Postal 4 : No Regerts – Le jeu parfait pour ceux que rien ne choque !

La franchise Postal est reconnue pour son humour de bas étage, sa violence extrême (mais tout à fait optionnelle) et son côté choquant qui a soit charmé ou alarmé. Le quatrième opus est présentement en accès anticipé sur Steam et nous avons eu le plaisir d’en faire l’essai. Après deux titres produits par le studio Running With Scissors et un détour vers la sous-traitance pour le troisième titre (qui a connu des critiques absolument désastreuses), cette nouvelle mouture est de retour dans le giron des développeurs originaux. On a donc droit à un jeu de tir et d’aventure à la première personne qui explore les tréfonds de la culture américaine et qui pousse notre sens du dégoût à son maximum. Postal 4 : No Regerts (non, il ne s’agit pas d’une faute de frappe) saura donc plaire à ceux qui sont déjà friands des titres précédents (en particulier Postal 2), mais il est discutable s’il parviendra à convertir un nouvel auditoire.

Encore une fois, vous allez incarner le Postal Dude, un pauvre type sur lequel le destin semble vouloir s'acharner
Le Postal Dude est de retour pour de nouvelles aventures dans les bas-fonds de l’Amérique profonde !
  • Studio de production : Running With Scissors
  • Éditeur : Running With Scissors
  • Plateforme disponible : PC
  • Classement ESRB : M (surprenant, non ?)
  • Prix : 33,99$
  • Page officielle du jeu
  • Page Steam du jeu

Postal 4 : No Regerts est la suite directe de Postal 2, le jeu le plus populaire de la franchise. Aucune mention n’est faite sur Postal III, un titre dont les développeurs refusent d’admettre l’existence. On y retrouve le Postal Dude, « héros » du titre précédent, plusieurs années après les événements qui ont fait trembler la petite ville de Paradise. Toujours accompagné de son fidèle chien, le Dude se retrouve coincé dans la petite ville de Edensin, perdue au fin fond de l’Arizona, après que son véhicule, sa roulotte et toutes ses possessions personnelles soient volées. Sans le sou, il n’aura d’autre choix que de se trouver du travail sur place et survivre une autre semaine s’enfer avant de pouvoir poursuivre sa route, vers où, on ne le sait pas trop.

À chaque tournant, le jeu insère une référence à la culture pop, comme cette parodie du Tiger King
Le jeu regorge de références à la culture pop, comme ici une parodie du célèbre documentaire Tiger King. J’ai dû cacher une partie de l’image pour des raisons de décence…

Tout comme pour le titre précédent, Postal 4 est un jeu divisé en plusieurs chapitres qui représentent chacun un jour de la semaine. Chaque journée contient un lot d’activités à accomplir comme se trouver un emploi, compléter du travail communautaire suite à une contravention ou effectuer diverses courses dans un des magasins de la ville. Les exemples d’emplois que le Dude se voit désigner vont de nettoyer les égouts de la ville, avec tout le contenu auquel on s’attend, ou se joindre à fourrière et chasser les chats et chiens errants afin de leur donner un nouveau chez-soi (que je ne spécifierai pas ici). Entre ces différentes tâches, le joueur a la possibilité de visiter les nombreux attraits de Edension, comme l’arcade locale et ses nombreux pastiches de franchises de jeux célèbres, la taverne qui est curieusement vide ou le motel miteux. De plus, il est possible d’interagir avec les différents habitants qui marchent comme des automates en utilisant un des « emotes » comme leur faire un doigt d’honneur ou effectuer la célèbre dance du « twerk ». Peu importe le choix, la réponse est presque toujours la même, un juron.

Le jeu Half-Life 2 est sorti il y a presque 17 ans et inspire encore des jeux sortis récemment. Postal 4 n'y échappe pas
Le jeu s’inspire énormément du classique Half-Life 2. Par exemple, des caches d’armes et de munitions sont cachées dans les niveaux et l’icône qui les identifie ressemble beaucoup au Lambda de Half-Life 2

Accès anticipé = bogues au niveau des graphismes et contenu manquant

Il est clair que le jeu est encore loin d’être terminé avec ses nombreux bogues et défauts au niveau des graphismes. Il n’est pas rare de rester coincé entre deux items de l’environnement ou de voir des personnages avec des éléments manquants. Aussi, le jeu contient seulement quatre chapitres au moment d’écrire cet article, donc l’histoire ne peut être complétée. Aussi, malgré les années qui séparent Postal 2 de Postal 4, on ne voit pas énormément d’améliorations des graphismes. Les détails des personnages demeurent très sommaires, mis à part un joli effet d’ombrage (shading) qui leur donne une apparence de dessins animés. Les différents lieux à explorer sont plutôt vides, comme par exemple la taverne qui ne contient que quelques tables, un bar et un juke-box dans un coin. Le côté audio est meilleur avec des performances vocales pour la plupart satisfaisantes, en particulier celle du Postal Dude qui est incarné par le célèbre John St. John, celui qui a incarné Duke Nukem. La trame sonore est presque inexistante, la musique n’apparaît que durant les cinématiques ou lorsque le joueur reçoit sa liste de tâches à accomplir au début de la journée.

Le jeu est encore en accès anticipé, donc il est à prévoir que de nombreux bogues sont encore présents
Hé l’ami ! Ça sera plus efficace pour laver ta voiture si tu la touches ! Le jeu est encore en accès anticipé et de nombreux bogues sont encore présents, surtout au niveau des graphismes et des animations

La franchise Postal est célèbre pour son niveau de violence extrême et, surprenant, celui de Postal 4 est plutôt restreint. Il est tout à fait possible de laisser libre court à ses plus bas instincts et massacrer tous ceux qui se dressent sur notre passage, mais pour l’instant rien de bon ne résulte d’agir ainsi. Le joueur a à sa disposition un arsenal de différentes armes à feu comme des pistolets, fusils à pompe et d’assaut, en plus des classiques pelle et bidon d’essence. Les armes font du dommage selon l’endroit où l’on atteint l’adversaire, donc il est possible de faire exploser un bras ou faire valser la tête avec le bord acéré de la pelle. Les flaques de sang résultant de ce massacre peuvent par la suite être lavées à l’aide de la vadrouille qui fait partie de l’inventaire. D’autres « accessoires » font également partie de votre arsenal, mais je passerai outre les détails de peur de choquer plusieurs de nos lecteurs.

Les animations sont plutôt sommaires, mais les personnages ont un joli effet d'ombrage, leur donnant un aspect de dessins animés
Les personnages ont un joli effet d’ombrage, ce qui leur donne un aspect semblable à un dessin animé. Le personnage principal est maintenant incarné par John St. John, l’homme derrière Duke Nukem

Le jeu est en option d’accès anticipé depuis sa sortie en octobre 2019 et il n’y a toujours pas de date de sortie pour le jeu final. Certains éléments du jeu n’ont pas encore été implémentés, comme des missions secondaires optionnelles, des déguisements variés pour le Dude, ainsi que les tâches à accomplir pour la journée du vendredi. Les activités déjà présentes dans la version anticipée recevront des mises à jour futures pour les rendre plus complexes. L’intelligence artificielle des passants sera également revue, ce qui leur donnera des itinéraires à parcourir et des actions à poser plutôt que de marcher comme une bande de zombis. Enfin, les développeurs vont intégré un système de courses de quadriporteurs dans une mise à jour prochaine. Puisqu’il s’agit d’une version loin d’être terminée, cet article doit être vu plus comme un premier aperçu qu’une critique en bonne et due forme.

Restez à l'affût pour des références à l'actualité, comme cet avertissement d'une épidémie d'un certain virus
En plus des références à la culture pop, le jeu inclut aussi des références à l’actualité, comme cet avertissement d’une épidémie de « Pivid-20 »

La copie du jeu utilisée pour cet article a été fournie par l’éditeur.

À propos de Frédéric St-Georges

Je suis un geek assumé et fier de l'être, qui joue régulièrement aux jeux vidéo depuis l'âge de cinq ans, maniaque de séries télé comme Babylon 5, Star Trek Voyager et Game of Thrones. Geekbecois représente pour moi une belle opportunité de partager avec vous mes passions, vous informer et même parfois vous divertir avec un jeu de mots à la qualité douteuse!

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