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[Critique] Donkey Kong Country Returns 3D – Le retour du gorille

Nintendo commence son offensive de jeux estivaux avec nul autre que le roi de la jungle, le plus grand mangeur de bananes, Donkey Kong. Mais plutôt que de se prélasser au soleil, notre sympathique gorille devra affronter un nouvel ennemi autre qu’un gigantesque crocodile. De mystérieux et malicieux masques Tiki sont maintenant ceux qui s’en prennent à la réserve de bananes du gros gorille en ensorcelant la jungle au complet. Seuls DK et Diddy ne sont pas affectés et partent en guerre contre ces nouveaux ennemis !

Si certains d’entre vous ont trouvé les prémices du jeu familières, c’est très normal. Donkey Kong Country Returns 3D est à quelques détails près la version qui est apparue en décembre 2010 sur la Nintendo Wii. Malgré le fait que ce jeu est carrément une version 3DS, j’y ai joué avec un regard nouveau, étant donné que je n’ai pas eu la chance de l’essayer en 2010.

La jungle, toujours aussi belle

Si on peut dire une chose du travail fait par Retro Studio, c’est que l’ile de Donkey Kong a reçu une réelle cure de beauté. L’ile contient plusieurs microcosme sur les thématiques qui rappellent énormément le premier jeu de Donkey Kong Country, avec la forêt, les ruines, l’usine, et j’en passe. Ces thématiques se basent énormément sur une nostalgie établie de la série et parleront fortement à ceux qui ont déjà joué aux vieux classiques de la série. Plusieurs secrets regorgent dans les décors luxuriants et impressionnants et certain segment font appel à un jeu d’ombre, ne donnant que la cravate et la casquette bien connue de nos deux primates aventureux. Je dois avouer avoir eu un très fort penchants pour ces segments qui sont malheureusement bien peux nombreux malgré leur penchant artistique bien pensé.

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En plus des décors bien établis et réussis, la remasterisation des chansons connues des différents niveaux du premier jeu apporte une autre touche de nostalgie. Que ce soit par la très utilisée Jungle Hijinx ou les musiques amusantes de la forêt, le nostalgique y trouvera son compte. Mais fort heureusement, la trame sonore reste tout de même subtile et accompagne l’ambiance du niveau, parfois en ajoutant l’intensité du moment ou en donnant certains indices sur la façon dont certains éléments de plateforme réagissent. Bref, on y trouve solidement son compte. On se dira : “Oh, je connais cette chanson !”

Beaucoup des anciens éléments qui ont fait la marque de commerce des DKC reviennent en force : les barils-canons, les pneus, les lettres KONG et naturellement les fameuses bananes. Tous ces éléments mis ensemble remettent au gout du jour ce qui rendait magique les anciens jeux de SNES. Le but est pourtant simple, se rendre du point A au point B, tout le reste est optionnel, mais donne une récompense pour ceux assez courageux pour affronter les dangers qu’ils impliquent. Les lettres KONG, si elles sont toutes ramassées dans le niveau, vous donneront une étoile et si vous avez amassé toutes ces lettres dans tous les niveaux de la section de l’ile, vous aurez un niveau supplémentaire ! Vous pouvez aussi amasser de nombreuses pièces de puzzle qui vous permettront d’avoir de magnifiques dioramas obtenus des images amassées pour chaque niveau.

Les cocotiers de la rage

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Mais même si DKC Returns 3D opte pour la nostalgie à bien des égards, il ne faut malheureusement pas se tromper sur le style de jeu. Il est celui d’un jeu de plateforme qui vous punira pour chaque petit faux mouvement que vous commettrez, et si vous êtes trop gourmand par endroits, vous le saurez rapidement en tombant rapidement vers votre défaite. Malheureusement, la difficulté ne vient pas nécessairement des segments de plateforme classique comme on pourrait s’y attendre, mais semble se baser énormément sur l’incroyable difficulté des niveaux dans lesquels les Kongs se baladent en fusée, en wagon de minerais ou surfent carrément sur ce dernier. Quand on a trois chances hors véhicule, le jeu est tout simplement sans merci durant les courts niveaux impliquant un véhicule. Une mauvaise passe et “BOUM !” on retourne à la case départ avec une vie en moins.

Certains défis vous demanderont un nombre ridicule de vies pour les accomplir, mais la bonne nouvelle : le jeu s’est tout de même paré d’outils pour aider les joueurs ayant beaucoup plus de difficulté. Vous pouvez obenir l’aide de votre compagnion Diddy Kong qui vous donnera la chance de resté dans les airs pendant un court moment avec son jet pack et vous donne 3 vies supplémentaires dès que vous n’êtes pas dans un véhicule. Le petit singe devient également un allié de taille en mode multijoueur. Vous pouvez aussi acheter de manière compulsive les items dans les magasins de Cranky situé dans tous les coins de l’ile. Son stock passe de vies supplémentaires à des potions d’invincibilités très très temporaires. Ou, après une suite d’échecs cuisants, un petit cochon vous offrira le “Super Guide”, vous perdez le contrôle du jeu pendant que “Super Kong” vous montre comment faire le niveau pour aller du point A au point B, sans nécessairement tout ramasser. Il y a un coût à utiliser cet outil, outre l’achèvement du niveau (qui sera marqué “fait par Super Kong”), rien à l’intérieur ne sera ramassé dans vos inventaires personnels. Bref, si le jeu vous donne des citrons, vous avez les outils pour déguster une belle limonade.

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Malheureusement, on remarque rapidement que la difficulté de certains niveaux est tout simplement mal ajustée. On peut parler parfois de murs à la progression, car le tout peut transformer l’expérience en réelles frustrations. Mais étant donné que l’expérience est tout de même bien ficelée, on y retourne très aisément pour plus de “souffrance” et éventuellement finir le jeu. Peu de jeux sont considérés difficiles et réussissent à garder l’attention du joueur comme DKCR le fait.

À propos de Bruno-Pierre Campeau

Bruno est rédacteur en chef de la section jeux vidéo et est un passioné de l’industrie du jeu. Il jouer et aime en parler mais surtout il n’hésite pas à taper sur les doigts d’une companie lorsque celle-ci fait une erreur.

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