Nouveau réseau social Diaspora, le 15 septembre 2010

Vous connaissez Diaspora ? Je parles ici du projet de réseau social décentralisé.

Conserver sa vie privée

Le projet Diaspora a été créé dans le but de fournir un mécanisme permettant à chaque individu participant dans le réseau social à conserver le contrôle de sa vie privée, de ses donnée publiées. Au fil des années, les paramètres de contrôle de la vie privée sur Facebook ont changés en deux points :

  1. Les paramètres sont devenus de plus en complus complexe, camouflés, confus. (Récemment, par contre, suite à la pression grandissante, Facebook a apportée quelques améliorations à ce sujet. Rien de spectaculaire, mais un pas dans la bonne direction.)
  2. Les options par défaut, c’est à dire la configuration initiale avant qu’on ne la change, est passée de « pratiquement tout privé » à « pratiquement tout public ».

La configuration du site n’est pas le seul point ayant un impact important sur votre vie privée. Un autre problème majeur est le fait que toutes les données que l’on transmet à Facebook, texte, photos, messages, est stocké dans les serveurs de Facebook, pour toujours. Même si vous effacez une photo embarrassante de votre profil, elle n’est pas nécessairement disparue des serveurs de Facebook.

Un réseau distribué

Pour parer à ces lacunes, le groupe des quatres créateurs, Daniel Grippi, Maxwell Salzberg, Raphael Sofaer et Ilya Zhitomirskiy, ont conçus un système dans lequel il n’y a pas de serveur central (comme c’est le cas pour Facebook) pour exercer un contrôle arbitraire des données. Chaque participant au réseau arrive avec son propre « mini-serveur » de données afin de les offrir au réseau. Vos photos, vos documents, vos messages, tout est stocké dans votre propre serveur, que vous contrôlez. Tout les autres participants du réseau qui visionnent, commentent ou « re-publient » ces informations ne font que pointer vers l’origine, soit votre propre serveur. Ainsi, vous exercez un contrôle total sur vos données, en ce sens que si vous décidez de les retirer, elles le sont de façon globale et permanente.

Joindre Diaspora sera donc un peu plus difficile que je joindre Facebook. Ce dernier étant un service publié sur le site web de l’entreprise, tous y ont accès simplement en pointant un fureteur sur le site. Pour Diaspora, il faudra d’abord créer un « Seed », soit une instance du petit serveur personnel, afin de posséder et offrir vos données personnelles.

Logiciel libre, entièrement

Les détails sont encore quelque peu flous à ce sujet, mais le 15 septembre 2010, le projet sera offert en sa totalité en logiciel libre. L’entièreté du logiciel sera mis sous license AGPL, donc entièrement libre. On verra donc deux mouvements démarrer à cette date :

  1. L’arrivée de développeurs entousiastes au projet, désirant y contribuer et l’améliorer, ce qui permettra la construction rapide des fonctionnalités importantes au système.
  2. Les réceptifs précoces (early adopters) vont rapidement démarrer les premières instances de serveurs personnels et commencer à offrir leur participation au réseau.

Si le projet répond bien aux attentes des utilisateurs, on devrait voir l’adoption se propager assez rapidement.

Facebook killer ?

Sûrement pas, du moins, pas pour plusieurs années. Facebook demeure extrêmement accessible (simple page web) et populaire (500 millions d’utilisateurs). Cependant, le projet Diaspora a le pouvoir de changer la donne de deux façon :

  1. Offrir aux utilisateurs qui désirent une meilleure protection de leur vie privée une alternative viable.
  2. Forcer les géants, dont Facebook, à améliorer le niveau de contrôle qu’ils offrent à leurs utilisateurs.

Pour plus d’informations

En octobre, on offrira un site web fonctionnel en test pour les volontaires. Les invitations peuvent être demandées ici.

Suivez Diaspora sur Twitter, ou Identi.ca.

Une bonne explication du projet est aussi disponible sur le site de financement Kickstarter.

J’écrirai une mise à jour suivant la sortie publique du projet, lorsque l’on aura une meilleure idée de ce que c’est exactement ! J’ai beaucoup d’espoir pour le succès de ce projet, car honnêtement, Facebook continue d’être le vilain garnement des réseaux sociaux.

À propos de Laurent

Laurent est un passionné de technologie et de gadgets. Il est à l'affut de tout ce qui se passe dans le domaine.

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