Le mois dernier, j’ai eu la chance de me rendre dans les studios de PlayStation à Toronto pour avoir un aperçu du nouveau jeu Saros, une exclusivité pour la console PS5 (mon article). Maintenant, après avoir passé plusieurs heures avec le jeu complet, voici mes impressions sur ce nouveau jeu d’action.
- Studio de développement : Housemarque
- Éditeur : Sony Interactive Entertainment
- Plateforme disponible : PS5 (optimisé pour la PS5 Pro)
- Classement ESRB : M
- Prix : 89,99$
- Site officiel
Dans un futur lointain, la méga corporation Soltari a fait la découverte d’une nouvelle ressource, la Lucenite, un minerai aux vertus énergétiques exceptionnelles sur la lointaine planète Carcosa. Pour développer la ressource, la compagnie a envoyé trois groupes de pionniers, les expéditions Echelons I à III. Cependant, tout contact avec la colonie a cessé et pour évaluer la situation, Soltari envoie une quatrième équipe, Echelon IV, pour investiguer.

Un membre de cette équipe, Arjun Devraj, se réveille avec aucun souvenir des événements après son arrivée sur Carcosa. Il apprend des membres survivants de Echelon IV que plusieurs d’entre eux sont devenus fous et ont endommagé sérieusement leur vaisseau, seul moyen de quitter la planète. Il n’aura d’autre choix que d’explorer l’environnement autour de leur campement et découvrir ce qui est advenu des expéditions précédentes.
Un roguelike qui nous fait revivre des émotions fortes encore et encore
Le studio de développement du jeu, Housemarque, nous avait donné le jeu Returnal, un roguelike où chaque défaite ramenait le joueur à son point de départ avec la possibilité d’améliorer ses habiletés. Saros utilise un système très similaire. Chaque sortie permet au joueur d’amasser une certaine quantité de Lucenite qu’il pourra échanger à l’ordinateur central de son campement en échange d’améliorations à ses capacités. Ces dernières sont divisées en trois catégories : la résilience, qui représente sa vitalité, le commandement, qui gère l’utilisation du bouclier de protection, et la détermination, qui lui permettra d’amasser plus de ressources.

Lorsqu’il quitte le campement, le joueur se retrouve dans une des régions de Carcosa. Ces dernières sont déverrouillées au fur et à mesure qu’il progressera dans l’histoire. L’environnement est parsemé de ruines d’une civilisation longtemps disparue et peuplée de nombreuses créatures mi-organiques, mi-synthétiques. À un certain moment, le soleil se cachera derrière une éclipse, ce qui rend les ennemis encore plus féroces et transforme l’environnement en un sorti tout droit d’un cauchemar.
Pour se défendre, le personnage principal dispose de deux types d’armes. Son arme principale est une arme à feu qui peut être un pistolet, une mitraillette ou un fusil à pompes, par exemple. Son utilisation est standard, à l’exception que l’on n’utilise pas la gâchette gauche pour viser comme c’est le cas avec la majorité des jeux de tir à la troisième personne. Ici, elle est utilisée pour l’arme secondaire, une forme d’énergie qui peut être amassée et rejetée vers ses ennemis en une charge explosive. Cette habileté est utilisée en tandem avec le bouclier d’énergie qui en plus de protéger le joueur, permet aussi d’emmagasiner les tirs ennemis pour nourrir son arme secondaire.
Un système de combat flexible et complexe
Le joueur trouvera des monolithes un peu partout dans l’environnement qui lui donneront accès à des artéfacts qui amélioreront ses trois capacités. Cependant, une fois l’éclipse en place, ces artefacts deviendront corrompus et donneront un malus en plus d’une amélioration. Certains monolithes cachent des armes principales que le joueur aura le choix de prendre ou non. Certains types d’armes sont seulement efficaces à très courte distance, comme le fusil à pompe, alors que d’autres permettent des attaques à distance comme le fusil intelligent.
La panoplie d’ennemis auxquels le joueur aura à faire face semble tout droit sortis d’un film d’horreur futuriste. On y retrouve des créatures qui attaquent férocement au sol, d’autres survolent le joueur. Elles attaquent généralement en groupe, ce qui demande au joueur d’être constamment en déplacement. Rester statique est habituellement la meilleure façon d’être éliminé rapidement. Certains ennemis sont protégés par des boucliers d’énergie que le joueur devra vaincre grâce à une attaque de mêlée, ce qui le placera dangereusement proche.

Les combats ultimes sont contre les différents boss du jeu qui peuplent chacune des régions. Ceux-ci sont gigantesques, disposent d’attaques puissantes qui prennent souvent une grande partie de l’écran, et ont tous plus d’une phase. Il est important de bien observer ces titans afin de déceler leurs points faibles ou les meilleures stratégies pour leur infliger le maximum de dommages. C’est là que bien faire usage du bouclier d’énergie avec son arme secondaire est la clé du succès, car l’arme principale est bien peu efficace. Arriver à bout d’un de ces boss est toujours un élément fort du jeu.
L’histoire du jeu est intéressante, mais elle est souvent laissée en arrière-plan. On peut découvrir ce qui s’est passé à la colonie et aussi ce que pensent les autres membres de l’expédition grâce à des messages vocaux et sous forme de texte qu’ils ont laissés derrière eux. Il est intéressant de découvrir les éléments de l’histoire, mais il arrive souvent que l’on peine à suivre un message vocal qui joue alors qu’on est aux prises avec un groupe d’ennemis. Heureusement, on peut les réécouter dans un moment plus calme.
Une bonne utilisation de l’engin Unreal 5, mais un choix de couleurs terne
Le côté visuel du jeu est impressionnant, surtout lors des cinématiques qui font une bonne utilisation de l’engin Unreal 5. Par contre, le choix de couleurs laisse à désirer, l’environnement étant composé surtout de teintes de brun. Aussi, il est parfois nécessaire d’augmenter le contraste et la luminosité, surtout lorsque l’on joue en plein jour. Un point fort au niveau des graphismes est les boss qui impressionnent par leur taille et leurs détails. Découvrir ces créatures cauchemardesques est toujours une joie (morbide).
La trame sonore du jeu est minimaliste et sert surtout à l’ambiance. Heureusement, les effets sonores viennent apporter beaucoup à l’expérience du jeu. Les bruits des armes et des cris des ennemis donnent une sensation d’étourdissement, surtout lorsque l’on joue avec une bonne paire d’écouteurs, ce qui est fortement recommandé. La distribution d’acteurs professionnels, dont Rahul Kohli dans le rôle principal, fait un travail exemplaire.

Le style de jeu roguelike, où l’on recommence à chaque fois que l’on est défait, peut devenir un peu répétitif, mais ce n’est pas toujours le cas dans Saros. L’environnement est refait à chaque nouvelle tentative et on fait face à de nouveaux ennemis, on trouve de nouveaux artefacts et certaines sections sont modifiées légèrement. Aussi, on débloque de nouvelles habiletés d’exploration au cours de l’histoire, comme un grappin pour saisir certains points d’ancrage. Cela nous encourage à retourner dans des régions déjà complétées pour découvrir de nouvelles ressources.
En conclusion, Saros offre une expérience de jeu explosive, avec de l’action à en revendre, une histoire intéressante et une jouabilité qui nous donne envie d’y retourner !
J’aime
- La jouabilité ;
- Le système de combat flexible et complexe ;
- La qualité des graphismes dans les cinématiques.
J’aime moins
- La palette de couleurs limitée ;
- Le style du jeu peut devenir un peu répétitif.
La copie du jeu a été fournie par Sony Interactive Entertainment.
Saros
Scénario
Graphismes
Bande sonore
Jouabilité
Durée de vie
Explosif et entraînant
Avec son système de jeu roguelike, ses boss impressionnants et une forte dose d'action, Saros est un excellent choix pour les amateurs de jeux de tir à la troisième personne.
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