Prison City – Un jeu de combat où les années 80 sont toujours vivantes

Depuis quelques temps, les années 80 sont à la mode, avec des séries télé comme Stranger Things. C’est également le cas dans le domaine des jeux vidéo, où des titres utilisent un esthétisme et des mécaniques similaires à ceux que l’on retrouvait à l’époque. Les développeurs de Prison City sont définitivement des adeptes de cette époque avec le jeu de combat Prison City. Avec des graphismes et le son des classiques de la console NES, il saura raviver la fibre nostalgique qui anime la génération X.

Non, ceci n’est pas une capture d’écran d’un titre de la franchise Contra, mais bien un jeu récent inspiré des ces grands classiques.
  • Studio de développement : Retroware et Programancer
  • Éditeur : Retroware
  • Plateformes disponibles : PS4, PS5, Xbox One, Xbox Series S/X, Nintendo Switch et PC
  • Plateforme de test : Xbox Series X
  • Classement ESRB : E10+
  • Prix : 12,99$
  • Site officiel
  • Page Steam

Nous sommes en 1994. Après des années de guerre nucléaire, les États-Unis ne sont plus qu’un amas de villes en ruines où les gangs criminels sont roi. Pour contrer cette menace, le gouvernement a déclaré que la ville de Détroit allait devenir une immense prison, complètement isolée du reste du pays. Mais malgré toutes les précautions, les criminels ont réussi à mettre la main sur des armes et menacent de s’en servir sur la population et faire régner la terreur à nouveau. C’est à un guerrier solitaire lourdement armé et entraîné que reviendra la tâche d’infiltrer la ville-prison et déjouer les plans machiavéliques des gangs qui y sont entassés.

Une lettre d’amour aux classiques du cinéma et des jeux des années 80

Les amateurs de cinéma des années 80 reconnaîtront dans ce synopsis celui d’un grand classique de l’époque, Escape from New York où le personnage principal devait se rendre à New York, transformée en une prison géante, pour y sauver le président qui s’y est écrasé. Le héros de Prison City arbore même une patch sur son oeil, pareille comme celle de Snake Plissken, interprété par Kurt Russel. Il est également un fier-à-bras très musclé et viril, des caractéristiques que l’on retrouvait chez plusieurs acteurs de films d’action de l’époque.

Comme c’était le cas pour les jeux de la franchise Mega Man, on peut choisir d’explorer les niveaux dans le sens que l’on veut.

La jouabilité est fortement inspirée par les jeux de combat qui étaient légion sur la console NES. On y contrôle le personnage principal avec les leviers de direction ou le pavé tactile de la manette. Son arme de base est le chakram, une forme de boomerang électrique qui cause des dommages dévastateurs à ses ennemis. Il dispose également d’une quantité limitée de grenades qui éliminent tous les ennemis à l’écran et il peut renflouer sa vitalité en dégustant de succulents hot-dogs laissés derrière par les terroristes ou cachés dans l’environnement.

Lorsque le niveau d’introduction est complété, le joueur peut choisir les niveaux suivants dans l’ordre qu’il le désire. Cette mécanique est identique à celle que l’on retrouve dans la franchise Mega Man, sauf qu’au lieu de choisir le boss final de chaque niveau, on choisit la zone de la ville à explorer. On a le choix entre les classiques égouts, un entrepôt réfrigéré, le stade de football et bien d’autres encore.

Chaque niveau se termine par un boss, comme ici un hélicoptère qui tente de vous éliminer des toits de Prison City.

Chaque zone dispose de son esthétisme propre et un lot d’ennemis appropriés à l’endroit. Par exemple, dans le stade, on subit les assauts d’une bande de joueurs de football qui foncent droit sur nous, alors que les égouts sont peuplées de figurants du film La Créature du Lagon Noir. On doit en premier trouver un contact allié caché quelque part dans l’environnement qui nous donnera de l’information sur le boss final et nous donnera une clé d’accès pour ce dernier. Les conversations avec ces agents sont des copies conformes à celles que l’on retrouve dans la franchise Metal Gear.

Une difficulté familière pour ceux qui ont connu l’âge d’or de la NES

Le jeu dispose de plusieurs niveaux de difficulté, mais même au plus facile, il demeure coriace. Les niveaux regorgent d’ennemis qui reviennent à la vie si l’on s’éloigne un tant soit peu et les fosses sans fond sont nombreuses. L’environnement est souvent un ennemi, comme les surfaces glacées de l’entrepôt et le niveau de l’eau qui varie dans les égouts. La plupart des boss utilisent l’environnement comme une arme, en plus de leur arsenal de base.

Vous aurez à communiquer avec des agents alliés dans des séquences qui sortent tout droit d’un jeu de la franchise Metal Gear,

Le côté visuel du jeu sera immédiatement familier à tous ceux qui ont joué à ce type de jeu sur la NES, avec des graphismes pixélisés et une palette de couleurs restreinte. Le seul élément anachronique est que le fond d’écran se déplace à une vitesse différente de l’action à l’avant-plan, donnant un effet 3D primitif. Cette technologie a été rarement utilisée sur la NES, le matériel n’étant pas suffisamment puissant pour y parvenir. Malgré le côté très rétro, le visuel est agréable, mais certains éléments du décor peuvent porter à confusion. Des plateformes qui semblent accessibles ne sont souvent que de la décoration, causant parfois des dégâts qui auraient facilement pu être évités.

La trame sonore de Prison City pourrait être la même que de nombreux jeux sur la NES et rappelle les grands classiques tels que Contra et Ninja Gaiden. Des pièces au rythme soutenu qui encouragent le joueur à toujours foncer vers l’avant, peu importe les obstacles présents sur sa route. Les effets sonores ont subi le même traitement avec des explosions grinçantes et le bruit incessant du chakram que l’on fait voleter vers nos ennemis. Si les vétérans retrouveront avec joie ces bruits nostalgiques, les joueurs plus jeunes risquent de les trouver un peu agressants.

Ce ne serait pas un jeu d’action sans un détour dans les égouts de la ville, où on y retrouve des copies de la créature du Lagon Noir, un classique des films d’horreur.

Prison City est une véritable lettre d’amour aux jeux d’action présents sur la NES et représente un voyage fascinant vers une époque longuement révolue. Malgré son apparence rétro qui pourrait en détourner plusieurs, le jeu est recommandé à quiconque aime un jeu d’action et les films classiques de Chuck Norris.

J’aime

  • L’apparence rétro très réussie ;
  • La possibilité de choisir l’ordre des niveaux ;
  • La jouabilité simple ;
  • La trame sonore.

J’aime moins

  • Les effets sonores peuvent être agressants ;
  • Le peu d’éléments susceptibles d’intéresser les joueurs plus jeunes.

La copie de Prison City utilisée pour cette critique a été fournie par Retroware.

Prison City

Authentique et nostalgique

Avec ses graphismes pixélisés et ses mécaniques de combat, Prison City est une lettre d'amour aux classiques de la NES.

À propos de Frédéric St-Georges

Je suis un geek assumé et fier de l'être, qui joue régulièrement aux jeux vidéo depuis l'âge de cinq ans, maniaque de séries télé comme Babylon 5, Star Trek Voyager et Game of Thrones. Geekbecois représente pour moi une belle opportunité de partager avec vous mes passions, vous informer et même parfois vous divertir avec un jeu de mots à la qualité douteuse!

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