Et si on repartait à l’aventure ?
C’est exactement la promesse d’Astrolabe, une toute nouvelle maison d’édition qui débarque avec une ambition claire : faire de la BD de genre son terrain de jeu principal. Fantasy, science-fiction, horreur, polar, western… ici, pas de frontières, juste une envie assumée d’explorer tout ce que l’imaginaire peut offrir.
Honnêtement ? Je suis très intéressée de suivre certaines des collections proposées et voir jusqu’où mon imaginaire pourra voyager avec eux.
Une maison d’édition pensée comme une carte du monde

Ce qui frappe d’abord avec Astrolabe, c’est sa structure. Pas juste une ligne éditoriale, mais une véritable cartographie. Chaque collection porte le nom d’un lieu mythique :
- Charybde pour la fantasy maritime
- Elysium pour la science-fiction et l’anticipation
- Metropolis pour l’action
- Olympe pour la mythologie
- Avalon pour la fantasy
- Armadillo pour le western
- Carcosa pour l’horreur et le fantastique
- Gomorrah pour le polar et le thriller
- Et toujours de la place pour les hors collection
Chaque titre devient un territoire, une ambiance, un genre. Une manière intelligente de guider les lecteurs sans les enfermer.
L’idée est simple et très intéressante : transformer le catalogue en continent éditorial à explorer.
Leur vision : remettre le genre au centre
Astrolabe ne se cache pas : le projet est né d’un constat. Les récits du genre, longtemps perçus comme « mineurs », sont aujourd’hui au coeur des grandes oeuvres modernes. Et dans un contexte où le réel devient parfois difficile à digérer, ces histoires deviennent aussi des outils pour réfléchir, comprendre ou simplement s’évader.
Comme ils le disent eux-mêmes, l’objectif est de provoquer un sentiment d’évasion, libérateur ou terrible. Et ça résume parfaitement l’intention : du divertissement oui, mais pas vide.
Une distribution artistique internationale assez solide
Là où Astrolabe frappe fort, c’est dans son réseau. On parle quand même de noms comme :
- James Tynion IV
- Sean Murphy
- Ram V
- Matteo Scalera
… aux côtés d’auteurs européens reconnus comme Frederik Peeters, Serge Lehman ou Kid Toussaint.
Le message est assez clair, Astrolabe ne veut pas être une petite structure locale. C’est un projet pensé à l’international dès le départ. Et en parallèle, ils ouvrent aussi la porte à des nouveaux talents, notamment Léo Chérel, qui lancera le bal avec Pourpre-Sang.

Des lancements 2026 qui donnent déjà le ton
Le lancement n’est pas juste théorique. Le programme est déjà bien rempli. Parmi les premières sorties :
- Pourpre-Sang : une fantasy maritime entre pirates et monstres
- Le Dernier Pilote : une SF mécanique dans un monde dominé par l’IA
- Le Quatrième Père : un road trip familial avec un ancien super-héros en fuite
- Le Phare : une anthologie qui traverse plusieurs genres
Chaque projet explore une facette différente du « genre », comme un manifeste en plusieurs morceaux.
Une maison à surveiller de très près
Astrolabe ne réinvente pas la BD. Mais elle fait quelque chose de plus intéressant, elle assume pleinement ce que beaucoup tentent encore de diluer. Du genre, du vrai. Sans complexe.
Si la promesse est tenue, on pourrait bien tenir là un nouvel acteur important pour tous ceux qui cherchent encore à être transportés ; que ce soit par des récits d’aventure habités, des fictions spéculatives qui frappent autant l’imaginaire que la réflexion, ou des incursions plus sombres, capables de laisser une trace après la dernière page.
Bref, une maison d’édition qui ne veut pas juste raconter des histoires…. mais nous faire voyager. Et ça, c’est exactement ce qu’on demande.
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