement les attaques de mêlées dans cette série et il est tout à fait possible de n’avoir jamais besoin de s’en servir. D’autres joueurs préféreront les effets des dégâts de glace, les compagnons ou la subtilité. Il est possible de doubler la mise sur les mécaniques préférées aisément et, même si certaines combinaisons seront sans doute plus populaires dans la méta, rien n’empêche les joueurs de se créer des styles de jeu amusants même s’ils sont moins performants.

Piste TTW
Les environnements seront diversifiés, passant des clairières luxuriantes, aux châteaux fantastiques en passant par les cimetières, montagnes et profondeurs sous-marines.

Plus de la même chose ?

En 2012, Geekbecois rapportait que Borderlands 2 n’était dans le fond que davantage de Borderlands (premier du nom) sans ajout majeur. Est-ce que le même constat peut s’appliquer à Tiny Tina’s Wonderlands ? Oui et non. 

D’abord, malgré le contexte différent de ce jeu dérivé, on demeure tout de même dans les thèmes et le style de Borderlands. Bien sûr, le cadre médiéval fantastique est différent, mais on retrouve le même sentiment que dans les autres jeux de la série. L’humour est similaire, par ailleurs, alors c’est ici une question d’aimer ou non ces blagues déjantées, mais parfois avec un humour un peu de toilette.  Les graphiques sont similaires à Borderlands 3, et reprennent le style “romans graphiques” cher à la série. Les combats et le chaos qui les accompagnent procurent définitivement les mêmes sentiments que dans les opus précédents alors que l’on mitraille, lance des sorts, absorbent de la vie et utilisent des capacités associées aux décès des adversaires. L’avalanche de butin du style de la série Diablo est toujours au rendez-vous, vous serez continuellement en train de vider votre inventaire d’items variés et souvent inutiles pour votre personnage. 

Collection TTW
Un peu partout dans les endroits explorés et dans le surmonde, il sera possible de trouver des items à collectionner. Certains peuvent par ailleurs être particulièrement difficiles d’accès, offrant un défi d’observation et d’exploration aux joueurs.

S’agit-il alors simplement d’un relooking (reskin) alors ? Quand même pas. Tiny Tina’s Wonderlands innove grandement dans la création des personnages et les choix des classes. Les possibilités de personnalisation sont très nombreuses, et cela, dès le départ sans avoir à attendre un futur contenu téléchargeable (il y en a déjà quatre de prévus). Le changement de thème vers le médiéval fantastique disjoncté apporte aussi une bouffée d’air frais à la série qui commençait à en avoir bien besoin. Il y a aussi une plus grande variété de types de quête, par exemple de retrouver les pièces d’un autel pour obtenir des bonus, même si la plupart du temps il faudra simplement se rendre du point A au point B en trucidant à qui mieux mieux jusqu’à un boss plus compliqué à occire. 

En plus de cela, Tiny Tina’s Wonderlands peut compter sur certains points forts très importants. Notons d’abord la qualité exceptionnelle du doublage des personnages principaux, d’abord d’Ashly Burch (que l’on peut entendre dans une panoplie d’autres jeux vidéo) qui reprend le rôle de Tiny Tina, d’Andy Sandberg (du groupe comique The Lonely Island et de la série Brooklyn Nine-Nine) dans le rôle du capitaine Valentine, de Wanda Sykes (humoriste et actrice américaine) dans le rôle du robot Frette et de Will Arnett (de la série Arrested Development, entre autres) dans le rôle du vilain Dragon Lord. La musique, comme dans les opus précédents, est particulièrement réussie. Finalement, le surmonde est une mécanique plutôt plaisante pour naviguer d’une mission à l’autre. 

Robot TTW
L’influence de Borderlands demeure palpable à tous les niveaux. Que ce soit dans l’apparence des personnages ou dans les thématiques abordées. Notons également les quêtes loufoque, comme séduire un pont-levis ou bien écouter le discours fleuve de ce robot médiéval.

Si vous recherchez une révolution dans la série Borderlands, vous serez sans doute déçu de la proposition. Mais si vous êtes un adepte de la série, il va sans dire que Tiny Tina’s Wonderlands saura vous séduire. Pour ceux qui n’ont pas d’expérience avec Borderlands, ce jeu dérivé est totalement autoportant et même les blagues en lien avec les protagonistes des autres opus peuvent être appréciées sans forcément connaître tout l’historique derrière. Si vous êtes à la recherche d’un bon jeu de tir à la première personne qui ne se prend pas trop au sérieux et qui saura conjuguer l’adrénaline des combats avec de l’exploration et de l’humour, Tiny Tina’s Wonderlands est définitivement à recommander. 

J’aime

  • Les options de personnalisation
  • La diversité des classes et des possibilités du multiclassement 
  • La grande qualité de la trame sonore et du doublage
  • Le dynamisme des combats
  • La variété d’armes, de sorts et d’habiletés
  • L’humour typique à la série, qui parfois brise le quatrième mur
  • Les graphiques inspirés des romans graphiques

J’aime moins

  • L’apparence similaire à Borderlands 3
  • Certains combats et certains environnements semblent répétitifs
  • La difficulté à connaître et comprendre les attributs de plusieurs armes et sorts
  • Certains combats deviennent trop chaotiques
  • La gestion de l’inventaire

La copie de Tiny Tina’s Wonderlands a été achetée par le rédacteur.

Tiny Tina's Wonderlands

Scénario
Graphisme
Bande sonore
Jouabilité
Durée de vie

Lancez votre initiative !

Tiny Tina’s Wonderlands offre un nouvel angle rafraîchissant à la série Borderlands. En transportant l’action dans un monde médiéval fantastique absurde, Gearbox a choisi de doubler la mise sur les forces de Borderlands tout en innovant à certains égards, par exemple avec davantage d’options de personnalisation des avatars. Ce jeu qui ne se prend pas au sérieux et qui demeure complètement autoportant saura faire le bonheur des adeptes de la série sans pour autant rebuter les joueurs plus occasionnels ou les nouveaux venus.

À propos de Yanick Grégoire

Toujours à la recherche de la prochaine perle rare, je m’intéresse aux développements et à l’actualité dans les mondes des jeux vidéo, des jeux de société et d’un peu tout ce qui touche à la culture geek. Dans ma vie professionnelle, je suis spécialisé en communications et dans ma vie personnelle, j’ai une bonne armée de Nains à Warhammer Fantasy. Parfois, je fais des blagues, rarement avec succès.

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