RubikCon
L'équipe organisatrice du RubikCon 2020. De gauche à droite: Arianne Bergeron, Vincent Quirion, Pascal Bouffard, Kevin Beaudoin O’Bomsawin, Mégane Comina et Julie St-Louis.

RubikCon 2020 : entrevue avec les membres de l’équipe organisatrice

Récemment, j’avais publié le dévoilement de la programmation 2020 du RubikCon. Après la conférence de presse, j’en ai profité pour parler avec les membres de l’équipe organisatrice. J’ai voulu en savoir plus sur leur expérience en organisant l’événement. J’ai donc discuté avec Julie St-Louis (responsable des communications), Arianne Bergeron (responsable des invités et de la mascarade), Vincent Quirion (responsable technique), Kevin Beaudoin O’Bomsawin (responsable des exposants et de la salle marchande) et Mégane Comina (responsable des bénévoles).  Voici ce qu’ils avaient à me partager.

(Geekbecois) J’ai remarqué que pour la mascarade, il y a des divisions pour les participants. Pouvez-vous nous en parler davantage ?

Arianne : « Il y a des mascarades partout au Québec. Elles sont officielles et il y a un cheminement. Donc, tu peux participer aux mascarades et monter dans les catégories. Nous avons les divisions junior pour les plus jeunes de 12 ans et moins. Il y a la division novice pour ceux qui sont débutants. Ensuite, il y a la division intermédiaire, artisan et maître. Cette division est le plus haut niveau qu’on peut avoir au Québec. Ça peut être des gens que ça fait longtemps qu’ils en font. Il y en a qui font ça professionnellement. »
Julie : « Il y a une guilde internationale des costumadiers qui établit des lignes directrices. Nous devons les suivre pour que ça soit uniforme, et ce, à travers tout le Québec. Donc, si tu participes à un concours à une convention dans une mascarade officielle et que tu montes de niveau, ce niveau te suit partout. Tes récompenses te suivent partout où tu vas. »
Kevin : « Les juges de mascarades c’est généralement des costumadiers qui ont reçu au moins trois prix maîtres. C’est ce que nous avons cette année. Les juges que nous avons sont vraiment impressionnants. »
Julie : « Ce qui est super c’est que ces invités sont accessibles la fin de semaine. Parce que non seulement il seront présents pour la mascarade en tant que juges, mais ils vont aussi donner des conférences dans nos salles. Ils pourront répondre aux questions des gens pour comment améliorer leur costumes, leur conceptions. Ils auront aussi une table dans la salle marchande. Les gens pourront les rencontrer et avoir des autographes, prendre des photos, etc. Donc ils seront très accessibles. »

À propos du musée rétro, à quoi on peut s’attendre d’y voir ?

Julie : « Il y a une section jeux vidéo avec des consoles. Les gens peuvent aller jouer librement avec leurs amis pour se distraire. Cette année, nous avons un collaborateur qui est un passionné de consoles de jeux vidéo et de son histoire. Nous avons aussi tous rassemblé nos collections personnelles que nous possédons. Nous avons des « vieilles » consoles comme des moins vieilles ! Il va y avoir des textes explicatifs et les gens pourront les découvrir. Ils pourront bien sûr les essayer toutes. Notre collaborateur pourra aussi leur parler de ces consoles. »
Mégane : « Les gens emmènent leurs enfants à la convention et ils leur font découvrir à quoi ils jouaient dans leur jeunesse. Ils leur montrent les consoles et les enfants sont heureux de jouer ! »

Le spectacle Dompteur, c’est une nouveauté cette année. D’où est venue l’idée ?

Kevin : « C’est une création de Frédéric Barbusci. Ça va être la première fois que le spectacle sera présenté ici. »
Arianne : « C’est une production de L’instable, qui est une école d’improvisation dont Frédéric Barbusci fait partie. Il présente son spectacle de salle en salle et nous allons lui ajouter des improvisateurs du Centre-du-Québec. »
Julie : « La LICQ est très présente au Québec. On a eu l’idée de les inviter. Ils sont venus faire des matchs d’impro devant le public et cela a été beaucoup apprécié l’année dernière. Cette année, on a voulu garder l’idée de l’improvisation mais en ajoutant le spectacle et la partie atelier que les gens vont pouvoir monter sur scène et participer. »
Mégane : « À la base, ça vient aussi du fait que dans la mascarade, les personnes qui participent doivent interpréter leur personnage. Ils font parfois un petit sketch et donc doivent improviser pour nous présenter leur personnage. Les gens sont habitués et veulent être sur scène. Donc, de là en découle l’improvisation. »

Qu’est-ce qui vous motive le plus en organisant cet événement ?

Mégane : « Le jour même ! De voir la réalisation de tout ce que nous avons accompli. De voir les gens à la porte qui arrivent. De voir les inscriptions de mascarade et les gens qui se produisent sur scène. De voir que toute la technique fonctionne et que les lumières s’allument. De voir la salle marchande qui passe d’un gymnase vide à plein de marchands et plein de monde passionné. C’est de voir la réalisation que ça passe d’un cégep au RubikCon ! »
Kevin : « Voir l’aboutissement du travail que tu as passé l’année à donner… ça fait du bien ! »
Arianne : « Surtout voir les sourires des gens. Tu te dis que c’est un peu grâce à toi ! »
Vincent : « On se disait qu’il manquait cela à Drummondville. On voulait faire découvrir aux gens cet univers « geek ». »

Quel est le plus gros défi quand vous préparez le RubikCon ?

Arianne : « Le plus gros défi, c’est de tout coordonner. Parce qu’on a des idées dans nos têtes et on se demande comment les réaliser. »
Kevin : « Réussir à rejoindre les gens. C’est tout à fait normal que les invités soient occupés. Mais réussir à s’organiser pour amener ces gens, c’est un défi. »
Mégane : « Comme Arianne disait : on a tous nos idées. On voudrait inviter certaines personnes mais il ne faut pas que ce soit en conflit avec une conférence, la salle marchande ou un autre événement. »

Est-ce que vous avez des artistes préférés cette année ? Pouvez-vous me parler d’eux ?

Arianne : « Il y a les juges qui seront à l’événement qui font partie de mes idoles. C’est un peu grâce à eux que je fais du cosplay aujourd’hui. Nienna Surion à ses débuts disait qu’elle était très gênée. Elle ne savait pas trop si elle allait aimer ça. Maintenant, elle performe au niveau international. On peut s’identifier à eux. Ils sont partis de presque rien et ils maintenant sont devenus célèbres. Axel et Hellune, qui sont aussi nos juges. Ils sont un couple dans la vie et ils sont tellement inspirants parce qu’ils prennent ce qu’ils aiment et en font un personnage. Ils sont terre à terre et ils ne s’enflent pas la tête avec ça. C’est plaisant de leur parler. C’est des gens accessibles et des modèles. »
Vincent : « Moi c’est plutôt une activité : l’atelier d’improvisation avec Frédéric Barbusci et Salomé Corbo. C’est une chose qui m’intéresse beaucoup. C’est des gens que ça fait des années qui font de l’impro. Ils vont donner leur trucs aux gens. Il va y avoir 25 personnes qui vont être sur scène avec eux pour apprendre. Mais la salle va être ouverte et les gens pourront regarder. J’ai bien hâte de voir ça ! »
Kevin : « J’ai hâte de voir la mascarade. La salle marchande ferme un peu avant la mascarade pour que nos marchands et artistes puissent y participer. C’est ce qui nous démarque des autres : on s’arrange pour qu’ils aient droit d’y aller aussi. »
Julie : « Moi j’aime beaucoup la musique. J’ai hâte de voir les spectacles musicaux. Que ce soit la pianiste (Laurence Manning) qui est super talentueuse. J’ai vu sa chaîne YouTube et elle est excellente ! Il y aussi les chanteuses (Medley Girls) qui chantent très bien. Elles chantent des chansons qu’on ne connait pas nécessairement mais c’est tellement beau ! »

Pourquoi c’est important d’avoir un événement comme tel à Drummondville ?

Kevin : « Pour pouvoir réunir des gens comme nous dans notre ville. C’est pour avoir des événement du genre chez nous, sans avoir à toujours aller à Montréal, Québec, etc. »
Vincent : « On pense aux plus jeunes qui ont environ 12, 13 ou 14 ans et que leurs parents ne connaissent pas ce genre d’événement. Est-ce qu’ils vont vraiment aller à Montréal pour faire plaisir à leurs enfants ? Oui, peut-être, mais ça dépend des personnes. Y’a beaucoup de parents à qui j’ai parlé l’année passée que leur enfants les avaient  attirés à l’événement. Et ils ont découvert ça et ils ne pensaient pas que ça pouvait être aussi gros. Que tout l’univers « geek »c’est gros. Il y en a beaucoup qui ont été impressionnés par les costumes. »
Arianne : « Moi ça fait depuis 2015 que je fais des costumes. Ma famille me voit faire mais ne connaissent pas vraiment c’est quoi. Vu que c’est à Drummondville, alors ils viennent.  Mes parents, mes grands-parents, mes oncles, mes tantes qui viennent et découvrent c’est quoi et ce que je fais depuis 5 ans. »
Mégane : « J’ai vu plusieurs parents, grand-parents qui sont venus juste un peu avant la mascarade. Ils ont acheté leur billet pour toute la journée, même s’ils n’avaient pas l’intention de se promener dans les salles. Mais ils ont acheté leur billet pour soutenir l’événement et soutenir leur petite-fille ou petit-fils pour les voir sur scène. Ils n’ont pas besoin de courir à Montréal, à Sherbrooke ou à Québec. Ils étaient là. Ils ont passé une heure ou deux et ils ont vu un spectacle. Et dans ce spectacle, il y avait un membre de la famille qu’ils ont pu soutenir. C’est accessible et plusieurs sont sortis contents d’avoir vu leur enfant et en retour, les enfants étaient heureux que leurs parents sont enfin venus les voir. »

Voilà ! Merci encore à toute l’équipe du RubikCon ! J’invite donc tout le monde à venir passer du bon temps au Cégep de Drummondville les 29 février et 1er mars. Les billets sont en vente en ligne sur le site et le seront aussi sur place.

Pour plus de détails, visitez le site du RubikCon.

À propos de Yannick Faucher

Quand je ne suis pas en train d'écrire, je joue à des jeux vidéo. Si je ne joue pas, je regarde des dessins animés américains ou japonais. Sinon, je lis des bandes dessinées de super-héros. Vous voyez le genre? Il n'y a pas assez d'heures dans une journée pour satisfaire ma soif de geek. C'est ma passion, c'est dans mes veines.

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