[Critique] The Secret World

« Tout est vrai », ou « Everything is real », est un des slogans de The Secret world. Et ça représente très bien le jeu. Après les déboires dans l’univers d’Hyboria avec Age of Conan, Funcom nous emmène dans un univers moderne et réaliste où toutes les théories et conspirations de la planète se révèlent vraies. Emily Gera sur The Verge a dit, et je cite « The Secret World is Funcom’s rumination on what it would be like if MMO development was taken over by Neil Gaiman. »  The Secret World est la version de Funcom du développement d’un MMO si Neil Gaiman en prenait les commandes. Et pour avoir lu Neverwhere, le livre qui, je crois, s’approche le plus de l’univers, elle ne pouvait être plus exacte.

The secret world est l’un des rares MMO où les puzzles offrent vraiment un défi. Depuis peu, l’engin de Funcom a un navigateur Web intégré et le jeu en fait usage à 100 %. De nombreuses énigmes requièrent de la recherche approfondie. C’est un excellent point pour TSW (The Secret World). Que ce soit des références au code morse ou des allégories sur l’histoire des Illuminati, ou encore simplement des coordonnées sur une carte, on peut passer beaucoup de temps sur le web à chercher les réponses (sans tricher, bien sûr !)

Pour le reste des éléments familiers, le jeu nécessite quelques révisions, mais il reste très divertissant. L’interface est très simple et la vision contraste beaucoup avec les milliers de barres et d’indicateurs dans l’écran. Le système de traçage des objectifs marche à merveille, un des vestiges d’Age of Conan. La musique est sélective et plutôt rare, elle ajoute au drame du moment. Cependant, ce qui m’a vraiment attiré est l’univers et la diversité des tâches à accomplir.

J’ai vu les premières bandes-annonces de TSW sur internet et le jeu m’a tout de suite gagné. Des zombies, des monstres classiques comme les créatures du lagon, des mini-Chtulu. L’atmosphère est parfaite ! Par contre, il y a beaucoup de choses qu’on ne m’avait pas dévoilées, tel que le système de classes et de combat : le jeu est basé sur la versatilité. Tout le monde peut tout faire. C’est génial en théorie, mais en pratique, il faut faire attention pour ne pas s’étaler sur plusieurs archétypes en même temps, au risque de se retrouver plus faible que les autres, au même niveau.

Certains diront que le système peut désavantager les nouveaux joueurs, ce à quoi je réponds que ce serait par manque d’exploration. Le jeu a un système de « decks », qui consiste en un ensemble d’habiletés et d’armes qui remplissent certaines tâches très précises, comme l’absorption de dégâts et garder l’attention de plusieurs monstres à la fois, éviter plusieurs sources de dégâts à la fois et attaquer un monstre plus précisément ou encore faire du dégât sur plusieurs monstres à la fois, ou sur une période de temps, etc. Bref, ce sont les guides pour les moins aventureux. Ensuite, l’interface et les interactions avec les objets sont identiques au système d’Age of Conan. C’est simplement des cercles sur la carte pour indiquer les zones de quêtes et de recherche d’objets, et un contour orange pour indiquer les objets avec lesquels interagir. C’est incroyablement clair et efficace, un bel apport des jeux précédents. Les menus sont traditionnels et propres, non sans rappeler la barre de tâche de Windows. L’interface de retour de quêtes et d’informations est faite pour ressembler à un téléphone cellulaire, ce qui est bien fait aussi.

Un autre élément vraiment bien réussi est les instances. On passe notre temps sur les chefs de niveau et non à battre des monstres aux récompenses minimales. Les stratégies sont variées et intéressantes, franchement chapeau ! De plus, pour les gens qui s`y intéressent, le jeu n’est pas entouré de mille livres pour fonder l`histoire du jeu, donc il y a, à travers tout l’univers du jeu, des carrés jaunes qui donnent une fraction de l’histoire d’un élément spécifique de l’univers. Ceux-ci rassemblés en collections qui donnent des bonus, comme des costumes ou des armes à l’apparence spéciale, et bien sûr, des accomplissements.

Par contre, le jeu à ses lacunes. Le combat est répétitif à la longue. Les habiletés se développent rapidement au début, mais une fois une rotation établie, c’est difficile d’en sortir. Ensuite, les distances entre les points importants du jeu augmentent avec le temps, mais la vitesse de course, elle, à peine. Donc on passe plus de temps à courir et moins de temps à faire les quêtes. Ensuite, le jeu tente d’encourager le joueur à se battre en bougeant, mais l’engin maîtrise les manœuvres mouvement-combat tellement mal que je préfère rester sur place.

Pour conclure, devriez-vous acheter ce jeu ?

OUI

The Secret World est un des rares jeux de type MMO qui demande au joueur de se servir de sa tête. C’est loin du modèle de quête générique proposé habituellement. De plus, l’atmosphère et l’univers proposés sont incroyablement intéressants et poussent le joueur à chercher les éléments de l’histoire égarée un peu partout dans le monde. Malgré ses lacunes, je crois que The Secret World apporte un vent de fraîcheur bien mérité au genre MMO, et je reste positif quant à l’avenir du jeu. Et puis même si, comme certains autres, il tombe gratuit, le temps passé sur le jeu ne sera pas perdu, car l’avancement du personnage est extrêmement long.

À propos de Jonathan Lemonde

Enthousiaste PC, Analyste au controle de la qualite en jeux video, je m’eparpille un peu partout a la recherche des jeux qui me font flipper, sur toutes les consoles possibles et imaginables. Je brise aussi beaucoup d’appareils pour mon plaisir personnel! :D

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