Ma bibliothèque : Les chroniques martiennes de Ray Bradbury

Peu de livres ont autant marqué l’imaginaire de nombreuses générations d’adeptes de science-fiction que Les chroniques martiennes de Ray Bradbury. Étant une collection de nombreuses nouvelles avant-gardistes, ce roman se lit d’un bout à l’autre en un seul après-midi. Écrit en 1950 par l’américain Ray Bradbury, on pourrait dire qu’il était pratiquement obsédé par la planète Mars. Ayant écrit un nombre incalculable d’histoires à propos de cette planète, Bradbury avait une grande sensibilité qui dépassait de nombreux écrivains de science-fiction de l’époque. Adapté au théâtre, à l’opéra, à la télévision, en bande dessinée et même en jeu vidéo, Les chroniques martiennes ont laissé une empreinte intemporelle qui continue à persister aujourd’hui.

Qui est Ray Bradbury ?

Né en 1920 aux États-Unis, Ray Bradbury a rapidement trouvé son style pour se détacher des écrivains de l’époque. Hautement imaginatif et ayant une plume très poétique, il intégrait avec brio des thèmes comme la crise sociale et les dangers de la technologie dans des histoires qui se lisent avec une grande facilité. Il était un grand amateur de films d’horreur, plus particulièrement du Fantôme de l’opéra. Il commença à écrire dès l’âge de 12 ans après sa rencontre avec un magicien du nom de Mr. Electrico. Le magicien toucha le nez de Bradbury et lui dit : « vie pour toujours ! » C’est alors qu’il commença à écrire à tous les jours jusqu’à sa mort en 2012. Grâce à ses livres, Bradbury vivra, en effet, pour toujours.

Ray Bradbury, l’homme derrière Les chroniques martiennes

Alors ami avec Heinlein, qui n’avait que de bons mots pour Bradbury, il publie sa première nouvelle en 1938. Intitulée Hollerbochen’s Dilemma, elle n’était malheureusement pas extraordinaire. Lui-même, avec du recul, trouvait que c’était de loin sa pire histoire. Étant plus un écrivain de fantaisie et d’horreur, c’est avec Les chroniques martiennes qu’il fit son entré dans le monde de la science-fiction. En 1953, il écrivit un de ses plus grand classique, Fahrenheit 451. Ray Bradbury a également fait le saut au cinéma. Il a écrit plusieurs scripts pour Playhouse 90, Alfred Hitchcock Presents et The Twilight Zone. Bien qu’il soit associé au genre de la science-fiction, Bradbury a souvent répété que ce n’était pas sa spécialité. Contrairement à son homologue Heinlein, il ne veut pas trop se baigner dans les détails. Il dit un jour : « J’utilise une idée scientifique comme une plateforme pour me propulser dans les airs et ne plus jamais revenir. »

Histoires dans Les chroniques martiennes

Premièrement, il est à préciser que Les chroniques martiennes est composé de plus de 28 histoires différentes et qu’elles ont toutes des liens les unes avec les autres. Le roman débute avec L’été des fusées en 1999 et se termine avec Le Pique-nique d’un million d’années en 2057.  À cause de la composition du livre, on ne peut pas dire qu’il y a un personnage principal. Cependant, certains font acte de présence dans plus qu’une nouvelle. Ce point pourrait facilement porter à confusion pour un lecteur qui débute son exploration de recueils, car les personnages ne sont pas le fil conducteur. C’est plutôt la construction d’un univers en plusieurs étapes qui finit par créer un tout.

Une guerre atomique fait rage sur Terre et une partie de la population décide qu’il est temps de coloniser Mars. Les colons décident de brûler tout ce qu’ils connaissent de la Terre afin de ne pas recréer les mêmes erreurs et pour devenir des Martiens à part entière. Il faut apprécier les nouvelles civilisations et non essayer de recopier celles du passé. En fait, Bradbury raconte l’histoire du rêve américain, mais dans le futur. Cependant, ce rêve est très diversifié et peut causer diverses incompréhensions et injustices. Les chroniques martiennes est une critique du racisme et des colonisations qui ont détruit les civilisations présentes au lieu de construire des liens et d’apprendre d’eux. C’est un résumé très en surface, mais qui globalement, couvre l’idée derrière le livre. En dire plus pourrait ruiner votre expérience de lecture. C’est un recueil qui appelle à la découverte, mais aussi à une réflexion sur le monde tel qu’il est aujourd’hui.

Une expérience personnelle

Une question persiste. Pourquoi Les chroniques martiennes a connu une si grande popularité ? Le style d’écriture de Ray Bradbury est unique en tout point et a marqué la littérature moderne. Au contraire de Tolkien, qui mettait une emphase particulière sur les descriptions, Bradbury laissait les personnages et les lieux se décrire d’eux-mêmes. Les images et les messages créés prennent alors une tournure qui va être unique pour chaque lecteur. Le livre plaît à une clientèle de tous les horizons, qu’elle soit mordue de science-fiction ou non. Bradbury a dit un jour « qu’il faut sans cesse se jeter du haut d’une falaise et se doter d’ailes durant la chute. » C’est un peu ça l’idée derrière son roman. Dans la vie, il faut prendre des risques si on veut avoir un jour l’opportunité de voler et de découvrir qui nous sommes réellement.

À propos de Antoine Gaumont

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