7 Wonders Duel : Agora, une deuxième extension pour le populaire jeu à deux

7 Wonders Duel est l’un de mes jeux préférés depuis bientôt cinq ans. Initiée à la première extension, Panthéon, par l’enthousiasme de mon meilleur ami à son endroit, je n’ai plus jamais joué sans, sauf pour initier de nouveaux joueurs au jeu de base. C’est donc avec mon propre enthousiasme envers une deuxième extension pour 7 Wonders Duel, Agora, que je vous présente cette critique.

  • Auteurs : Antoine Bauza, Bruno Cathala
  • Éditeur : Repos Production
  • Illustrateur : Miguel Coimbra
  • Nombre de joueurs : 2
  • Durée : 30 minutes
  • Année : 2020
  • Prix : 32$
  • Page officielle du jeu
  • Page BoardGameGeek

Mise en place

D’abord, je prends pour acquis dans cet article que vous savez jouer à 7 Wonders Duel. Dans cette extension, on retrouve :

  • 1 plateau Sénat
  • 24 cubes Influence (12 bronzes et 12 argents)
  • 13 cartes Sénateur (7 Politiciens et 6 Comploteurs)
  • 2 cartes Merveille
  • 16 cartes Complot
  • 16 jetons Décret
  • 2 jetons Progrès
  • 4 jetons Militaire
  • 1 carnet de score
  • 1 carte Aide de jeu
  • 1 livret de règles

7 Wonders Duel: Agora - matériel

Le plateau Sénat s’emboîte sous celui du jeu de base et les jetons Décret seront placés dessous, en les alternant face visible et face cachée. Deux nouvelles cartes Merveille et deux nouveaux jetons Progrès sont intégrés à ceux du jeu de base et de Panthéon, s’il y a lieu. Chaque joueur prend 12 cubes Influence. Les cartes Sénateur sont intégrées aux cartes de chacun des Âges, ce qui fait qu’il y aura plus de cartes dans la structure (cinq en Âge I et II, et trois en Âge III). Deux nouveaux jetons Militaire sont utilisés, et on prépare une pioche avec les cartes Complot. Tout comme dans Panthéon, la phase de sélection des cartes Merveille se fait après la mise en place de la structure de l’Âge I).

Comment jouer ?

Pour résumer le tout, on retrouve maintenant dans la structure des cartes Sénateur, soit des Politiciens ou des Comploteurs. Les Politiciens permettent de poser ou déplacer des cubes Influence dans les chambres du sénat pour en prendre le contrôle et accéder ainsi aux pouvoirs des jetons Décret. Les Comploteurs permettent soit de poser un cube Influence dans une chambre du sénat ou évidemment de piger une carte Complot. Pour effectuer un complot, il y a trois étapes. D’abord, piger une carte Complot. Ensuite, préparer le complot en glissant une carte dessous (de la même façon que l’on construit une Merveille). Enfin, déclencher le Complot en révélant la carte Complot et en appliquant son effet.

Lorsque l’on contrôle une chambre du sénat avec une majorité de cubes Influence, on bénéficie de son pouvoir indiqué sur le jeton Décret. Si on contrôle les six chambres du sénat, on gagne la partie par suprématie politique.

Matériel et règles

Agora nous offre beaucoup de matériel et j’apprécie avoir plus que des cartes supplémentaires. J’aime beaucoup les cubes ainsi que les couleurs de ceux-ci. Toutefois, quelques-uns avaient déjà les coins décolorés en sortant de la boîte. Sinon, le matériel est de bonne qualité et le livret de règles est clair. Au dos de celui-ci, on a un code QR qui nous réfère à une foire aux questions, dont le lien ne fonctionne malheureusement pas.

Mon expérience

J’ai pu jouer deux parties avant de rédiger cette critique et j’ai décidé d’inclure Panthéon, puisque je pourrais voir comment les deux extensions s’imbriquent.

  • Première partie : victoire par suprématie militaire (ma stratégie de prédilection) en milieu de l’Âge II. Durée : 2h.
  • Deuxième partie : victoire par suprématie politique de mon adversaire en fin de l’Âge II. Durée : 2h10.

Agora multiplie les choix, car non seulement nous devons vérifier les choix de cartes que nous laissons à l’adversaire dans la structure ou les cartes Divinité qui lui sont accessibles dans Panthéon en Âge II ou III, mais il faut jeter un oeil aux chambres du sénat. En effet, contrôler les six chambres mène à la suprématie politique et donc à la victoire. La réflexion s’en trouve donc allongée et la durée de la partie également. Il ne faut pas oublier que la structure contient plus de cartes, c’est donc inévitable que la partie soit plus longue puisqu’on jouera plus de tours.

Notre deuxième partie combinant les deux extensions a été tendue et on s’est surpris à en discuter encore le lendemain. En effet, il me manquait un symbole pour la victoire scientifique dès le début de l’Âge II et mon adversaire n’avait besoin que d’une chambre au sénat pour l’emporter immédiatement par suprématie politique. Également, je n’en étais qu’à quatre cases de la victoire sur la piste militaire. Malheureusement, j’ai découvert qu’on ne peut pas gagner par la victoire scientifique avant l’Âge III, puisque même si l’on a déjà cinq symboles grâce à Panthéon, on ne peut acquérir un des deux autres avant le troisième Âge.

Analyse

Suite à mes deux parties et à d’innombrables discussions avec mon partenaire de jeu et de vie, voici mon analyse. Agora permet plus de choses à faire en Âge I plutôt que de l’automatique collecte de ressources. Elle nous fait également adapter nos stratégies pour jouer de façon non traditionnelle et sortir de notre zone de confort stratégique. Malgré que le jeu de base nous garde déjà sur le bout de notre siège, Agora amplifie ce sentiment et on a encore plus l’impression que rien n’est gagné d’avance.

De plus, Agora ne nous fait pas négliger le jeu de base ou Panthéon. Agora ajoutant une condition de victoire, on peut s’y attarder un peu plus côté stratégie, alors qu’on utilisera Panthéon pour faire des combos intelligents pour nous mener là où on veut aller. Pour cette raison, je trouve Panthéon plus puissante qu’Agora. Cette dernière ajoute toutefois un petit côté « contrôle de zone » que j’apprécie bien, mais cela sort de l’essence du jeu 7 Wonders Duel tel qu’on le connait dans sa plus pure origine.

Agora aurait pu faire partie du jeu de base ou être la première extension, vu son accessibilité. Je trouve Panthéon plus difficile à assimiler la première fois, il faut vraiment avoir une connaissance de toutes les cartes Divinité pour maximiser ce que l’on peut faire avec cette extension.

À noter qu’une fois les deux extensions ajoutées à 7 Wonders Duel, il faut prévoir une grande table si l’on veut être à l’aise pour une partie.

Panthéon ou Agora ?

Si la comparaison des deux extensions est inévitable, je me dois aussi d’analyser Agora pour ce qu’elle est individuellement. En effet, celle-ci est une extension qui ajoute un bon défi et un renouveau au jeu de base. Là où Panthéon nous donne des options pour aider notre stratégie, Agora ajoute une condition de victoire et des moyens de déjouer les plans de l’adversaire de façon plus agressive. Nos stratégies devront alors s’adapter et le jeu en est profondément modifié. Bonne ou mauvaise chose ? À vous d’en juger. Si vous ne possédez aucune des extensions et vous demandez par laquelle débuter par rapport à l’accessibilité, je suggérerais Agora. Si vous souhaitez conserver une durée de jeu en dedans d’une heure, pour jouer sur l’heure du midi au boulot par exemple, je recommande plutôt Panthéon. Dans tous les cas, les deux extensions donneront un nouveau souffle à un jeu qui ne s’essouffle pas, vous en aurez donc pour des heures de plaisir à analyser toutes les possibilités qui s’offrent à vous. Encore une fois, Antoine Bauza et Bruno Cathala ont frappé dans le mille !

J’aime

  • Le matériel varié
  • Être forcée de réinventer mes stratégies
  • Avoir accès à des pouvoirs via le sénat
  • L’ajout de la mécanique de contrôle de zone

J’aime moins

  • La peinture des cubes qui s’effrite déjà
  • La durée du jeu considérablement allongée

La copie de 7 Wonders Duel : Agora été fournie par Repos Production.

7 Wonders Duel : Agora

Graphisme
Matériel
Thématique
Mécanique
Plaisir

Différente !

La deuxième extension de 7 Wonders Duel se démarque assez pour que j'en recommande l'essai aux détenteurs de Panthéon. Agora se prête bien aussi à l'essai comme première extension.

À propos de Geneviève Corriveau

Adepte de jeux de société, j’adore apprendre. Pro de la recherche, je veux tout savoir sans rien demander. Mordue d'informatique, de technologie et de gadgets, je suis une geek intense et passionnée qui aime s'informer et s'amuser.

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