Mina the Hollower : un autre succès franc pour Yacht Club Games

Yacht Club Games a travaillé presque exclusivement sur la franchise Shovel Knight de 2014 à 2022. On a eu droit à un très bon jeu, suivi de trois autres histoires dans le même univers, de multiples productions dérivées, un jeu Apple Arcade et même un jeu de combat. Ils n’ont d’ailleurs pas terminé avec cette franchise, puisque quelques jeux sont encore en développement. L’éléphant dans la pièce ? Est-ce que Yacht Club Games pourront recréer le succès de leur première franchise, ou sont-ils condamnés à vivre ou mourir avec Shovel Knight ? Annoncé en 2022, Mina the Hollower faisait déjà tourner les têtes. Son style rappelait les succès du Game Boy Color, on voyait du Zelda dans cette annonce. Ce qui avait accroché ? Une campagne Kickstarter pour financer le jeu après avoir vendu des millions de Shovel Knight. Quelques personnes avaient fait part de leur mécontentement de faire financer un jeu après avoir eu un énorme succès avec Shovel Knight. Malgré tout, la campagne a été une réussite et le jeu a été financé à la hauteur de 1 239 584 dollars ! Est-ce que l’attente en valait la peine ? C’est ce qu’on va voir dans ma critique !

  • Studio de développement : Yacht Club Games
  • Éditeur : Yacht Club Games
  • Plateformes disponibles : Switch 1-2, PS5, Xbox Series, PC
  • Plateforme de test : Switch 2
  • Classement : E10+, Violence fantastique
  • Prix : 23,99$
  • Site officiel du jeu
  • Page Steam du jeu
Mina the Hollower
Le jeu débute avec intensité !

Mina the Hollower à votre façon

On entend souvent des comparaisons avec The Legend of Zelda pour ce jeu. Zelda repose sur un principe de donjons et d’objet à débloquer pour progresser. Ce n’est pas le cas du tout ici. Mina the Hollower vous offre tous les outils dont vous avez besoin pour aller où vous voulez. Le jeune vous guide de façons très discrètes, surtout grâce aux journaux. Ceux-ci vantent vos exploits et indiquent la suite « normale » du jeu. La crypte est normalement la première partie et le marais sera indiqué dans le journal après celle-ci. Vous ne voulez pas faire le marais ? Ne le faites pas, allez à la plage ou dans le village. L’histoire est surtout passive, on a beaucoup d’histoire au début et à la fin, pour le reste, c’est plus tranquille, on parle des régions qu’on visite, mais rien de majeur.

Dans ce jeu, ce qui sort de l’ordinaire, c’est la mécanique de creuser et se déplacer dans le sol qui est à l’avant-plan. Cette mécanique vous permettra de sauter plus loin, d’éviter les attaques, d’activer des choses, de trouver des passages secrets ou d’aller plus vite. Bref, le jeu est construit autour de ça. Les armes et armes secondaires viennent compléter le tout. Au départ, vous choisissez une arme parmi trois. Les dagues rapides, le marteau lent et puissant et le fouet qui offre une certaine distance dans vos combats. Vous pourrez les améliorer au cours du jeu ainsi que changer dans le futur. Deux autres armes sont dans le jeu, mais je garde la surprise. Vous avez aussi une panoplie d’armes secondaires. Celles-ci nécessitent des « joules ». Comparez ces joules à du mana. Vous ne pouvez utiliser les armes à volonté et vous devrez en trouver pour en utiliser à nouveau.

Les environnements sont variés

Un Zelda-like ? Pas vraiment

Bref, ce jeu n’est pas basé sur The Legend of Zelda, ou ceux auxquels vous pensez. Certaines mécaniques font penser à un Souls-like. Vous aurez à collectionner des os qui serviront à augmenter votre niveau. Si vous mourez, vous les perdez. Par contre, le jeu a adouci cette mécanique avec les orbes de Spark. Vous aurez un Orb au départ et quand vous mourrez, un Orb tombera au sol. Récupérez cet Orb et vous ne perdrez aucun os si vous mourez à nouveau. Si vous perdez la vie et que vous n’avez plus d’Orb, vous perdez vos os. Au début, c’est difficile. Vous mourez souvent, mais après quelques heures, vous pouvez augmenter substantiellement votre quantité d’Orb et ça devient facile de ne rien perdre.

Lorsque vous augmentez un niveau, vous pourrez choisir, un peu comme Zelda II (eh oui !), entre plus de défense, plus de dégât, plus de dégât des armes secondaires ou une réserve d’os qui ne peut se perdre si vous mourez. Vous pouvez aussi attendre au prochain niveau puisque plus vous augmentez un des choix, plus ce choix particulier coûte cher.

Une panoplie d’accessoires pour vous aider

La magie de l’exploration de Mina

Le jeu est magnifique, les musiques sont excellentes et l’action est satisfaisante. Ce n’est pas le meilleur que le jeu a à offrir. La vedette du jeu est son monde. Chaque écran a ses secrets. Des trésors se trouvent partout. Des petits évènements uniques et des liens avec d’autres écrans se trouvent dans chaque recoin. Il y a énormément de contenu. Les os pour monter de niveaux sont aussi la monnaie du jeu. Vous pouvez acheter des armes, des améliorations, des orbes, plus de vie ou une deuxième arme secondaire. Vous avez tout intérêt à explorer. Les personnages sont remplis de charme et leurs quêtes secondaires, quoique mineures, sont d’une certaine importance à la fin du jeu.

Chacune des zones majeures est unique et a ses propres mécaniques. Certaines sont plus irritantes que d’autres et auraient eu intérêt à être mieux équilibrées… ou pas ? Le jeu regorge d’accessoires que vous pouvez équiper et qui vont diminuer les problèmes d’une zone. Vous devez apprendre à mieux vous équiper et à changer votre configuration d’accessoires. Le jeu vous punit si vous tentez de juste foncer tête baisser. Un endroit a beaucoup d’éclairs et un des accessoires a un effet pour contrer ça. Utilisez-les !

Votre havre de paix pour reprendre votre souffle

Un de mes coups de coeur

Mina the Hollower est magnifique, la musique est mémorable, l’univers est intéressant, mais surtout, le jeu est amusant. J’espère revoir cet univers dans les prochains projets de Yacht Club Games. Les deux fins possibles laissent présager une suite possible, quoique dans deux directions totalement opposées. J’aurais aimé une difficulté plus égale, même si j’ai joué sans les modificateurs de difficultés, le jeu est intimidant pour le premier 10 % et le dernier 10 %. Le reste, c’est trop facile. Par contre, ça n’a gâché en rien mon plaisir d’explorer et de trouver tous les racoins et secrets possibles de cette énorme région. Yacht Club Games disaient avoir besoin d’un succès pour rester à flot. Je leur souhaite le plus gros succès possible, parce qu’avec certitude, ils savent faire de bons jeux.

J’aime

  • Chaque section du jeu est remplie de choses à faire
  • Tous les puzzles sont accessibles aussitôt qu’on les voit, il suffit d’y penser
  • La jouabilité
  • Un prix incroyable pour le contenu
  • 60 accessoires, 5 armes et 15 sous-armes permettent une jouabilité propre à chacun

J’aime moins

  • L’histoire est un peu négligée sauf à la fin
  • La difficulté présente au début disparaît complètement avant de revenir pour la fin seulement

La copie de Mina the Hollower a été fournie par Yacht Club Games.

Mina the Hollower

Scénario
Graphismes
Bande sonore
Jouabilité
Durée de vie

Excellent

Mina the Hollower est une expérience rétro parfaite. On explore sans voir le temps passer, on avance, on découvre tout le charme de ce jeu au fur et à mesure et à la fin on se dit : déjà ? Même si ça fait déjà 20 heures qu'on joue.

À propos de Olivier Grondines

Fanatique des jeux vidéo depuis le premier 386 familial. Cinéphile à temps partiel. J'adore me plonger dans tout ce qui se considère comme jeux vidéo même si mon coeur réside dans le rétro !

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