Le Créateur : l’intelligence artificielle est-elle une menace ?

Gareth Edwards, aussi connu pour avoir réalisé Godzilla (2014), nous revient à nouveau dans un film de science-fiction sept ans après Rogue One : A Star Wars Story (2016).  Il s’est allié à Chris Weitz ; scénariste du film Rogue One pour écrire le scénario, comme le monde est petit. Et, comment ne pas passer sous silence le compositeur Hans Zimmer qui signe la trame musicale et qui est reconnu comme l’un des plus grands compositeurs de musique de film et séries télévisées et de quelques jeux vidéo. Il est d’ailleurs récipiendaire de deux Oscars pour les films Le Roi Lion (1994) et Dune (2021).

Le Créateur : fiche technique

  • Studios : 20th Century Fox, New Regency Productions
  • Réalisateur : Gareth Edwards
  • Distribution : John David Washington (Joshua) ; Madeleine Yuna Voyles (Alphie) ; Gemma Chan (Maya) ; Ken Watanabe (Harun) ; Ralph Ineson (General Andrews) ; Allison Janney (Colonel Howell) ; Marc Menchaca (McBride) ; Sturgill Simpson (Drew).
  • Genre : Science-fiction, aventure et action
  • Scénaristes : Gareth Edwards et Chris Weitz
  • Musique : Hans Zimmer
  • Durée : 2h13
  • Date de sortie : 29 septembre 2023
  • Classement : PG-13

L’intelligence artificielle (IA) est-elle notre ennemie ?

Lors d’une guerre dans un futur proche (2070) entre les humains et les forces de l’intelligence artificielle (IA), Joshua (John David Washington) ex-agent des forces spéciales qui pleure la disparition de sa femme Maya (Gemma Chan) depuis cinq ans, est recruté pour retrouver le Créateur et le détruire car il pourrait être à l’origine d’une arme qui serait en mesure de mettre fin à la guerre et aussi anéantir l’humanité tout entière. Il sera aidé pour ce faire d’agents d’élites et traverser les lignes ennemies située en Nouvelle Asie au cœur des territoires occupées par l’IA. Mais il découvrira que ce Créateur doté d’une IA supérieure qu’il est chargé de détruire est une petite fille de six ans prénommée Alphie (Madeleine Yuna Voyles), ce qui va ébranler ses convictions et remettre en question sa mission.

J’ai assisté à l’avant-première du film en version française au format UltraAVX au Cinéma Starcité à Montréal et la salle était bondée. Même si le classement du film est PG-13 et que nous assistons à des scènes de guerres entre humains et les androïdes et qu’il y a des morts, le réalisateur n’a pas mis l’accent sur ces effets dévastateurs et sanglants. Comme il y a une petite fille androïde de six ans (Alphie) lorsque la situation est évoquée ou se produit, Joshua lui explique que l’humain ou androïde s’éteint (comme une machine) afin de lui permettre de comprendre ce fait. Car malgré son IA, son niveau de compréhension de la vie n’est celle que d’un enfant de son âge, mais qui évolue rapidement face aux événements qu’elle va rencontrer.

Les scénaristes Gareth Edwards et Chris Weitz utilisent bien un sujet qui est d’actualité soit l’IA dans un futur proche et le rendent plausible. Sera-t-elle au service de l’humanité ou la conduira-t-elle à sa destruction ? Un sujet assez souvent exploité, mais on ne renouvelle pas ce genre ici, ce qui rend l’histoire prévisible avec peu de surprise. Le fait de voir ce film au format UltraAVX sert bien l’histoire et nous le rend plus immersif. Plusieurs des scènes d’actions bénéficient de cet écran et des qualités sonores de ce genre de salle. Les androïdes d’apparence humaine sont bien réussis et s’intègrent bien au déroulement du film. Les scènes de combat, d’explosions et de poursuites sont présentes, mais pas trop répétitives.

L’environnement dans lequel se déroule l’histoire est aussi une réussite selon moi. Nous assistons surtout à une course poursuite entre Joshua, Alphie et les forces spéciales chargées de détruire Le Créateur. De ce côté, les scénaristes ont dosé cela dans leur scénario pour un film d’un peu plus de deux heures. Quant à la bande sonore au point de vue musical, Hans Zimmer nous sert une musique d’ambiance selon les besoins des différentes scènes du film. Elle est efficace mais ne joue pas un rôle de premier plan dans Le Créateur.

Au niveau de la distribution, c’est John David Washington (Joshuas) ex-agent des forces spéciales) et Madeleine Yuna Voyles (Alphie androïde de six ans) qui sont les acteurs principaux. Les autres personnages du film ne sont là que pour servir l’histoire et l’action du film. Si vous ne le saviez pas, John David Washington est le fils de Denzel Washington.

Il est apparu pour la première fois à l’écran auprès de son père à l’âge de neuf ans dans le film Malcom X (1992) de Spike Lee. En 2018, il a joué dans le film BlacKkKlansman, toujours de Spike Lee, film qui a récolté plusieurs prix et nominations. Nous avons aussi pu le voir dans Tenet (2020), Malcom & Marie (2021) et Amsterdam (2021). Dans ce film, il nous livre une prestation toute en nuance, il se démarque par les différentes émotions que vit son personnage Joshua et qui voit ses certitudes être ébranlé, ce qui l’amène à faire des choix qui ont un impact majeur dans le film.

La jeune actrice Madeleine Yuna Voyles (Alphie) qui avait sept ans au moment du tournage du film en était à son premier rôle. Je peux dire qu’elle a livré toute une performance, car son personnage évolue au fur et à mesure que le film se déroule. Au tout début, c’est une enfant qui avait eu peu de contacts humains, ne connaissant celui-ci qu’à travers des feuilletons télévisés et les androïdes qui en prenaient soin.

Mais à côtoyer Joshua, elle découvre le monde extérieur, et son humanité prend peu à peu forme. On ressent la complicité dans ce film qui unit John David et Madeleine, ce qui rend leurs personnages encore plus crédibles et rend service à histoire. J’ai bien hâte de voir ce que l’avenir lui réserve.

En conclusion

Personnellement, je m’attendais à ce que le film Le Créateur m’amène sur des pistes de réflexions sur l’utilisation de l’IA. Sera-t-elle utile à l’humanité ? Quels sont les dangers qui nous guettent ? Mais mes espoirs se sont éteints à mesure que le film se déroulait. Le Créateur demeure un bon divertissement mais n’apporte rien de nouveau dans ce type de film.

J’aime

  • Les effets spéciaux au niveau des androïdes sont réalistes
  • Une première présence à l’écran de la jeune Madeleine Yuna Voyles très prometteuse
  • La complicité qui unit les deux acteurs principaux

J’aime moins

  • N’apporte rien de nouveau sur ce sujet
  • N’amène pas de nouvelles pistes de réflexion sur l’utilisation de l’IA
  • Une fin prévisible sans réelle surprise

Merci à Walt Disney Studios Canada pour l’invitation au visionnement spécial du film.

Le Créateur

Scénario
Réalisation
Performance des acteurs
Effets spéciaux
Musique

Bon, mais prévisible

Bon divertissement qui n'apporte rien de nouveau dans le genre.

À propos de Pierre Girard

Je suis un retraité mais... pas encore expiré ! Comme on dit, je suis un vieux de la vieille. J’ai connu les changements technologiques et l’évolution du septième art des années 1960 à aujourd’hui. Malgré cela, je ne cesse d’être émerveillé par tout ce qui se fait. Je suis ce que l’on appelle un cinéphile qui s’intéresse à toutes les formes d’expressions du septième art.

Aussi à voir...

Sens dessus dessous 2 : quand nos émotions nous frappent comme un bulldozer

Dès l’annonce de l’éventuelle production du film Sens dessus dessous 2 de Disney et Pixar, …

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

For security, use of Google's reCAPTCHA service is required which is subject to the Google Privacy Policy and Terms of Use.

Ce site utilise Akismet pour réduire le pourriel. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.