Dissidia Final Fantasy Opera Omnia, le rêve devenu réalité ?

Dans mon jeune temps, j’ai souvent rêvé à un Final Fantasy qui rassemblerait plusieurs héros de la série dans un même titre, j’en avais même commencé ma propre version personnelle dans RPG Maker. Square Enix nous arrive finalement avec un RPG qui fait exactement cela. Nous avions déjà eu les héros de la série dans un même jeu, mais ce n’était soit pas un RPG ou ce n’était pas réellement les personnages, mais des « illusions » conjurées pour le combat. Allons voir si mon rêve est devenu réalité avec Dissidia Final Fantasy Opera Omnia.

Le dernier Final Fantasy sur mobile est également le dernier de la série Dissidia qui met en vedette les différents héros de la franchise dans le même univers. À ne pas confondre avec Dissidia Final Fantasy NT qui est un jeu de combat et qui est sorti le 30 janvier dernier sur PS4.

Cette édition mobile est un jeu gratuit de style « gacha » qui fait légion sur Google Play Store ainsi que l’App Store d’Apple. Ce genre de jeu vous tente constamment avec des achats dans l’application qui sont aussi achetables avec des devises acquises dans le jeu, mais avec une certaine rareté. Vous pouvez utiliser ces ressources pour acheter des items de façon aléatoire, donc vous ne savez jamais exactement ce que vous allez avoir.

Les tirages au sort utilisent une devise que l’on peut acheter avec de l’argent véritable ou avec celui du jeu.

 

Final Fantasy avait déjà ce genre de présence sur mobile avec Final Fantasy Brave Exvius (notre critique) et Final Fantasy Record Keeper. La différence, cette fois, est que les héros de la série sont directement impliqués dans l’histoire plutôt que d’être des « illusions » ou autres. Ce sont les mêmes héros que nous avons suivis durant les différents jeux de la série, qui ont été extirpés à un moment ou l’autre de l’histoire de leur jeu respectif et qui se retrouvent dans le monde présenté dans Opera Omnia.

Système de jeu

Vous pourrez ajouter à votre équipe les différents personnages au fur et à mesure que vous les rencontrez et combattre par trois contre les différents ennemis dans un mode « tour par tour » simplifié. Ce que j’ai aimé, c’est que contrairement à d’autres jeux dans le même genre, on n’empêche pas les joueurs de jouer avec les personnages qu’ils aiment avec un système d’affinité ou des quêtes spécifiques à certains types de personnages.

Les tirages au sort achetables vous permettent d’obtenir de l’équipement et non des personnages. Ces équipements ont plus ou moins de rareté. Ceux qui sont les plus rares ont une affinité spécifique avec un des personnages qui lui permet d’avoir accès à une habileté spécifique. Évidemment, le problème reste qu’il peut être difficile et coûteux d’obtenir l’arme pour notre personnage préféré. Vous finirez sûrement comme moi à jouer avec les personnages pour lesquels vous avez été chanceux et qui seront donc plus puissants, en attendant d’avoir assez de devise pour tenter votre chance à nouveau.

Combats

Au niveau des combats, j’ai trouvé que c’était un peu répétitif, mais on a quand même tenté d’amener un peu de stratégie à une approche vieille comme le monde. Vous pouvez attaquer en mode « Bravery » (ou bravoure) et en mode « HP ». En attaquant en mode « Bravery » vous vous assurez que votre prochaine attaque « HP » sera plus puissante.

Chaque tour amène son lot de stratégie puisque vous ne pouvez pas attaquer sans arrêt sans passer en mode « Bravery » car vos attaques seront réduites à zéro. De même, si vous n’avez pas de bravoure, les ennemis pourront facilement passer vos défenses et faire réduire vos points de vie. Les combats sont assez faciles si vous avez obtenu des armes dans les tirages au sort, mais si vous tentez des quêtes un peu plus avancées que votre niveau, la difficulté est accrue et vous devrez être bien équipés.

Histoire

Le point faible du jeu pour moi est l’histoire. Le monde de la déesse Matéria est en péril et le valeureux Mog part à la rencontre des héros de la lumière qui ont été amenés magiquement à travers des portails pour sauver le monde. Chaque personnage que l’on rencontre ne se pose aucune question et décide de nous suivre dans notre quête. En une heure de jeu, vous aurez déjà une dizaine de personnages parmi lesquels choisir.

Le monde a l’air complètement vide d’habitants mis à part les monstres qui eux aussi sont apparus à travers de mystérieux portails. Le discours des différents héros nous rappelle leurs incarnations originales, mais demeure assez générique. En deux chapitres, on ne sait toujours pas ce qui se passe sauf qu’on doit fermer des portails. On rencontre Kuja, le vilain de Final Fantasy IX, qui ne nous en apprend pas davantage.

Sur la carte où l’on débute nos différentes quêtes, on rencontre des points d’histoires qui nous montrent une interaction entre les personnages. J’ai bien aimé qu’on fasse l’effort de développer l’histoire à travers ces scènes, mais c’est souvent peu intéressant et les tentatives d’être drôle tombent à plat. Je garde quand même espoir que l’histoire évoluera avec le temps et qu’on aura une intrigue plus développée avec la suite des choses.

Graphiques

L’écran de départ nous permet de voir une rotation des personnages que nous avons débloqués

 

Côté graphique, on reste sur notre appétit. On croirait jouer à un jeu de l’époque PlayStation 2. Je peux comprendre qu’on veuille pouvoir fonctionner sur un maximum d’appareils, mais je crois qu’on aurait pu en faire plus. Les décors sont presque toujours les mêmes durant un chapitre et mis à part les personnages eux-mêmes, il n’y a rien qui se passe. On a accès à un vaisseau à la fin du premier chapitre, mais on ne le voit jamais dans le jeu. C’est à croire que les développeurs n’ont pas voulu se donner la peine de le produire. Le seul personnage qui est presque identique à sa version originale est Vivi, qui vient d’un jeu de l’an 2000 sur la première console PlayStation. C’est tout dire ! Malgré tout, les graphiques n’auraient pas été aussi importants pour moi si l’histoire avait été à la hauteur.

Musique

La musique est intéressante, on retrouve différentes versions de chansons que l’on connait à différents moments durant le jeu. À la fin du chapitre 2, on affronte Kuja et c’est la musique des combats de boss de son jeu (Final Fantasy IX) que l’on fait jouer. C’est une touche appréciée. On est nostalgique, mais en même temps il y a tellement d’endroits pour entendre ces pièces maintenant que l’on est un peu en appétit pour de nouveaux arrangements ou de nouvelles pièces complètement.

Conclusion

Au final, si vous êtes un fervent amateur de Final Fantasy, vous allez sûrement apprécier de retrouver vos personnages préférés dans un nouvel élément. Le genre de jeu avec la loterie pour l’équipement est un peu désolant pour moi parce qu’on sent qu’on veut nous faire dépenser pour vraiment pousser le développement de nos personnages.

Ce n’est pas le jeu de rôle ultime que j’aurais voulu pour la série Final Fantasy vu le succès de cette série, mais peut être que le jeu pourra évoluer avec le temps. Je vais continuer d’y retourner pour suivre l’histoire et voir où cela ira, mais j’ai l’impression que je continuerai de rêver pour un bon moment.

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Dissidia Final Fantasy Opera Omnia

Scénario
Graphismes
Bande sonore
Jouabilité
Durée de vie

Passable

J'ai aimé la variété des personnages, le combat et la musique mais j'aurais aimé une histoire plus originale, de meilleurs graphiques et un système qui n'inclut pas de micro-transactions.

User Rating : Be the first one !

À propos de Francis Lamarre

Geek de jeu vidéo depuis que je peux tenir une manette et père depuis peu. J'adore surtout les RPG et JRPG qui ont une capacité de nous embarquer dans un autre monde et de nous faire vivre de vibrantes émotions à travers l'histoire et les personnages. J'aime également les jeux d'aventures et explorer de nouveaux genres. Je suis programmeur de profession et j'aime également la technologie, les jeux de société et les films de super héros! Je suis également amateur de sports. Bref je suis le public cible de plusieurs compagnies qui font dans le divertissement et j'adore ça!

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