En 2020, j’avais eu la chance de tester Animal Crossing : New Horizons. Lorsque le jeu est sorti et durant plusieurs mois, j’ai joué chaque jour à ce jeu. J’étais accro ! La pandémie a certainement aidé. Cela dit, il est venu un moment où je me suis lassée. J’ai cessé de me connecter chaque jour. Les cafards ont envahi ma maison virtuelle. Et les voisins qui habitaient dans mon île ont peu à peu déserté. Et puis, Nintendo a décidé de nous pondre une nouvelle mise à jour. J’ai ouvert de nouveau le jeu. Et j’ai reçu des messages acérés de mes voisins virtuels. Ils m’ont accusée d’avoir abandonné l’île. Et franchement, je suis vite redevenue accro.
- Studio de développement : Nintendo
- Éditeur : Nintendo
- Plateformes disponibles : Nintendo Switch
- Plateforme de test : Nintendo Switch
- Classement : E
- Prix : 89,99$ (6,99 $ pour le pack d’amélioration du jeu de base)
- Site officiel du jeu

Cette nouvelle version vaut-elle le coût ?
Animal Crossing : New Horizons était déjà excellent sur la première Switch. On peut donc naturellement se demander si cette nouvelle version est justifiée ? Je me suis empressée de transférer mon île afin de reprendre la partie là où je l’avais laissée. J’y tenais. J’avais décoré avec acharnement mon île à la japonaise. J’avais hâte de la retrouver et de voir le temps que j’y avais mis. Je ne me souvenais pas de tout. C’était amusant de redécouvrir tout ce que j’avais moi-même fait, quelques années auparavant. La première chose qu’on remarque en entrant en jeu, c’est assurément que les temps de chargement ont été grandement réduits. Et ça, ça fait plaisir.
Une fois en jeu, on remarque rapidement les textures plus jolies et qui rendent mieux sur la Nintendo Switch 2. L’environnement semble plus marqué, plus travaillé. Certes, ce n’est pas un changement extraordinaire. Mais on le remarque assurément. On peut désormais également utiliser les Joy-Con en mode souris. C’est intéressant. J’ai eu du plaisir à pointer l’écran pour placer des meubles, par exemple. On peut également dessiner des motifs pour nos créations personnelles. Mais bon, finalement, j’ai préféré l’ancienne méthode. Peut-être que d’autres joueurs apprécieront ce nouvel outil plus que moi.

Le mode multijoueur
Au niveau du mode multijoueur, la version Nintendo Switch 2 est très intéressante. On peut désormais jouer jusqu’à douze joueurs, ce qui n’est pas à négliger, comme information. Cela permet une abondance de visiteurs sur notre île. Ou un bordel monumental. Ça change assurément l’expérience. Les sessions de jeux entre amis sont ainsi plus amusantes, plus fluides. C’est un véritable chaos. Mais qui n’aime pas les chaos dans ce genre de jeu ? Nous avons de nouveau droit au mégaphone, un objet qu’on connaissait des précédents titres. Cela permet d’appeler instantanément un habitant grâce au micro. Je me suis amusée à l’utiliser quelque fois. Mais je me suis vite lassée et je l’ai mis de côté. La version Nintendo Switch 2 n’est pas forcément un indispensable, mais elle m’a permis de retourner sur mon île à l’abandon et de redevenir aussi accro que je l’étais, il y a quelques années.

L’hôtel Amiral
La vraie relance d’Animal Crossing se joue cependant ailleurs : dans la mise à jour 3.0. Avec elle arrive l’Hôtel Amiral, une station balnéaire flambant neuve tenue par la famille d’Amiral pendant que lui continue de ramer inlassablement d’île en île. Votre rôle est simple : décorer jusqu’à huit chambres selon des thèmes imposés. Bord de mer, détente, luxe… Le principe rappelle fortement le contenu téléchargeable Happy Home Paradise, mais cette fois, intégré directement à votre île. Ce n’est pas une révolution, mais la boucle de jouabilité reste efficace et plaisante.
Chaque mission réussie rapporte des tickets d’hôtel, une nouvelle monnaie permettant d’acquérir des souvenirs charmants ou des objets rétro aux couleurs de Nintendo. Une petite touche cosmétique permet également d’habiller des mannequins dans le hall dont les visiteurs en ligne peuvent emprunter les tenues pour des séances photos improvisées.
Mais l’atout majeur du lieu, c’est son animation permanente. L’hôtel amène un flux constant de touristes, donnant à l’île une impression de vie inédite. Cette effervescence souligne aussi les limites du jeu : voir défiler les personnages les plus charismatiques de la licence pour ensuite rentrer chez soi retrouver un voisin fade est d’un cruel ! Les relations n’évoluent pas, les dialogues stagnent et l’attachement reste superficiel. Comme certaines relations, encore, malheureusement.

Quelques collaborations intéressantes
La meilleure surprise de cette mise à jour se dévoile dans les rêves. En s’endormant, on accède aux Rêver’îles via Serena, un étrange personnage aux allures de guide spirituel. Ici, Animal Crossing se transforme en véritable bac à sable créatif.
Catalogue illimité, flore instantanée, contrôle total de la météo et de l’heure, terraformation sans contraintes. Jusqu’à trois îles de tailles différentes peuvent être gérées. Et surtout : le mode est collaboratif. Jusqu’à douze amis peuvent construire et décorer ensemble, en temps réel.
La mise à jour 3.0 marque aussi le retour des collaborations : Zelda et Splatoon via les amiibos, des meubles LEGO, des mini-jeux rétro jouables directement sur des consoles virtuelles intégrées pour les abonnés Nintendo Switch Online. Une excellente idée qui s’inscrit parfaitement dans l’univers du jeu.
Du côté de la qualité de vie, on apprécie enfin la fabrication en masse, l’extension du stockage jusqu’à 9 000 objets et l’intervention de Resetti pour réinitialiser des zones entières de l’île. C’est radical, efficace, mais on est toujours incapable de régler certaines frustrations historiques. Non, on ne peut toujours pas placer ses meubles en diagonale. (Vous attendez quoi, Nintendo ? !) Certaines rigidités persistent et elles commencent à sérieusement dater…

En conclusion
J’ai eu tellement de plaisir à retrouver Animal Crossing : New Horizons sur la Nintendo Switch 2. La mise à jour 3.0 m’a aidé à renouer avec mon île et le jeu que j’affectionnais tant, il y a quelques années. Le jeu est visuellement plus intéressant et le mode multijoueur est chaotique, plus amusant. Les nouveautés apportent un vent de fraîcheur pertinent. La version Nintendo Switch 2 n’est pas forcément indispensable, mais le retour est addictif. Je vais avoir du mal à reposer la console, durant les prochaines semaines. Peut-être même durant les prochains mois. Nous verrons bien. Comme quoi il ne fallait peut-être qu’un petit peu de nouveauté pour nous refaire plonger totalement dans cet excellent titre de la Nintendo Switch 2 ?
J’aime
- L’hôtel Amiral
- Les collaborations
- Le plaisir de retourner sur le jeu
- Les visuels améliorés, le mode multijoueur revisité et les autres nouveautés
J’aime moins
- Certaines idées qui auraient pu être utilisées afin d’améliorer la jouabilité
- Le fait que les nouveautés ne soient pas forcément suffisantes pour justifier un nouvel achat
La copie de Animal Crossing : New Horizons a été fournie par Nintendo.
Animal Crossing : New Horizons
Scénario
Graphismes
Bande sonore
Jouabilité
Durée de vie
Oui, mais...
C'est toujours aussi excellent. Mais ce n'est pas forcément un indispensable si vous possédiez déjà le titre.
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