Ms. Marvel : une nouvelle série qui met de l’avant la diversité et le côté adolescent du MCU

Les séries basées sur des personnages du Marvel Cinematic Universe (MCU) se suivent à un rythme effarant. On a eu droit à de l’action, du drame, de la comédie et du suspense, et c’est maintenant au genre adolescent d’être mis de l’avant. Dans Ms. Marvel, on suit le parcours d’une jeune étudiante complètement obsédée par l’univers de Marvel et des Avengers qui découvre qu’elle dispose elle-même de pouvoirs surhumains. Provenant d’une famille d’immigrants et de religion musulmane, c’est aussi la première série du MCU qui prône la diversité avec sa distribution presque entièrement composée de comédiens de différentes cultures. Se fixant comme public cible les adolescents, mais aussi leurs parents, c’est un nouvel aspect de cet univers que l’on découvre avec un certain plaisir, qui est toutefois un peu terni par une avalanche de clichés.

Kamala n'a qu'une envie : ressembler le plus à son idole, Captain Marvel
La jeune Kamala Khan est littéralement obsédée par l’univers des Avengers et voue une passion pour Captain Marvel en particulier.
  • Créateur : Bisha K. Ali
  • Distribution : Iman Vellano, Matt Lintz, Yasmeen Fletcher, Zenobia Shroff, Mohan Kapoor, Saagar Shaikh et Rish Shah
  • Service de diffusion : Disney+
  • Nombre d’épisodes : 6
  • Site officiel

Kamala Khan (Iman Vellani) est une adolescente tout ce qu’il y a de plus ordinaire. Elle est au secondaire, côtoie des brutes et des geeks, a le béguin pour un nouvel arrivant et passe le plus clair de son temps à rêvasser à ses héros, les Avengers. Elle voue une véritable obsession pour Captain Marvel et son souhait le plus cher est de participer au concours de costumes de la première édition de AvengersCon, une convention vouée au groupe de super-héros. Son meilleur ami, Bruno (Matt Lintz), partage sa passion et fera tout en son pouvoir pour que Kamala réalise ses rêves. Sa famille est toutefois un obstacle, en particulier sa mère Muneeba (Zenobia Shroff), qui ne voit pas d’un bon œil que sa fille participe à ce genre d’événements. La vie de Kamala va toutefois prendre un tournant imprévue lorsqu’elle reçoit une boîte de babioles provenant de sa grand-mère qui vit encore au Pakistan. Dans ce fouillis, elle découvre un bracelet qui attire immédiatement son attention. Une fois qu’elle l’aura mis à son poignet, ce dernier va réveiller en elle des pouvoirs surnaturels qu’elle ignorait posséder jusqu’à présent. Ce faisant, elle attirera l’attention de plusieurs tierces parties qui sont bien intéressées par ses prouesses et certaines n’ont pas ses intérêts à cœur.

L’intrigue de la série est très similaire aux dizaines de téléséries pour adolescents qui ont vu le jour depuis les vingt dernières années. On y retrouve la majorité des mêmes éléments : le personnage principal maladroit et socialement mésadapté, les méchants de l’école qui terrorisent les plus faibles, les professeurs qui sont déconnectés de la réalité de leurs élèves. Tous ces clichés ont été vus mille fois auparavant. La vie familiale de Kamala ne s’en éloigne pas vraiment, avec ses parents surprotecteurs qui ne comprennent rien à ses aspirations et qui insistent pour qu’elle suive les traditions de leur culture. Cependant, la qualité du jeu des acteurs parvient à nous les faire presque oublier. La jeune Iman Vellani est très crédible dans le rôle d’une étudiante qui est bien plus intéressée par ses passions que par ce que sa famille et la société attend d’elle. L’amitié que Kamala partage avec Bruno est très crédible, tant les comédiens ont une bonne chimie entre eux. Il est également plaisant de voir une simple relation amicale entre un garçon et un fille sans qu’il n’y ait de sous-entendus amoureux.

Une série qui démarre lentement et qui prend le temps de développer les personnages

Les amateurs d’action devront prendre leur mal en patience car les deux premiers épisodes en contiennent peu. Il faut attendre la toute fin du premier épisode pour découvrir avec Kamala les pouvoirs qui sont enfouis en elle. Le second épisode a un rythme plus soutenu alors que Kamala et Bruno font des essais avec les pouvoirs de celle-ci, avec des résultats plus ou moins convaincants. Elle devra tout de même les maîtriser rapidement alors qu’elle attire l’attention d’un organisme mystérieux qui veut lui mettre la main au collet. Les effets spéciaux risquent de décevoir les amateurs d’effets réalistes car ils s’apparentent plus à un dessin animé qu’à un film à gros budget. Cela va avec l’esthétisme de la série qui est parsemée de croquis animés qui représentent le côté rêveur du personnage principal.

La trame sonore de la série saura plaire aux amateurs de musique traditionnelle de l’Asie du sud-est, comme l’Inde et le Pakistan. On croirait regarder un film de Bollywood ! Le côté très coloré du visuel vient également soutenir cette comparaison. On y voit un côté de la culture de cette région dans la dynamique familiale, ainsi que dans leur religion, l’Islam. Il est intéressant que Marvel ait décidé de s’attarder à cette culture qui est malheureusement peu représentée dans les œuvres cinématographiques. La distribution, presque toute composée de membres de cette communauté, ainsi que les scénaristes parviennent à lui donner vie, sans tomber dans les habituels clichés. Il est recommandé aux parents d’adolescents de regarder la série avec eux car elle risque de créer des discussions fort intéressantes.

Ms. Marvel contiendra six épisodes qui seront lancés sur la plateforme Disney+ à partir du 8 juin jusqu’au 13 juillet.

À propos de Frédéric St-Georges

Je suis un geek assumé et fier de l'être, qui joue régulièrement aux jeux vidéo depuis l'âge de cinq ans, maniaque de séries télé comme Babylon 5, Star Trek Voyager et Game of Thrones. Geekbecois représente pour moi une belle opportunité de partager avec vous mes passions, vous informer et même parfois vous divertir avec un jeu de mots à la qualité douteuse!

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