Hadès et Perséphone : A Touch of Darkness – Une divine rencontre

J’ai particulièrement apprécié mon expérience littéraire concernant les romances entre les Dieux d’Olympe en dévorant Lore Olympus. Donc, lorsque j’ai découvert l’existence d’Hadès et Perséphone : A Touch of Darkness, j’étais intriguée et j’avais hâte de découvrir de nouvelles histoires concernant ce duo de dieux que j’apprécie tant. Ici, l’auteur à succès Scarlett St. Clair nous offre une interprétation sombre et captivante du mythe grec qu’est celui d’Hadès et Perséphone.

  • Titre original : Hadès et Perséphone : A Touch of Darkness
  • Scénario : Scarlett St. Clair
  • Éditeur VF : Hugo New Romance
  • Année : 2022
  • Genre : Romance
  • Nombre de tome : 3 (en cours)
Hadès et Perséphone

Synopsis

Perséphone n’est la déesse du Printemps qu’en titre. Depuis qu’elle est toute petite, les fleurs se ratatinent à son contact. Après s’être installée à la Nouvelle Athènes, elle espérait mener une vie discrète, dans la peau d’une journaliste mortelle. Mais tout change lorsqu’elle s’assied dans une boîte de nuit clandestine pour jouer une partie de cartes avec un étranger hypnotique et mystérieux. Hadès, le dieu des Morts, a bâti un empire du jeu dans le monde des mortels et ses paris favoris sont réputés impossibles. Mais rien ne l’a jamais intrigué autant que la déesse qui lui offre une aubaine à laquelle il ne peut résister.

Après sa rencontre avec Hadès, Perséphone se retrouve liée par un contrat avec le dieu des Morts, dont les conditions sont impossibles : elle doit créer la vie dans le monde souterrain ou perdre sa liberté à jamais. Le pari ne se limite cependant pas à exposer l’échec de Perséphone en tant que déesse. Alors qu’elle s’efforce de semer les graines de sa liberté, son amour pour le dieu des Ténèbres grandit – un amour à la fois envoûtant et interdit.

Mon avis

Une réécriture moderne

Plusieurs thématiques sont ainsi abordées dans Hadès et Perséphone : A Touch of Darkness. Notamment, on y parle de la relation toxique entre une mère possessive et sa fille qui cherche à se découvrir elle-même. On y découvre aussi l’histoire d’amour interdite et naissante d’un Dieu et d’une Déesse. Nous abordons aussi la double-vie que Perséphone mène afin de se camoufler au sein des mortels, cachant volontairement sa forme divine aux humains et pouvant ainsi jouir d’une liberté nouvelle en menant sa vie d’universitaire tout à fait banale.

Les personnages principaux sont charmants. Je me suis identifiée à eux dès les premières lignes. J’étais aussi charmée par les personnages secondaires. Certains m’ont frustrée, comme Menthé qui était très prétentieuse et plutôt hypocrite, ou encore, Adonis, que je n’ai pas pu m’empêcher de trouver louche dès ses premières apparitions. Déméter était aussi un personnage facile à détester. Elle est insupportable du début à la fin, tentant de contrôler sa fille comme s’il s’agissait de sa possession. Et même si ces personnages m’ont frustrée, d’un autre côté, je les adore puisqu’ils m’ont fait vivre une ribambelle d’émotion durant ma lecture d’Hadès et Perséphone : A Touch of Darkness. Un point que j’ai trouvé étrange était que les personnages avaient parfois des prénoms farfelus, mais cela ne m’a pas plus perturbé que cela. J’ai simplement eu, parfois, de la difficulté à différencier certains personnages durant les premiers chapitres.

Hadès et Perséphone

Dès les premières lignes du récit, nous découvrons la douce Perséphone : une jeune femme ayant toujours vécu sous les chaînes de sa mère, Déméter, qui l’a toujours surprotégée du monde réel. Donc, notre belle Déesse du Printemps ne connaît pas tout à fait sa place auprès des mortels ni auprès des Dieux, ceux-ci ignorant d’ailleurs son existence. En tant que lecteur, nous comprenons rapidement l’impact que sa mère a sur notre héroïne depuis sa jeunesse. Même si notre jeune universitaire est désormais libre de ses déplacements, cela n’empêche pas Déméter de la surveiller grâce à ses sbires. Perséphone n’ose pas se rebeller et prendre des décisions si sa mère n’est pas en accord avec cela.

Elle va donc tenter de faire sa place dans le monde des mortels. Elle étudie le journalisme et tente de décrocher un emploi au New Athens News. La seule personne sur laquelle elle semble pouvoir compter est sa meilleure amie : Lexa Sideris. Celle-ci la poussera d’ailleurs à se rebeller graduellement contre sa mère et à se laisser aller.

Notre deuxième protagoniste est Hadès et donc, le Dieu des Enfers. Le souverain des ténèbres possède le Nevernight : une boîte de nuit populaire qui est très prisée par les mortels. Le Dieu aime faire des paris avec les âmes perdues qui viennent à lui afin de le défier et de lui réclamer quelque chose. Peu de personnes peuvent se vanter d’avoir gagné contre Hadès. Sa réputation est plutôt sinistre : on le décrit comme étant un Dieu qui berne les âmes en proposant des défis irréalisables aux gens qui se présentent à lui.

En bref

J’ai trouvé que la fin aurait parfaitement pu clore l’histoire. En réalité, si je n’avais pas été au courant qu’il existait une suite, j’aurais pu croire qu’il s’agissait d’un oneshot. Toutefois, je ne suis pas triste d’apprendre que le récit de nos deux dieux se poursuivra. Plusieurs questions obtiennent des réponses avant les dernières lignes, mais je dois avouer en avoir toujours quelques-unes concernant la relation entre Perséphone et Déméter ou encore, concernant les pouvoirs de notre héroïne. J’ai aussi l’impression qu’on ne sait pas tout ce qu’il y a à savoir concernant l’énigmatique Hadès. De plus, je pense que Déméter n’a pas dit son dernier mot et que jusqu’à la toute fin, elle mettra des bâtons dans les roues à Perséphone concernant sa relation naissante avec le Dieu des Enfers.

« Si vous lui appartenez, il réduira le monde en poussière pour vous sauver.  »

En conclusion

Perséphone est une jeune femme ayant toujours été prise au piège dans la cage dorée imposée par sa mère. En soif de liberté, elle tentera de se rebeller malgré la crainte qu’elle a concernant sa mère et l’emprise que celle-ci a sur elle. Bien qu’elle soit naïve, j’ai fortement apprécié ce personnage qui tente de trouver sa place, autant du côté des mortels que des divins. Elle est divine, mais ne possède pas de pouvoir. Hadès, de son côté, est un personnage énigmatique et très séduisant. Chacune de ses entrées en scène est intéressante et la tension entre nos deux tourtereaux est toujours brûlante. J’ai aimé découvrir les deux personnages ainsi que leur évolution à partir du moment où leurs destins se sont croisés.

J’ai apprécié la plume de l’auteure, même si j’ai parfois trouvé que certaines actions se répétaient lors des scènes un peu plus érotiques. Toutefois, cela n’enlevait absolument rien à mon plaisir de lecture. J’ai trouvé la plume de Scarlett St. Clair agréable surtout lorsqu’elle décrivait la beauté des Enfers et les créations du propriétaire du domaine. J’aurais littéralement souhaité visiter cet endroit qui semblait tout à fait sublime. Le paysage dépeint ainsi que les bains ou encore, le palais du souverain des ténèbres semblait divin. J’ai adoré ma lecture d’Hadès et Perséphone : A Touch of Darkness. Je remercie d’ailleurs Hachette Canada de m’avoir offert l’opportunité de rédiger un avis sur les trois premiers tomes de la série. Cette découverte fut un véritable coup de cœur !

J’aime

  • Hadès
  • La plume fluide de l’auteure
  • La tension palpable entre Hadès et Perséphone
  • Les Enfers qui sont si merveilleusement bien décrits qu’on aimerait les visiter

J’aime moins

  • Les quelques répétitions

La copie du roman : Hadès et Perséphone : A Touch of Darkness a été offerte par Hachette Canada.

Hadès et Perséphone : A touch of Darkness

Texte, narration et scénario
Impression générale

Wow !

J'avoue être une amatrice de l'histoire originale d'Hadès et de Perséphone. Et avec l'engouement qu'il y avait derrière cette série, j'avais très hâte de découvrir ce premier volume. Hadès et Perséphone : A Touch of Darkness se place aisément parmi mes coups de cœur.

À propos de Jessica Côté Acteau

Mon côté geek est né très tôt. C'est avec Ash, le dresseur de Pokémon et Sakura, la chasseuse de cartes que j'ai grandi. J'étais déjà une grande amatrice de l'animation japonaise et ça m'a suivi de l'enfance à l'âge adulte. Ma passion pour les jeux vidéo a, quant à elle, débuté au même moment. Armée de mon Game Boy Color, j'étais déjà une grande dresseuse de Pokémon, à l'époque ! C'est néanmoins la série The Legend of Zelda qui m'a fait tomber en amour avec le gaming. Depuis, qu'il s'agisse de jeux ou de japanimation, j'en mange tous les jours.

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