Concours

Hordes et Warmachine

Tu dois commencer à le savoir, je suis un maniaque de jeux. Cependant, il n’y a pas que les jeux vidéo dans la vie !

En collaboration avec la boutique Le Griffon de Sherbrooke, je vous présente dans cette chronique divers jeux de table (war games et board games), type de jeux popularisé entre autres par Games Workshop, ainsi que des pen & paper, dont le plus célèbre à ce jour demeure l’excellent Dungeons & Dragons.

Hordes et Warmachine, jeux sur table

Pour commencer cette (géniale !) nouvelle chronique, je vous présente deux jeux, à la fois distincts et similaires, mais, surtout, complètement compatibles.

Hordes et Warmachine sont des jeux de « batailles de figurines », lesquelles ont lieu au cœur de l’univers d’Iron Kingdoms, un pen & paper publié par Privateer Press. Le monde dépeint combine la magie et la technologie. En d’autres termes, un univers du genre dark fantasy, mais à la sauce steampunk.

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Les Devil Shadow Mutineers | Une bande de mercenaires de Warmachine !

J’ai eu la chance d’avoir droit à une présentation privée, gracieuseté de Vincent Beaulieu, Press Ganger pour Privateer Press, puis de passer un après-midi au Griffon pour observer un tournoi en cour. Je suis forcé d’admettre que je suis tombé amoureux de ces jeux instantanément.

Si tu as déjà joué à Warhammer, ou quelque chose dans le genre, je te dirais que le principe est similaire. Tu choisis une faction et tu composes une armée dans un but fort simple : détruire celle de ton adversaire ! De même que sa joie de vivre et son estime personnelle, bien entendu.

Les nombreuses actions possibles pendant les combats sont résolues par des jets de dés, dont les résultats sont influencés par les différents attributs, tels que la force, propre à chaque unité. Divers jetons et gabarits viennent compléter le tout afin d’indiquer clairement des effets en cour ou encore simuler la zone d’impact d’un sortilège.

Si tu n’as joué à un wargame de ta vie, je te dirais que certains jeux vidéo partagent beaucoup de similitudes. Certains puristes m’arracheraient volontiers la tête juste pour avoir osé dire ça, mais bon, j’aime vivre dangereusement.

Je comparerais le tout à des jeux de guerre tels que Warcraft (tu ne construis pas de bases, par contre) ou même à des RPGs tactiques comme Final Fantasy Tactics ou Valkyria Chronicles, parce que la mécanique de base est la même.

Ton armée est constituée de différentes unités, lesquelles ont chacune leurs forces et leurs faiblesses, et surtout, des habiletés complètement différentes. Pour moi, c’est l’équivalent des jeux vidéo, mais sans télé !

L’analogie étant faite, retournons à nos moutons. Ces jeux sont de type skirmish, plutôt que bataille à grande échelle comme Warhammer. Dans Hordes ou Warmachine, l’armée est formée autour d’un sorcier (plusieurs personnages différents sont disponibles pour chaque faction) qui fait office de chef et qui exerce une influence directe sur le reste des troupes. Il est l’unité la plus importante, sa mort entraînant une défaite immédiate. Le reste de l’armée est composée selon le bon vouloir du joueur, moyennant quelques règles. Ce dernier sélectionne ses unités parmi un vaste choix en dépensant les points requis.

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Vayl, Consul of Everblight et Vyros, Incissar of the Dawnguard. Des sorciers disponibles pour Hordes et Warmachine, respectivement.

Dès que les unités sont sélectionnées, les adversaires placent leur armée respective de leur côté de l’aire de jeu, généralement un espace de 48 ” X 48 ”. Une fois la partie commencée, le tour de chaque joueur est séparé en trois phases.

La première, la phase de maintenance, est le moment où le joueur retire du jeu les ressources allouées par ses sorciers pendant le tour précédent. Il résout aussi différentes actions, comme l’application des dégâts de sorts dont l’effet se prolonge plus d’un tour. Vient ensuite une phase de contrôle où les ressources se régénèrent… juste avant d’être dépensées pour activer des sorts, des attaques, des bonus, etc.

La source du gros fun se trouve dans la troisième et dernière phase : l’activation. Tu actives tes unités une à une, lui faisant faire la totalité de ses actions avant de passer au guerrier suivant. Les façons de défoncer la tronche de ton adversaire abondent. Charger au corps à corps, lancer des sorts (ou tes adversaires !), achever ton ennemi d’une balle entre les deux yeux… de la bonne vieille brutalité comme on aime, quoi ! Les possibilités sont si nombreuses que je pourrais sans doute écrire 10 autres articles juste pour parler d’elles.

En somme, tu pètes une sale coche et tu détruis tout sur ton passage… jusqu’à ce que tu actives ta dernière unité et que le tour de ton chummy, crampé en face toi, commence. Ça, c’est le bout où tu réalises que t’as joué comme un pied pis que tu t’es foutu dans marde pas pire.

Jusqu’à maintenant, les deux jeux te semblent identiques, right ? Cela dit, une première distinction entre les deux saute aux yeux dès que l’on contemple leurs factions respectives et les unités qui les composent. En plus de leurs sorciers et différents types de fantassins, les joueurs recrutent aussi de « grosses » unités.

Du côté de Hordes, les différents clans sont beaucoup plus sauvages, ces derniers faisant fi de la technologie au profit de la magie et utilisant d’énormes créatures, les warbeast, en tant qu’engin de guerre vivant. Tu te retrouves donc avec de gigantesques trolls, des dragons et une foule d’autres créatures fantastiques. Du côté de Warmachine, les factions sont de toutes évidences plus « civilisées ». Le clan Khador, par exemple, est nettement inspiré du régime communiste soviétique. Plutôt que d’utiliser des bêtes, les factions déploient sur le champ de bataille leurs warjacks, d’énorme robot fonctionnant à la vapeur. Ces derniers trimbalent un arsenal ahurissant, capable d’émoustiller les Kim Jong-un de ce monde.

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Le Mountain King (warbeast) et l’Avalancher (warjack). Don’t mess with ’em !

La distinction n’est pas simplement esthétique. Si les commandants des deux jeux utilisent des ressources pour influencer le cours de la partie et contrôler leur warbeasts ou warjacks, les façons de le faire se distinguent. C’est là la grande différence entre Hordes et Warmachine.

Chaque tour, les warcasters de Warmachine reçoivent des points de focus qui représentent leurs pouvoirs magiques. Ils les utilisent pour maintenir des effets déjà appliqués ou encore lancer de nouveaux sortilèges. Ils peuvent aussi en allouer à leurs warjacks afin de les rendre encore plus efficaces… et destructeurs ! La bonne gestion du focus fera la différence entre la victoire et la défaite.

Quant aux warlocks de Hordes, ils génèrent leur puissance à même les warbeasts. Ils forcent les mastodontes à performer certaines actions, lesquelles génèrent de la furie. Ils peuvent alors absorber cette furie et l’ajouter à leur réserve et ainsi activer leurs différentes habilités magiques. Si la furie générée par une warbeast n’est pas entièrement absorbée par le sorcier, la créature risque d’entrer dans une rage incontrôlable ! En d’autres termes, si du côté de Warmachine on parle de gestion de ressource, du côté de Hordes, c’est plutôt une gestion des risques !

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Un extrait de la fameuse page 5 du livre des règles. Les livres sont d’ailleurs disponibles gratuitement sur le site Web de Privateer Press !

Malgré ces différences à propos des genres d’unités et de la façon d’utiliser les ressources, les deux jeux sont complètement compatibles. Ils utilisent les mêmes règles et les mêmes séquences d’actions. Tu peux donc sans problème affronter une faction de Warmachine avec ta tribu sanguinaire de Hordes. Les systèmes étant très bien balancés, personne n’a d’avantages ou d’inconvénients à utiliser une faction ou l’autre.

Tu peux donc laisser les trouillards utiliser des robots et des guns pendant que tu fous le bordel avec tes gangs de trolls !

« Who brings a gun to sword fight anyway ? »

Je tiens à remercier l’artiste Yaum la Machine de m’avoir permis d’utiliser les photos des figurines qu’il peint lui-même. Visitez son site pour contempler l’étendu de son talent ou l’engager pour peindre vos figurines !

À propos de Jonathan Poulin

Ma passion pour les jeux vidéo a commencé à l’âge de 4 ans quand mes parents ont eu la brillante idée d’acheter une console Atari.

Titulaire d’un bac en communication, je combine maintenant ma passion pour la rédaction à mon obsession pour le gaming… pour ton plus grand plaisir!

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