Portal 2: La suite que vous voulez mais ça manque de gâteau

Récemment, j’ai pu jouer à Portal 2, la suite du classique de 2006 où une mystérieuse femme muette se retrouve dans un centre de recherche vide, prise aux « mains » d’une intelligence artificielle aux tendances meurtrières. La seule différence est l’élément sur lequel nous effectuons des tests : un fusil permettant de créer un portail d’entrée et de sortie. Grâce à ces éléments, nous pouvons résoudre des casse-tête plus compliqués avec différentes solutions.

Le premier jeu avait provoqué une onde de choc dans le domaine de la narrative en établissant des revirements de situation lorsque nous nous en attendions le moins, tout en parsemant quelques indices qui laissent entendre ce qui arrivera plus tard dans le jeu. Pour un jeu qui devait être un « showcase » de la technologie Portals, nous avons eu droit au succès sans précédent. Mais est-ce que Portal 2, un jeu ayant eu plus de temps pour être développé et pomponné avec le traitement d’un vrai jeu, arrive à la hauteur ou tombe à plat comme une mauvaise suite avec trop de budget?

Permettez-moi de vous rassurer : dès les premiers instants du jeu, nous sommes déjà dans un voile de mystère et tout change. L’histoire devient rapidement captivante et inclut plusieurs personnages attachants, ou détestables,  tout en les animant avec une aisance incroyable,  spécialement Wheatley, un petit robot nigaud, mais fort sympathique, dont il doit la voix à Stephen Merchant. Malgré le fait que notre personnage est muet, il y a eu aisément des moments où je leur ai donné, malgré moi, plusieurs expressions, non pas parce que le jeu est frustrant, mais bien parce que l’histoire nous inclut à un point bien profond.  La perspective de « première personne » permet d’ajouter à cette immersion bien incroyable.

Puis, vient le moment des multiples niveaux de casse-têtes, car après tout, ceci est le cœur du jeu! En plus du fusil à portails, des cubes, des boutons et des bonnes vieille turrets, le jeu ajoute de nouveaux éléments pour complexifier ou rendre plus intéressantes les solutions pour aller d’un point A à un point B. Les nouveaux éléments qui ajoutent cette saveur sont, entre autres, un pont de lumière convertie au gel qui nous permet de nous propulser à une vitesse fulgurante pour éviter des obstacles ou de nous lancer du haut d’une plateforme. Combinez cela à des designs de niveaux extraordinaires, nous pouvons facilement passer une bonne vingtaine de minutes à nous demander comment résoudre le casse-tête, en étant assis sur la réponse (oui, ça m’est arrivé!).

Visuellement parlant, le jeu n’est pas ce que l’on peut qualifier d’impressionnant : il est basé sur le moteur de jeu « Source », qui a été lancé en 2004. Nous sommes rapidement désenchantés lorsque l’on remarque que plusieurs éléments graphiques ont été réutilisés du premier jeu, du fusil que nous tenons  aux robots armés. On voit que l’engin prend de l’âge, malgré les nouveaux éléments comme la lumière et les animations mieux effectués.

La sonorisation est un travail de maître : tout élément qui tombe, explose ou qui nous demande de le déposer réagissent à merveille et nous aident à mieux nous immerger dans ce monde. La musique qui change avec les interactions est aussi une belle touche très originale et amusante.

Le jeu  est malheureusement trop court. J’ai passé un bon dix heures à  fouiller pour trouver tous les easter eggs cachés un peu partout et à résoudre les casse-têtes, tout en écoutant l’histoire de fond en comble. Mon collègue Gilberto a essayé le mode multijoueurs et j’espère que ce mode ajoutera les heures manquantes pour faire en sorte que le jeu soit amusant.

En toute franchise, le jeu est très amusant. J’ai adoré passer des soirées à résoudre les différents niveaux, à m’attacher aux différents personnages et à vivre l’histoire du jeu. Toutefois, si l’on prend en considération le temps investi dans le développement du jeu et  la publicité qui en a été faite, je suis déçu de voir que le jeu n’est une extension avec de la viande du premier jeu. On ne parlera pas de révolution au niveau de la narrative, car nous naviguons en terrain connu, puisque les éléments en place nous sont familiers. L’histoire a toutefois une fin des plus satisfaisantes. Je peux donc vous dire, sans l’ombre d’un doute :

Allez y jouer. Le jeu en vaut la peine!

À propos de Bruno-Pierre Campeau

Bruno est rédacteur en chef de la section jeux vidéo et est un passioné de l'industrie du jeu. Il jouer et aime en parler mais surtout il n'hésite pas à taper sur les doigts d'une companie lorsque celle-ci fait une erreur.

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Un commentaire

  1. Il ne faut pas oublier qu’on nous à déjà promis du DLC gratuit pour cet été!

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