The one you feed - coupé
Cates et Burnett ont annoncé The one you feed cette semaine.

Donny Cates récidive : The One You Feed

Le très prolifique Donny Cates (Venom, Thor, God Country) retrouve son ami et illustrateur Dylan Burnett (Interceptor, Thanos, Guardians of the Galaxy) avec qui il propose The One You Feed. Ce comic book numérique n’est pas un livre traditionnel. En effet, Cates et Burnett ont décidé de rendre leur création disponible avec la formule « tu paies ce que tu veux ». Ce texte n’est pas une critique. Je désire plutôt me pencher sur ce que cette annonce veut dire pour le neuvième art.

Avant de vous lancer tête baissée dans The One You Feed, je crois que certaines lectures s’imposent. Plus précisément, Cates a précisé que sa nouvelle série se trouve dans un univers partagé avec God Country paru chez Image Comics, le roman graphique qui lui a valu son contrat exclusif chez Marvel Comics. Personnellement, il s’agit d’une des plus belles histoires que j’ai lue. D’ailleurs, les amateurs de l’œuvre du scénariste texan reconnaîtront sur la page couverture de The One You Feed un élément cher à son cœur : les grosses épées !

Ensuite, je vous suggère de lire Interceptor qui a été rassemblé et republié par Vault Comics. Ce n’est pas une histoire particulièrement profonde, mais cette collaboration entre Cates et Burnett montre à quel point les deux créateurs ont du plaisir à travailler ensemble.

The one you feed - couverture
The One You Feed partage le même univers que God Country.

Qu’est que The One You Feed ?

Les créateurs ont causé la surprise avec cette série dans les derniers jours. Voici une traduction libre du synopsis :

Un jour, il y a fort longtemps, pour aucune raison particulière, la lune s’est levée dans le ciel nocturne et tous les humains de la planète ont commencé à prendre la forme des démons qui résident dans leur âme. Certains de ces montres étaient bons. La plupart… ne l’étaient pas. Des centaines d’années après ces nuits d’horreurs, un jeune prince, seulement armé d’une épée mystérieuse nommée Attum, doit partir à l’aventure dans la nuit pour faire face aux monstres sous les étoiles et rencontrer le loup qui habite dans son propre coeur.

Avec son statut actuel d’étoile dans le domaine des comic books, Donny Cates aurait pu faire publier sa création chez n’importe quel éditeur. Ainsi, il est intéressant de le voir, non seulement, emprunter la voie de l’autopublication mais de se tourner vers la formule du paiement volontaire. Effectivement, vous avez bien compris ; vous pouvez vous procurer chacun des numéros pour un sou (américain cela dit).

Je vois un double avantage pour Cates et compagnie : ils retirent toutes formes d’intermédiaires pour ainsi garder un maximum du profit des ventes en plus de faire un formidable coup de publicité.

The one you feed intérieur
The One You Feed a la particularité d’être autopublié.

Je peux toutefois présumer que les propriétaires de boutiques spécialisées ne sont pas emballés par l’initiative. Or il n’en demeure pas moins qu’il s’agit d’une façon originale et audacieuse d’attirer de nouveaux lecteurs. Ces nouveaux convertis pourront par la suite devenir des clients des dites boutiques. J’avais couvert cet élément dans un tout autre texte ici.

Un domaine en ébullition

D’un autre côté, je retire de la publication The One You Feed que le monde de la bande dessinée américaine est en plein changement. Cates n’est pas le seul à me faire voir une petite révolution dans le domaine. Par exemple, le scénariste Scott Snyder (Batman) a aussi annoncé récemment la mise sur pied de sa propre compagnie de publication : Best Jackett Press.

Les créateurs ont décidé de transformer le proverbial carré de sable dans lequel ils travaillaient en une plage au complet. Près de 30 ans après le coup de tonnerre qu’a été la formation de Image Comics, les artisans des comic books veulent toujours un contrôle plus grand de leurs créations. Est-ce que la synergie de plus en plus forte entre cette industrie et le cinéma a un rôle à jouer là-dedans ? Je n’en sais trop rien, mais considérant à quel point ces ententes sont lucratives, ce ne serait pas une surprise pour moi !

À propos de Christopher C. Jacques

Aspiré dans la culture geek à l'âge de 12 ans, je suis devenu un vrai de vrai geek. Mes passions dans l'ordre: Star Wars (évidemment), les comics (DC, Marvel, indies), les conventions et les films.

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