Le 7 avril dernier, j’ai eu l’opportunité de me rendre dans les locaux de PlayStation Canada, situés à Mississauga, banlieue de Toronto. Le but de ma visite était de tester en primeur un nouveau jeu exclusif à la console PS5, Saros, dont la sortie est prévue pour la fin du mois.
Saros est un jeu d’action à la troisième personne qui utilise la technique du roguelike. Ce style de jeu fait en sorte que lorsque votre personnage périt, il revient à la vie à sa base et recommence l’aventure à nouveau, mais en accumulant toujours de nouvelles habiletés. L’action du jeu se situe sur la planète Carcosa, où une colonie humaine s’est établie. Le lieu a été choisi car il contient une ressource au potentiel énergétique presque illimité. Cependant, tout contact avec la colonie a cessé et vous et votre équipe aurez à investiguer et lever le voile sur ce qui s’est passé.

Le jeu utilise l’engin graphisme Unreal Engine 5, ce qui donne aux personnages un niveau de réalisme très élevé. Le héros de l’histoire, Arjun Devraj est interprété par le comédien Rahul Kohli, qu’on a pu voir dans différentes séries comme iZombie et The Haunting of Bly Manor. Sa représentation virtuelle est une copie conforme de ce qu’il a l’air en vrai. Chaque personnage est animé de façon très réaliste et leurs émotions se reflètent très bien par leurs expressions faciales.

L’environnement du jeu est impressionnant par sa taille, mais la palette de couleurs employée est limitée à différents tons de gris et de bruns. Vous aurez à parcourir des pentes escarpées et des ruines laissées par une civilisation inconnue. Régulièrement, votre progression sera stoppée par l’arrivée d’ennemis qui ressemblent à des monstruosités combinant des éléments biologiques et synthétiques. Ces adversaires sont assez variés et avoir à les combattre ne devient pas trop redondant.
Un style de jeu frénétique où l’action est constante
Ce qui m’a impressionné dans la démonstration est la jouabilité. Elle combine des genres différents, comme des tirs ennemis soutenus (bullet-hell), le jeu de tir à couvert et le roguelike. L’arme principale du protagoniste est habituellement un pistolet ou une mitraillette qui comprend un nombre illimité de munitions, mais qui peut surchauffer si elle est utilisée trop longtemps. L’autre élément de notre arsenal est un projectile que l’on peut lancer vers ses ennemis, mais il consomme une grande quantité d’énergie. C’est cette gestion de ressource qui donne au jeu une sentiment d’attraction.

En effet, un autre élément de l’équipement du héros est un bouclier énergétique qui a la faculté d’absorber les tirs ennemis, ce qui remplit votre jauge d’énergie qui peut ensuite être utilisée par le canon attaché à notre bras. Un exemple de cette gestion est lorsque l’on combat un des boss du jeu. Utiliser son arme de base n’a pratiquement aucun effet sur eux, la méthode la plus efficace pour les éliminer est votre arme secondaire. Lors du combat, le boss utilisera une attaque qui pourra être absorbée, permettant une contre-attaque. Passer rapidement des armes offensives à une position défensive est la recette du succès.
Vous aurez besoin de toute l’aide possible, car le niveau de difficulté du jeu est assez élevé. Si les ennemis de base sont assez faciles à terrasser (sauf lorsqu’ils vous attaquent en grand nombre), les boss sont particulièrement coriaces. La meilleure technique contre eux est de toujours rester en mouvement, d’activer son bouclier au bon moment et de profiter de tous les moments plus calmes pour causer le maximum de dommage. Il est presque certain que vous aurez besoin de plus d’une tentative pour en venir à bout, mais le sentiment d’accomplissement lorsque vous y parvenez est immense.

L’histoire du jeu est un peu confuse au début, car le jeu ne contient pas vraiment de séquence d’introduction. On apprend ce qui s’est passé en ramassant des messages laissés derrière par les membres de la colonie, ainsi que des extraits audio provenant de vos coéquipiers disparus. On obtient également des bribes d’information à chaque retour à la base de la part des membres de votre équipe qui ont survécu jusqu’à présent. Ce style de narration m’a rappelé certains classiques comme System Shock. Ce que j’ai appris durant la démonstration a été suffisant pour me donner le goût d’en connaître davantage.
Les trois heures qu’ont duré la démonstration ont passé en un clin d’oeil, j’ai eu beaucoup de plaisir avec le jeu. Malgré qu’il ne s’agissait pas de la version finale, j’ai eu une expérience très stable, à l’exception d’une séquence de conversation où le fusil de mon personnage passait à travers mon interlocuteur.

Saros sortira le 30 avril prochain et est exclusif à la console PS5. Il utilisera également les fonctions de la PS5 Pro, offrant un nombre d’images par seconde plus élevé sans venir affecter la qualité des images. Pour en connaître davantage sur le jeu, voici le lien vers le site officiel.
Je tiens à remercier chaleureusement PlayStation Canada de m’avoir permis de tester le jeu en primeur.
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