Pragmata a été annoncé en 2020. C’était une grosse nouvelle, puisque c’était le premier titre d’une nouvelle franchise de Capcom en 8 ans ! Comme le développement des jeux vidéo est toujours fluide et linéaire (tousse tousse), Pragmata a passé à travers plusieurs itérations et embûches pour finalement aboutir dans nos maisons ce printemps. Une offre assez unique, une poutine de puzzles en temps réel mélangé à un jeu de tir à la troisième personne tout en déplaçant votre personnage. Ça paraît compliqué, c’est plutôt simple et très bien réussi. C’est aussi un jeu qui ne s’enfarge pas dans les fleurs du tapis. Il n’y a pas 1001 mécaniques compliquées ou une histoire terriblement profonde. C’est un jeu d’action d’abord et avant tout pour le meilleur, mais pas vraiment pour le pire. Voici ma critique de Pragmata !
- Studio de développement : Capcom
- Éditeur : Capcom
- Plateformes disponibles : PS5, Switch 2, PC, Xbox Series S/X
- Plateforme de test : PS5
- Classement : T – Adolescent pour violence et langage
- Prix : 79,99$
- Site officiel du jeu
- Page PS Store du jeu

Un jeu assumé, pas compliqué
Vous incarnez Hugh, un astronaute appelé à enquêter sur une base sur la Lune qui est pratiquement devenue une imprimante 3D de luxe à ciel ouvert. Bien entendu, les choses tournent mal et Hugh se retrouve isolé. L’intelligence artificielle (un jeu de notre époque !) est virée dingue et fera tout en son pouvoir pour vous éliminer. Son arsenal ? Une armée de travailleurs robots corrompus par cette IA. D-I-0336-7, ou Diana, est une Pragmata. Vous la rencontrez très rapidement dans le jeu et elle est en fait un Android super avancé. Elle est l’une des deux protagonistes que vous jouerez simultanément avec Hugh. Notre héros s’occupe de tirer et de bouger, Diana, perchée sur votre épaule, s’occupe de pirater les robots tueurs. Un duo d’enfer avec une dynamique somme toute adorable.
En gros, vous et votre équipe êtes appelés suite à un accident sur la base lunaire dénommée « The Cradle ». Dans cet univers, la découverte de la matière nommée « Lunafilament » est révolutionnaire. Cette découverte permet de répliquer n’importe quels matériaux ou objets qui existent, ou presque. L’intelligence artificielle qui s’occupe de la base s’est corrompue et vous considère désormais comme une menace. Après avoir rencontré Diana, vous la confondez pour un enfant et tenterez de la protéger d’androïdes tueurs. Elle s’avérera être aussi un androïde hyper avancé. Une Pragmata et elle vous aidera à éliminer la menace robotique. Vous aurez à explorer un magnifique jeu à l’ambiance futuriste ou le Lunafilament permet de réaliser toutes les idées du développeur dans une ambiance lunaire. Tout n’est pas parfait avec ces filaments, vous en apprendrez plus au fur et à mesure, mais d’abord, vous devez reprendre contact avec la Terre.

Une jouabilité bien aiguisée et originale
Le jeu en est un qui va droit au but. Vous aurez à explorer des secteurs un à un tout en retournant régulièrement à votre « base ». Les secteurs ne sont pas aussi linéaires qu’on peut le croire au départ et la verticalité de l’environnement y est très importante. Vous aurez bien sûr à vous rendre à la fin du secteur, mais au fur et à mesure vous aurez des plateformes, des combats, des petits puzzles et des objets dissimulés. Vous pouvez bien sûr courir et marcher, mais vous pouvez aussi planer légèrement à l’aide de vos propulseurs. Ceux-ci rajoutent une petite couche de jouabilité agréable qui rend l’exploration parfois plus dynamique.
Diana, quant à elle, s’occupe de pirater les robots et divers éléments technologiques de l’environnement. Les puzzles d’environnement sont souvent très simples. On tourne des sections, mais parfois l’ordre des sections est important. Les puzzles de combats sont plus dynamiques. Vous n’avez que quelques boutons pour tirer et changer d’arsenal, les 4 boutons d’actions (triangle, carré, cercle et la croix sur PlayStation) vous permettent de vous déplacer dans la matrice des robots que vous piratez. Leur matrice possède un objectif pour pirater le robot ainsi que divers points de contrôles qui augmentent les effets de votre piratage si vous passez à travers ceux-ci.
C’est absolument nécessaire si vous voulez être efficace. Tout ça se déroule pendant que vous contrôlez Hugh. Vous devrez tirer, esquiver, sauter et viser tout en gardant un oeil sur votre piratage ! Ça semble trop, mais c’est réellement bien fait. Vous avez aussi quelques armes temporaires en plus de votre pistolet permanent. Ces armes temporaires ont souvent des effets utiles comme de faire plus de dégâts à des armures ou de simplement immobiliser les robots pour vous laisser plus de temps pour pirater. Le fait qu’ils soient temporaires rend le jeu beaucoup plus varié.

Originale, mais à l’ancienne ?
Si vous cherchez une expérience rappelant les générations de consoles plus anciennes, c’est exactement le jeu qu’il vous faut. De l’action à profusion, des mécaniques expérimentales, une histoire un peu secondaire, bref on est dans un jeu sorti des années 2010. Rien de trop compliqué, c’est relativement simple et droit au but. C’est justement ça qui fait que le jeu est si amusant pour moi. On sort du moule des jeux AAA récents où tout est aseptisé et que tous les jeux sont peu semblables.
Vous avez un hub central où vous devrez acheter des améliorations pour votre aventure. Vous pouvez améliorer vos armes pour qu’elles aient plus de balles ou de dégâts. Hugh aussi s’améliore, que ce soit pour vous permettre de planer plus longtemps ou d’avoir plus de vie. Diana aussi, bien entendu, peut être améliorée pour pirater mieux, par exemple. Bref, rien de trop compliqué. Des petits menus, riens de très gros et juste assez jolis. Vous pouvez aussi admirer la collection d’objets que vous avez trouvés dans les niveaux. Que ce soit des trucs de la Terre afin que Diana s’amuse ou encore une des statues d’une mascotte du jeu qui se retrouvent cachés à plusieurs endroits. Exactement comme Mr Everywhere dans Resident Evil. Vous devrez aussi préparer votre voyage vers un des secteurs à explorer.
Le jeu regorge de style, Diana est adorable, mais un bémol, Hugh. Il est monotone, ses lignes pour la moitié du jeu c’est de dire que Diana parle beaucoup, on dirait. Il manque on peu de personnalité, mais ça débloque, éventuellement. Le jeu est magnifique, mais l’introduction de la base lunaire me rappelait aussi les jeux de PS2 à l’époque. Le nombre d’artefacts (aliasing) était incroyable. Heureusement, c’est un des seuls moments où ça paraissait autant, mais c’était frappant. Ça faisait des années que je n’avais pas vu ça. Je joue sur une PS5 standard, c’est peut-être pour ça ? Côté voix et acteurs, rien à redire, c’est bien joué, sans être trop joué. J’ai eu la chance de voir le jeu rouler sur une Nintendo Switch 2 et c’était bluffant. Moins beau qu’une PS5, c’est certain, mais pour une console portable, que ça roule aussi bien ? J’ai été très agréablement surpris. Petite note sur la difficulté, j’ai trouvé le jeu très accessible et vous pourrez l’ajuster à votre guise.

Trop court ?
Non, le jeu, malgré une durée de vie de 10-15h, n’est pas trop court. Il est magnifique, les acteurs sont bons, il est original et la jouabilité est gratifiante. Que demander de plus ? Le jeu n’étire pas la sauce et est juste assez long pour ne pas trouver que c’est trop court. Trop peu de nouveaux titres dans cette avalanche de remakes et de suites qu’est le jeu vidéo en 2026. Pragmata est un beau produit qui fait du bien sans être une révolution des jeux AAA. Vivement un autre titre dans cet univers, le principe des puzzles en même temps que l’action est vraiment une belle recette. Le prix est légèrement moindre qu’un jeu AAA régulier, n’hésitez pas, il en vaut la peine !
J’aime
- Le piratage en temps réel est très satisfaisant et original
- Le jeu s’assume à 100 %
- La relation avec Diana
- N’étire pas la sauce
J’aime moins
- Histoire peu profonde
- Des artefacts graphiques imposants, surtout au début du jeu
La copie de Pragmata a été fournie par Capcom.
En conclusion
Scénario
Graphismes
Bande sonore
Jouabilité
Durée de vie
Rafraîchissant
Original, bien dosé et assumé, Pragmata est très agréable à jouer. Ça me rappelle les jeux d'actions d'antants sans leurs défauts. J'adore.
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