Seven Secrets #2 Taylor présente sa suite
Tom Taylor poursuit sur sa lancée avec Seven Secrets #2 (Gracieuseté BOOM! Studios)

Seven Secrets #2 : Taylor construit son monde

Après un premier chapitre globalement bien reçu, l’équipe de la série Seven Secretsformée du scénariste Tom Taylor et de l’illustrateur Daniele Di Nicuolo, présentait récemment le deuxième opus. Une opération réussie ?

Mise en contexte

Le premier numéro a mis en place les prémisses : sept grands secrets sont placés sous la protection de duos formés d’un gardien et d’un porteur. Le tout est règlementé par un ordre secret. Les secrets doivent demeurés bien protéger : il en va de la sauvegarde du monde.

On découvre un premier duo qui doit protéger un tout autre secret, hautement plus personnel. Le tout est entrecoupé de beaucoup de scènes d’action emballantes. Taylor, fidèle à son habitude, frappe fort du côté des sentiments primaux avec une histoire familiale complexe et bien ficelée.

Cela étant dit, que se passe-t-il dans le deuxième numéro ?

Alerte aux divulgâcheurs pour la suite. Si vous n’avez pas encore lu le premier numéro, soyez avertis.

Page 3 de Seven Secrets Taylor
Tom Taylor s’intéresse aux origines de Caspar. (Gracieuseté : BOOM ! Studios)
Page 4 de Seven Secrets de Tom Taylor
On en apprend aussi davantage sur l’ordre secret. (Gracieuseté : BOOM ! Studios)

Un monde en construction

Le deuxième numéro donne toute la place à Caspar qui sera le principal protagoniste de cette série. Taylor présente donc le fruit interdit de la relation plus que platonique de Sigurd et Eva. Le protagoniste commence son entraînement au sein de l’ordre auxquels appartiennent ses géniteurs.

En même temps, cette suite s’épanche sur le poids émotionnel que vivent Sigurd et Eva de vivre si proche de leur fils sans pouvoir être ses parents à proprement parler.

Seven Secrets #2 ne fait pas beaucoup avancer le scénario de Taylor. On n’en sait d’ailleurs toujours pas plus sur les secrets. On reste donc un peu sur sa faim.

Néanmoins, le lecteur en sort avec une meilleure compréhension de la réalité des protagonistes et du monde qui les entoure. Ainsi, le scénariste met en place les paramètres qui régiront la série à l’avenir.

Fidèle à ses habitudes, Tom Taylor le fait à merveille.

Taylor joue avec nos sentiments

Quiconque a déjà lu un numéro écrit par cet auteur sait très bien comment il aime « s’amuser » avec les émotions humaines viscérales et les relations entre les individus. Sa série actuelle DCeased chez DC Comics en est un exemple flagrant. Au-delà d’une simple histoire d’apocalypse de zombies, Taylor en profite pour montrer le caractère hautement humain des superhéros.

De plus, il apporte dans Seven Secrets sa grande maîtrise du dialogue. Ça paie surtout lorsque les personnages, avec leurs motivations et leurs craintes, sont déjà bien conçus dans l’esprit de l’auteur.

Taylor planche à fond dans ce deuxième numéro sur la parentalité et les liens de sang qui peuvent être beaucoup plus forts que les serments. Il nous montre une Eva et un Sigurd (surtout lui) tiraillés par leur difficulté à ne pas traiter Caspar comme leur fils.

Celui-ci peut compter sur un ordre tout entier pour prendre soin de lui mais ses parents ne peuvent s’empêcher de pouvoir se porter à sa défense.

Les parents comprendront parfaitement ce que l’auteur infuse dans ses personnages.

Un visuel cohérent

Daniele Di Nicuolo avait la difficile tâche d’intégrer rapidement de nombreux nouveaux personnages. Bonne nouvelle, il réussit avec brio. Chaque personnage est facile à distinguer.

D’autre part, il continue sur sa lancée du premier numéro avec une mise en scène claire, de l’action bien représentée et une livraison crédible des émotions des personnages.

Le tout est dynamique avec des couleurs éclatantes et contrastées qui allègent quelques peu les thématiques lourdes du scénario de Taylor.

Est-ce que ça vaut la peine ?

Je ne crois pas surprendre personne en disant que je continuerai à lire et que je recommande cette série.

J’ai un parti pris favorable envers Tom Taylor et il ne fait rien pour me décevoir. Son style de rédaction est excellent et captivant : on tourne rapidement les pages, pris et fascinés par ses dialogues qui sont avant tout humains.

Je le disais plus haut, dans cette série dont il est un des créateurs, Taylor joue dans ses forces : les dialogues et les relations interpersonnelles.

De toute évidence, je ne suis pas le seul à être accroché sur cette série. Effectivement, le premier numéro en est déjà à sa quatrième ronde de réimpression. Vous pourrez ainsi aisément vous le procurer avant de lire le deuxième numéro, puis le troisième, et le quatrième…

J’aime

  • Un monde qui se complexifie axé sur les personnages
  • Des dialogues crédibles et intéressants
  • Les choix de couleurs
[/one_half]

J’aime moins

  • Le scénario avance peu
  • Peu de développement sur les sept secrets

La copie numérique de Seven Secrets #2 a été fournie par BOOM ! Studios.

Seven Secrets #2

Texte, narration et scénario
Illustration
Impression générale

Taylor joue avec nos sentiments

Les créateurs de Seven Secrets présentent une suite qui se penche sur les relations entre les personnages. On comprend mieux le lien qui les unit entre eux. On en veut plus ! Une excellente suite qui laisse à penser que cette série est prévue sur une longue période. On embarque, on s'amuse et on s'attache. Je suis convaincu qu'on ne sera pas déçu.

User Rating : Be the first one !

À propos de Christopher C. Jacques

Aspiré dans la culture geek à l'âge de 12 ans, je suis devenu un vrai de vrai geek. Mes passions dans l'ordre: Star Wars (évidemment), les comics (DC, Marvel, indies), les conventions et les films.

Aussi à voir...

figurines

Les figurines DC Comics (et de d’autres univers) à surveiller d’ici la fin de l’année

Il y a environ un mois, je vous avais écrit à propos de mes coups …

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire le pourriel. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.