Couverture de The Many Deaths of Laila Starr
The Many Deaths of Laila Starr est une nouvelle série de BOOM ! Studios. (Gracieuseté BOOM ! Studios)

The Many Deaths of Laila Starr #1 : un départ étincelant

Si la vie éternelle était donnée à tous, la Mort finirait par s’ennuyer, non ? C’est sur cette prémisse surprenante et intrigante que s’ouvre The Many Deaths of Laila Starr.

  • Titre : The Many Deaths of Laila Starr #1
  • Éditeur : BOOM ! Studios
  • Texte : Ram V
  • Illustrations : Filipe Andrade et Inês Amaro
  • Date de sortie : 21 avril 2021
Couverture principale de The Many Deaths of Laila Starr.
Laila Starr est la vedette plus ou moins volontaire de cette série. (Crédit BOOM ! Studios)

Mise en contexte

L’éditeur BOOM ! Studios continue sur sa lancée récente en mettant sur les tablettes des séries innovantes créées par des artistes pleins d’imagination. Les patrons de l’entreprise veulent concurrencer Image Comics et ce sont les lecteurs qui en profitent !

Dans The Many Deaths of Laila Starr #1, les forces cosmiques sont menées comme une grosse entreprise : la Vie et la Mort sont les employées d’un être suprême. Ainsi, comme tout bon travailleur, elles sont soumises à la volonté du patron. C’est ce dont se rend compte la Mort dans les premières pages du numéro.

Plus précisément, celui qui donnera à tous la vie éternelle naîtra dans les prochaines minutes. Pour reprendre les mots d’Ian Malcolm dans Jurassic Park, l’emploi de la Mort est éteint.

Elle n’entend pas se laisser faire de la sorte : le bébé doit mourir ! Ses justifications sont doubles. D’une part, on la comprend, elle veut conserver son emploi. La « disparition » du jeune sauveur est donc inévitable. Ensuite, sur un plan plus philosophique, la nouvelle chômeuse a des doutes sur le bien-fondé de l’immortalité pour les mortels. Encore ici, le décès du poupon tombe sous le sens.

Page de The Many Deaths of Laila Starr
Le monde des dieux ressemblent à une grosse entreprise dans The Many Deaths of Laila Starr. (Crédit BOOM ! Studios)

Laila Starr

La Mort a une chance en or de pouvoir mettre un terme rapidement à la vie du jeune sauveur quand une jeune Indienne, Laila Starr, se jette du haut d’une tour à appartements. En effet, la chômeuse a besoin d’une enveloppe charnelle pour pouvoir mettre son plan en action. Elle se réveille donc dans le corps brisé de la jeune femme, alitée à la morgue.

Il ne reste plus qu’à faire son chemin hors de l’hôpital, trouver le bébé et l’assassiner pour que tout revienne comme avant ! Un solide plan, on en conviendra.

Or, la Mort fera une rencontre qui changera sa destinée. Je n’en dis pas plus…

Page de The Many Deaths of Laila Starr avec Laila
L’histoire initiale de Laila Starr n’est pas la plus rose. (Crédit BOOM ! Studios).

Un scénario bien ficelé

J’ai été grandement surpris de la maîtrise du rythme de Ram V pour ce premier scénario. En une vingtaine de pages, il établit la mécanique de son monde, les motivations des personnages et la quête principale. Il trouve même de la place pour mettre en place une finale en suspense.

Malgré ce programme chargé, ce premier numéro respire bien. L’auteur y infuse des touches d’humour noir et un certain cynisme.

Je dois l’admettre, je n’avais aucune attente. Cependant, ce premier numéro m’a surpris et accroché. J’ai bien hâte de voir ce qu’il adviendra de la quête de Laila Starr d’éliminer celui qui amènera la vie éternelle.

Des illustrations à la hauteur

J’ai choisi avec précaution les mots « à la hauteur ». Je m’explique. BOOM ! Studios n’est pas Marvel, ni DC Comics qui ont certains standards quant à l’esthétique. En tant qu’éditeur de plus petite taille, BOOM ne tente pas toujours d’égaler les deux géants en termes de choix artistiques.

Ainsi, The Many Deaths of Laila Starr a toutes les allures d’une série indépendante. Les illustrations sont loin d’être horribles, mais on ne doit pas s’attendre au même niveau que pour Spider-man ou Batman. Soyez avertis !

D’un autre côté, j’ai dû bien regarder certains panneaux deux fois pour bien comprendre ce qui s’y passait.

Je tiens à souligner les choix des couleurs fait par les illustrateurs. Je ne suis jamais allé en Inde, toutefois les illustrations par leur chaleur et leur composition me semblent très fidèles à leur inspiration.

Couverture variante de The Many Deaths of Laila Starr.
The Many Deaths of Laila Starr propose plusieurs couvertures. (Crédit BOOM ! Studios)

Est-ce que ça en vaut la peine ?

Vous êtes friands d’histoires originales qui peuvent aller dans une multitude de directions ? Cette série pourrait vous intéresser. J’ai été particulièrement interpellé sur la manière de représenter la cosmologie mise en place par Ram V. À elle seule, cette interprétation fort personnelle m’accroche assez pour donner une chance au prochain numéro.

J’aime

  • Une histoire originale dans tous les sens du terme
  • Un point de vue personnel des forces cosmiques
  • Les choix de couleurs

J’aime moins

  • Quelques illustrations inégales

La copie numérique de The Many Deaths of Laila Starr #1 a été fournie par BOOM ! Studios.

The Many Deaths of Leila Starr

Texte, narration et scénario
Illustration
Impression générale

Une entrée en matière intéressante.

Une solide entrée en matière pour The Many Deaths of Laila Starr. La cosmologie, le ton et les thèmes abordés sont très intéressants. On reviendra pour le deuxième numéro pour suivre les personnages déjà bien établis.

À propos de Christopher C. Jacques

Aspiré dans la culture geek à l'âge de 12 ans, je suis devenu un vrai de vrai geek. Mes passions dans l'ordre: Star Wars (évidemment), les comics (DC, Marvel, indies), les conventions et les films.

Aussi à voir...

Vinland : avant le nouveau monde

Vinland : avant le nouveau monde – Une BD viking faite au Québec

Il y a peu, j’ai pu découvrir la bande dessinée Vinland : avant le nouveau monde ! …

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire le pourriel. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.