Call of Duty : Black Ops 7 – Entre flop narratif et frénésie multijoueur

Il y a quelques semaines, j’avais eu la chance de pouvoir tester l’accès anticipé de Call of Duty : Black Ops 7. Mon avis concernant ce test s’était avéré plutôt positif. Et puisque j’avais vraiment aimé son prédécesseur, soit Call of Duty : Black Ops 6, je n’étais pas trop stressée concernant ce titre. Du moins, c’est ce que je croyais. Car même si le mode multijoueur, le mode zombie et le Warzone m’ont bien plu, je ne peux pas en dire autant de la campagne… Je vous en parle davantage dans cet article.

  • Studio de développement : Treyarch, Raven Software
  • Éditeur : Activision
  • Plateformes disponibles : PC, PlayStation 5, Xbox Series
  • Plateforme de test : PC
  • Classement : M
  • Prix : 89,99 $
  • Site officiel du jeu
  • Page Steam du jeu

Call of Duty : Black Ops 7

La campagne

Avec Call of Duty : Black Ops 7, la franchise tente une nouvelle fois de prouver qu’elle peut raconter quelque chose de fort en solo. Le problème, c’est que la campagne semble avoir confondu l’audace narrative et le dérapage incontrôlé. L’histoire s’enfonce rapidement dans un mélange de science-fiction excessive, de manipulations psychologiques mal expliquées et de retournements de situation qui tiennent plus d’un sketch humoristique que d’un thriller militaire. Là où la série brillait autrefois par ses zones grises, ses ambiguïtés morales et son sens du malaise, cet épisode empile les idées sans jamais les laisser respirer ni se construire.

Le ton est constamment instable. La campagne oscille entre sérieux et séquences presque parodiques au point où il devient difficile de prendre les enjeux au sérieux… Les dialogues manquent de subtilité, les personnages peinent à exister autrement que comme des fonctions scénaristiques et certains moments clés frôlent constamment l’absurde. Le sentiment dominant n’est pas la tension ou la paranoïa qui est pourtant au cœur de la franchise, mais une perplexité persistante face à un récit qui semble s’écrire au fil des explosions et des moments absurdes plutôt qu’autour d’une vision qui aurait dû être davantage cohérente.

À vouloir trop en faire, Black Ops 7 finit par diluer tout ce qui faisait la force narrative de la série. La campagne donne l’impression d’un scénario décousu, pensé pour enchaîner des missions ridicules plutôt que pour raconter une histoire crédible ou mémorable. Le résultat ? Nous avons donc droit à un volet narratif qui se veut ambitieux, mais qui tombe dans le loufoque et perd donc son impact émotionnel en laissant derrière lui une impression de gâchis. Une campagne qui se joue bien d’un point de vue mécanique, mais qui, sur le plan narratif, peine sérieusement à justifier son existence.

Call of Duty : Black Ops 7

Le mode multijoueur

S’il y a bien un aspect où Call of Duty : Black Ops 7 réussit à renouer avec le plaisir brut de la série, c’est assurément dans son mode multijoueur. Là où la campagne s’égare, le mode multijoueur revient à quelque chose de plus familier, de plus maîtrisé et surtout de plus efficace. Le retour de cartes emblématiques issues de Call of Duty : Black Ops 2 joue ici un rôle central et nostalgique.

Revoir ces cartes iconiques n’a rien d’un simple coup de nostalgie opportuniste. Leur design, pourtant vieux de plusieurs années, prouve à quel point Call of Duty : Black Ops 2 avait posé des bases solides : des cartes lisibles, équilibrées et pensées pour favoriser aussi bien l’action frénétique que la stratégie. Elles s’intègrent étonnamment bien à la jouabilité moderne de Call of Duty : Black Ops 7, rappelant que certaines formules fonctionnent encore parfaitement sans avoir besoin d’être surchargées.

La jouabilité au niveau des armes, rapide et nerveuse, se marie efficacement à ces environnements connus. Les affrontements sont dynamiques, le rythme est soutenu et les parties donnent cette sensation immédiate de « juste une partie de plus ». C’est assurément un compliment rare dans une licence parfois écrasée dans ses propres systèmes. Le multijoueur retrouve ici une forme de lisibilité qui faisait défaut à certains épisodes récents où la complexité excessive finissait par nuire au plaisir pur.

Call of Duty : Black Ops 7

Le mode zombie

Le mode zombie a toujours été le terrain de jeu favori de Black Ops, celui où la série se permettait d’être étrange et ambitieuse sans retenue. Avec Call of Duty : Black Ops 7, on poursuit cette tradition, parfois avec brio, parfois avec une certaine hésitation, comme si le mode cherchait encore son équilibre entre l’héritage et la modernité.

Au niveau de l’ambiance, le mode zombie demeure l’un des points forts du jeu. Les cartes proposent des environnements travaillés et chargés de mystère où l’on retrouve cette atmosphère oppressante et absurde propre à la saga. Pour les habitués, c’est un terrain familier et rassurant, mais pour les nouveaux joueurs, cela peut sembler volontairement hermétique, presque intimidant.

Call of Duty : Black Ops 7

Le Warzone

La nouvelle carte principale propose un terrain de jeu dense et vertical qui est très fidèle à la base de la série Black Ops. Les zones urbaines favorisent les affrontements rapprochés, tandis que les espaces plus ouverts laissent place à des engagements longue portée plus tactiques. Le rythme est soutenu, parfois même excessif, avec peu de temps mort. Cette nervosité plaira aux amateurs d’action pure, mais pourra fatiguer ceux qui recherchent un battle royale plus posé et stratégique.

Call of Duty : Black Ops 7

En conclusion

Au final, le multijoueur de Call of Duty : Black Ops 7 apparaît comme le véritable cœur du jeu. Le retour des cartes mythiques de Call of Duty : Black Ops 2 agit comme un rappel évident : quand Call of Duty s’appuie sur ce qu’il a fait de mieux, il reste redoutablement efficace. Un mode multijoueur plaisant, addictif et bien plus convaincant que le reste de l’expérience, capable à lui seul de justifier de longues heures de jeu.

Le mode zombies de Call of Duty : Black Ops 7, quant à lui, ne révolutionne rien, mais il tient solidement la barre. Il plaira avant tout aux amateurs de longue date, heureux de retrouver une expérience dense, exigeante et pleine de secrets. Ce n’est pas le mode zombie le plus marquant de la saga, mais c’est un mode robuste, généreux et bien plus inspiré que le volet narratif principal.

Concernant le Warzone, je suis ravie. La nouvelle carte est intéressante. Je suis simplement déçue, comme la majorité des joueurs, concernant la campagne. En dehors de celle-ci, le jeu demeure solide. Mais franchement, la campagne est une véritable farce…

J’aime

  • Le Warzone
  • Le mode zombie
  • Le mode multijoueur

J’aime moins

  • La campagne,
  • La campagne
  • Et la campagne.

La copie de Call of Duty : Black Ops 7 a été fournie par Activision.

Call of Duty : Black Ops 7

Scénario
Graphismes
Bande sonore
Jouabilité
Durée de vie

Oui, mais...

... encore une fois, la campagne : c'est un gros non !

À propos de Jessica Côté Acteau

Mon côté geek est né très tôt. C'est avec Ash, le dresseur de Pokémon et Sakura, la chasseuse de cartes que j'ai grandi. J'étais déjà une grande amatrice de l'animation japonaise et ça m'a suivi de l'enfance à l'âge adulte. Ma passion pour les jeux vidéo a, quant à elle, débuté au même moment. Armée de mon Game Boy Color, j'étais déjà une grande dresseuse de Pokémon, à l'époque ! C'est néanmoins la série The Legend of Zelda qui m'a fait tomber en amour avec le gaming. Depuis, qu'il s'agisse de jeux ou de japanimation, j'en mange tous les jours.

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