I Love You Colonel Sanders : bon à s’en lécher les doigts

Lorsque j’ai su que KFC préparait un jeu sur son célèbre créateur, j’ai tout de suite su que je devais l’essayer. Étant un grand admirateur de l’humour absurde, je me voyais déjà comme étant le public cible. Après tout, ayant une certaine fascination pour les restaurants Poulet Frit Kentucky. Comme son poulet, ce jeu est bon à s’en lécher les doigts et pourrait vous mettre dans tous vos états.

  • Studio de développement : Psyop
  • Éditeur : KFC
  • Date de parution : 24 septembre 2019
  • Plateformes disponibles : PC
  • Plateforme de test : PC
  • Classement : Enfants et adultes
  • Prix : Gratuit
  • Page Steam du jeu

Bienvenue à l’Université de l’école de cuisine

Dès le début du jeu, nous sommes invités à nous créer une identité. Attention cependant, on ne fait que nous demander notre nom. On ne connaît rien d’autre du personnage… C’est pourquoi il me semblait normal de m’incarner moi-même dans cette extravagante aventure. Nous incarnons donc un étudiant de l’Université de l’école de cuisine, qui devra apprendre les rudiments du travail de cuisinier. C’est donc aux côtés de notre meilleure amie, nos deux rivaux depuis toujours, d’une poignée d’étudiants et du Colonel Sanders que nous pourrons faire nos débuts dans le métier…

Car voyez-vous, le Colonel Sanders (ou Harland pour les intimes) n’est aucunement notre enseignant. Il est l’étudiant « cool » de l’Université et le plus doué des cuisiniers. Notre enseignant est plutôt un Corgi du nom de Sprinkles. Déjà, j’étais conquis.

Nous nous lançons donc à travers une session universitaire de trois jours… Ah ! Ces fameuses sessions accélérées ! Une session où nous devrons passer divers examens et séduire le puissant Colonel Sanders.

Sprinkles, le professeur.

Les mécaniques : plus près d’une nouvelle visuelle

Si le jeu est présenté comme un Dating Simulator, on se rend compte rapidement qu’il s’agit surtout d’une nouvelle visuelle ayant quelques éléments interactifs. Ici, aucune statistique à augmenter, aucun cadeau à donner. Le joueur est invité à cliquer à répétition sur l’image et à répondre à quelques questions.

Le scénario évoluera selon les réponses données par le joueur qui pourra même perdre la partie… J’en sais quelque chose, puisque j’ai moi-même exécuté un faux pas dans cette danse romantique avec le colonel.

Cependant, certaines mécaniques diffèrent légèrement du genre. Par exemple, nous sommes contraints de participer à un combat contre une créature mi-nourriture avariée, mi-ustensile. Des mécaniques très simplifiées de combat de jeu de rôle sont alors mises en place.

Puis, à certains moments, notre personnage est sous pression et doit répondre le plus rapidement possible à des questions, ne laissant pratiquement pas le temps de lire les réponses.

Le colonel Sanders utilise ses pouvoirs afin de venir en aide au joueur.

Le scénario : une histoire de meme

Par son absurdité et ses situations complètement déjantées, l’entièreté du scénario deviendra sans doute culte dans l’univers du meme. Que ce soit le Colonel Sanders qui arrive à l’école sur le dos d’un étalon ou bien notre professeur qui est un corgi, on sent que l’objectif est de faire parler du jeu. Même si les situations sont particulièrement absurdes par moment, le tout est bien ficelé et je n’ai senti aucune longueur dans le jeu.

Les gags sont mauvais au point d’en être drôles. Par exemple, lorsque notre personnage entre dans les bonnes grâces du Colonel, celui-ci nous avoue l’un des ingrédients secrets. Le nom de cet ingrédient est caché et revient pourtant dans bon nombre de discussions.

Tout ce qui entoure le Colonel Sanders est exagérément épique, hormis un commentaire où on fait référence au côté prétendument narcissique de celui-ci. On explique qu’il faut énormément s’aimer pour utiliser notre propre visage comme image de son entreprise. Était-ce un compte à régler ? Il faut rappeler que le fondateur de la chaîne de restaurant aurait déjà craché sur ce qu’était devenue la compagnie. Dans une entrevue accordée au New Yorker en 1970, Harland Sanders Jr. avait décrié la qualité de la nourriture, spécifiant que ce n’était même pas assez bon pour son chien.

En plus de pouvoir avancer dans notre « éducation », nous sommes amenés à choisir entre l’amitié et l’amour, assister à une mort accidentelle, un triangle amoureux, des faits divers sur les recettes de PFK et sur la vie du Colonel Sanders.

L’esthétisme : pas très loin de l’anime

Du côté esthétique, j’ai trouvé le jeu bien correct. Ce n’est  pas la perfection, mais il est évident pour moi qu’aucun autre style que ce lui de l’anime n’aurait pu être pris pour le jeu. La surutilisation des fonds de couleurs unis avec des étoiles, les animations représentant les hallucinations de notre personnage ou encore les pétales de roses qui traversent régulièrement l’écran, représentent un très bel hommage au genre. Même son de cloche du côté musical et des effets sonores, tout nous porte à croire que nous écoutons une production japonaise sur le Colonel Sanders.

Il est facile de faire le lien entre l’humour absurde et ce genre d’animation. Sans oublier que ce style d’art donne des traits particulièrement fins et héroïques au chouchou de la classe.

I
Le colonel Sanders arrive à l’Université sur son fidèle destrier.

Mais pourquoi ?

Si plusieurs se posent beaucoup de questions sur l’existence du jeu, et bien je crois que c’est simple. Poulet Frit Kentucky voulait créer un bon coup publicitaire et cela fonctionne à la perfection. Qui n’a pas entendu parler de ce jeu depuis qu’il est annoncé ? Qui ne sera pas tenté de l’essayer ?

En plus, avec sa forte utilisation de meme et de blagues absurdes, gageons que cela ne prendra pas le temps avant que ce jeu soit partout sur les médias sociaux. Peut-être était-ce l’épice manquante à la recette parfaite du Colonel afin de la rendre bonne à s’en lécher les doigts…

J’aime

  • L’absurdité du scénario
  • Les graphiques
  • Le prix

J’aime moins

  • La durée de vie

I love you Colonel Sanders ! A Finger Lickin' Good Dating Simulator

Scénario
Graphismes
Bande sonore
Jouabilité
Durée de vie

Étrange !

Une étrange façon de perdre une heure et trente de sa propre vie.

User Rating : 2.4 ( 1 votes)

À propos de David Charbonneau

Étudiant à temps partiel et geek à temps plein, je suis passionné de jeux vidéo, de cinéma et de culture populaire. Ce que je préfère par-dessus tout est généralement un bon scénario, car l'histoire est pour moi plus importante que tout. J'anime également le podcast « Les choses qui n'intéressent (peut-être) que nous » sur les ondes de CHOQ.ca.

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