Mutafukaz : le film d’animation de style gangsta geek

Originalement, Mutafukaz est une série de bandes dessinées écrite et dessinée par Guillaume Renard, mieux connu sous le pseudonyme de Run, dans la collection Label 619 (une branche des studios Ankama).

L’histoire se passe dans une ville imaginaire dont le nom est Dark Meat City. En fait, cette ville est tout ce qui se fait de moche et sale aux États-Unis. Le personnage principal est Angelino, un livreur de pizza pas mal nul qui après un accident de scooter se retrouve au coeur d’une aventure des plus improbable. Avec son complice et colocataire, Vinz, dont la tête est un crâne en feu, ils vont rencontrer des gangsters, être au coeur de fusillades, avoir un avis de recherche, etc.

Run fait parti des auteurs et dessinateurs de bandes dessinées qui me captivent. Son style de dessin basé sur le comic book mais aussi les mangas, ajouté d’une grosse dose de new school très coloré, amalgamé dans un contexte de bandes dessinées de type belge donne vie à des hybrides très fous et sans limite.

En suivant Run et Mutafukaz sur les réseaux sociaux, j’ai pu me rendre compte que ce film est le projet d’une vie. C’est un film auto-produit avec à la tête très peu de gens. Run a souvent faire part de sa frustration sur ses stories Instagram quant à l’avancement du projet (la mauvaise post-synchro fait partie des grands défis de ce film). Ça rend donc l’attente du dévoilement encore plus intense.

Mutafukaz, c’est quoi ?

C’est bête à dire, mais à la vue des premières images, c’est la bande dessinée qui bouge pour vrai. Le film reprend l’exact scénario de la série de livres.

La question qu’on peut alors se poser est : quel est le but du film, qu’est-ce qu’on cherche à nous montrer ? Selon moi, le film est le meilleur moyen de traduire la folie de l’histoire et de faire entrer les lecteurs dans un autre niveau d’action. Les ouvrages sont construits de façon à ce que les scènes d’action soient très intenses, très vivantes. Grâce au film, le spectateur passe au niveau supérieur d’action de l’histoire.

J’aimerais que toute la série soit couverte au cinéma. En effet, il y a cinq tomes officiels en plus du tome 0. Ce dernier sera-t-il inclus, ignoré ou incorporé dans l’histoire pour les puristes ?

L’association avec le studio Studio 4°C est clairement un choix d’efficacité. Cette compagnie orientée dans le court métrage donne à ses artistes une liberté dans la création. Le film pourra donc aller bien au-delà de ce le public pourrait attendre d’un film d’animation.

Quand ?

La date de sortie française est prévue pour le 23 mai 2018 avec une petite distribution dans quelques salles. Pour le Canada et le Québec, rien n’est prévu.

Je vous invite donc à vous régaler de la bande-annonce et à foncer vous procurer la série de bandes dessinées Mutafukaz !

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À propos de David Brebant

Ma passion : les choses totalement inutiles qui sont rigoureusement indispensables. Je collectionne donc des jouets trop chers que je garde dans les boites, et tombe en admiration devant un objet au design fou ou à la technologie incroyable. Je collectionne beaucoup de séries de comics books. Mon personnage préféré : les vilains.

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