Paprika

Paprika : un thriller d’animation sur le terrorisme de l’esprit

Un des avantages des films d’animation, c’est qu’ils n’ont que peu de limites graphiques, laissant donc l’image explorer des formes, couleurs et effets qui peuvent être difficiles, voire impossibles d’accomplir avec des acteurs et du CGI. Il s’agit d’un art du possible. Paprika de Satoshi Kon est un parfait exemple de ce privilège qu’a l’animation. Adapté de la nouvelle de Yasutaka Tsuitsui (1993), le film est, lui, sorti en 2006. Il s’agit du dernier long métrage complété avant le décès de Kon, en 2010.

Paprika

Paprika étant une œuvre complexe, la trame narrative est construite pour laisser au spectateur le loisir de découvrir de nouveaux aspects du film à chaque écoute, voire même laisser une certaine incertitude sur le déroulement du récit lors du visionnement. L’histoire se déroule donc dans un centre hospitalier spécialisé en psychiatrie. Une grande avancée technologique, le prototype DC Mini, apporte avec sa création son lot de potentiels, mais aussi de dangers. Celui-ci étant capable de laisser une autre personne assister, participer et enregistrer les rêves, permet donc de nouvelles possibilités médicales grâce à l’analyse du subconscient. Toutefois, le prototype est volé et des manifestations de « terrorisme des rêves » se multiplient. La thérapeute Dr. Chiba et son alter ego Paprika investigueront afin d’attraper le coupable et ce, tout en sillonnant une parade où se mêlent électroménagers, divinités, animaux, couleurs et musique. C’est entre l’enquête policière et l’onirisme animé que l’histoire évolue et amène avec elle le spectateur dans une immersion de l’imaginaire collectif et ce, doublé d’une trame sonore frappante.

De l’animation captivante

Thématique récurrente chez Kon et explorée autrement dans Perfect Blue (1997) ou Paranoia Agent (2004), les frontières entre les différents réels, qu’ils soient informatiques, psychologiques ou temporels, sont toujours à la fois reliés et confus. C’est d’ailleurs une des forces de Paprika, que de laisser le spectateur happé après le visionnement, n’étant pas certain d’avoir tout saisi, mais avec l’envie de le réécouter.

Site officiel du film

À propos de Rachel Pelletier

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