La pénombre masque vos intentions criminelles. Alors que vous vous déplacez furtivement à travers la galerie, vous guettez les mouvements de gardiens, les angles des caméras et les aller-retours des robots. Votre objectif : vous emparer du joyau. Sur le chemin, absolument tous les items de valeur sont une cible légitime. Voilà donc un résumé de ce que vous devrez faire dans Thick as Thieves, un jeu d’action et de furtivité à la première personne. Un réel simulateur pour ceux qui, comme on dit dans le jargon, ont les doigts croches.
- Studio de développement : Otherside Entertainment
- Éditeur : Megabit Publishing
- Plateformes disponibles : PC, PS5, Xbox X Series
- Plateforme de test : PC
- Date de sortie : 20 mai 2026
- Classement : T pour adolescents
- Prix : 5,99$
- Page Steam du jeu

Cet article sera relativement bref, puisque le jeu, bien que doté de solides mécaniques de jeu, ne présente que deux cartes et seize missions. C’est mince, mais pour une offre à 5,99$, on s’en plaindra pas davantage. On peut penser que Thick as Thieves a de quoi rappeler les missions furtives de Payday, mais en version beaucoup moins violente. En fait, on apprécie le petit côté « dessins animés » du choix de design pour ce jeu.
Kilcairn
L’action du jeu se déroule dans la ville fictive de Kilcairn, en Écosse. C’est aussi dans un monde alternatif, au tournant des années 1910 que l’on évolue alors qu’il y a une tendance steam punk bien assumée, en plus de l’ajout d’une touche de magie. En effet, si l’on retrouvera des tourelles, robots et autres engins anachroniques pour l’époque, l’on devra aussi composer avec des fantômes et des portails lors des braquages.

Dans Thick as Thieves, vous vous retrouvez à incarner un escroc qui remplit des contrats pour la guilde des voleurs. Au fur et à mesure que vous complétez les missions, l’histoire de la ville et des personnages qui l’habitent se dévoile peu à peu et l’on en apprend davantage sur cet univers alternatif.
Thick as Thieves : entre Araignée et Caméléon
Pour compléter les larcins au nom de la guilde, vous pourrez choisir entre les deux personnages, l’Araignée ou le Caméléon (à débloquer en faisant des missions). Si la première dispose d’un grappin et est plus furtive, le second saura se fondre dans le paysage. La plupart du temps de jeu sera consacré à remplir un objectif, par exemple voler un objet précis ou amasser une certaine valeur en argent, en évitant de se faire pincer. Pour cela, on devra s’infiltrer dans un lieu, éviter ou neutraliser gardes et machines, puis s’enfuir avec le magot.

C’est donc une proposition relativement classique de jeu de furtivité. Les personnages disposent d’outils comme des fumigènes ou des bombes électromagnétiques pour les aider à franchir les étapes. Il faudra aussi un bon sens de la navigation et une bonne mémoire pour retrouver son chemin.
Bon, il est certain qu’avec seulement deux cartes et 16 missions, pour environ quatre heures de jeu, Thick as Thieves n’a pas beaucoup de diversité. Si les rondes des gardes et la disposition des items et adversaires est aléatoire à chaque lancement de la mission, on fait rapidement le tour. Heureusement, le mode coop à deux joueurs vient réellement sauver la mise alors que les défis se transforment, par exemple en ayant désormais la possibilité de se faire sauver si l’on se fait capturer par les gardes.

Filou félin
Thick as Thieves a beaucoup de potentiel. Pour quelqu’un comme moi qui a passé beaucoup de temps dans la série Payday à faire des braquages furtifs, il y a quelque chose de satisfaisant dans cette proposition vidéoludique. Les environnements sont jolis, la signature graphique agréable à l’oeil et l’action omniprésente.
Mais c’est certain qu’il y a peu de contenu. Certaines missions sont répétitives. L’intelligence artificielle des gardes laisse parfois à désirer. Parfois, il y a des longueurs, ce qui ne devrait pas arriver dans un jeu dont l’objectif est de réussir un vol parfait.
On en tirera donc une expérience mitigée. Le développeur mentionne que le contenu actuellement disponible est une campagne d’introduction et que davantage est à venir. Souhaitons-le.

J’aime
- Le genre des jeux de discrétion et d’infiltration
- Les graphismes dessins animés sympathiques
- Le contexte steampunk magique
- Un prix très accessible
J’aime moins
- La durée de vie très courte du jeu
- Peu de missions
- Peu de diversité de personnages
La copie de Thick as Thieves a été fournie par Megabit Publishing
Thick as Thieves
Scénario
Graphisme
Bande sonore
Jouabilité
Durée de vie
Les doigts croches
Thick as Thieves est une courte expérience, mais bien plaisante. Si on déplore le peu de missions, de cartes et de personnages, l’expérience en soi reste excellente. On infiltre des lieux grandioses, on évite les gardes et les pièges tout en dérobant des items de valeur. On en prendrait plus !
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