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Le meilleur jeu vidéo monojoueur à ce jour

Pour moi, c’est Lufia 2, aussi connu sous le nom de Estopolis Denki 2.
Pourquoi? Premièrement, remettons-nous en contexte.
Les meilleurs jeux de la console (autre les Megaman), ont été pour moi Zelda : a link to the past, sorti presque en même temps que la console, et Final Fantasy 3. Zelda était un excellent jeu d’aventure 2D avec beaucoup d’exploration et de secrets à trouver et Final Fantasy avait pour lui un des systèmes de jeu de rôle les plus avancés de son temps. Après avoir été exposé à de tels standards de qualité pour ces types de jeu, mon oncle m’a prêté sa copie de Lufia 2. Je ne connaissais pas Natsume, puisque je n’étais encore qu’un jeune garçon, mais aujourd’hui on sait tous qu’ils publient les Harvest Moon et quelques autres franchises un peu plus obscures (comme l’excellent Rune Factory à la Nintendo DS, par exemple).

Bref, Lufia 2, meilleur jeu au monde. Premièrement parce que le jeu était un jeu de rôle hybride et d’aventure, avec le même genre d’outils que Link utilise dans Zelda, avec des puzzles VRAIMENT élaborés. Le côté jeu de rôle était avant-gardiste. Pourquoi donc? Parce qu’il a intégré la faiblesse des éléments face à d’autres (eau contre feu, feu contre terre, terre contre eau, etc.) que certains autres jeux de ce temps faisaient rarement, mais en plus, ils ont inventé quelque chose que Square Enix exploite encore aujourd’hui dans ces jeux. Le fameux « limit break », qu’ils ont soi-disant inventé et mis dans Final Fantasy 7? Eh oui! Lufia 2, 1996! Lorsqu’on attaquait une créature, une barre nommée « IP » se remplissait. La même chose arrivait lorsque nos personnages recevaient du dégât. Ensuite, certaines pièces d’équipement avaient des effets spéciaux activables en utilisant une portion de cette barre d’IP. Le gameplay innovateur et l’histoire originale et poignante ont vite confirmé la place du jeu au top de mon palmarès.

Les puzzles étaient excellents. Les meilleurs selon moi étaient les puzzles de type « Othello » : le jeu vous donnait une condition, exemple réussir le puzzle en trois coups. Vous deviez donc soulever des blocs de couleurs, qui lorsque déposés changeaient la couleur des blocs mis entre lui et le prochain de la même couleur. C’était génial. Simple, mais compliqué en même temps.

 

Ensuite, le système que j’appellerai « pokémon », soit le système d’animaux de compagnie qui vous suivaient en combat et se battaient à vos côtés. Le système était simple en combat. Tout d’abord parce qu’avec quatre personnages ayant chacun une fonction unique était assez compliquée à gérer, pas besoin d’y ajouter les bêtes de compagnie. Naturellement, ils avaient leurs points de vie, mais ils n’étaient pas montrés à l’écran. De plus, ils attaquaient d’eux-mêmes, ce qui aidait selon moi le sentiment d’animal DE COMPAGNIE et non personnage jouable numéro 5. Ils pouvaient aussi, comme certains vrais animaux de compagnie, servir de poubelle mobile. On pouvait en effet donner des objets à notre animal pour le nourrir, ce qui aboutissait en une évolution. Chaque animal avait une diète particulière avec des objets préférés et détestés, mais ça, il fallait y aller par essai/erreur pour les trouver.

 

Puis, comme dans Final Fantasy, on pouvait explorer la carte de multiples façons : à pied, en bateau, en dirigeable, rien n’y manque. Cela permettait évidemment de « linéariser » le scénario pour garder une histoire solide, mais aussi d’introduire une zone de jeu avancée ou le joueur pouvait dépenser son argent. Un peu comme le casino de Final Fantasy 7, le joueur pouvait y débarquer avec son argent, jouer à de vrais jeu de casino, comme le black jack, le poker, la roulette et les machines à sous. On pouvait ainsi collectionner des costumes rares, des armes mortelles, d’excellentes pièces d’armures, mais surtout diversifier un peu ses activités. Le jeu se base sur le combat et l’exploration, donc je trouve que le contraste apporté par cette zone casino était bien pensé.

De plus, le jeu présentait une histoire hors de l’ordinaire. Elle débute légèrement, avec une histoire d’amour d’adolescents sans fin, pour lentement se diriger vers une histoire plus tragique. On y retrouve des personnages puissants à leur façon, mais aussi très forts de caractère. Ils ne pensent pas tous de la même façon, et c’est une chose que j’ai adoré du jeu. Non, cela n’empêche pas le jeu d’avancer, mais durant certaines aventures les personnages doivent discuter et émettre des opinions divergentes sur les prochaines étapes du voyage. Le jeu est évidemment fait pour les adolescents côté histoire, mais reste que plus on approche de la fin, plus les propos et l’enjeu deviennent sérieux. Les vilains sont des personnages récurrents auxquels on s’attache de manière négative, ce qui contribue à une bonne immersion dans l’univers du jeu. Que ce soit les voleurs de couronnes ou le super vilain Gades, on rêve tous de leur faire manger leurs bas un jour ou l’autre. Ce ne sont pas que des personnages à l’emporte-pièce que l’on élimine pour le voir remplacé par un autre à la vie tout aussi éphémère. Plus de place pour les plaisanteries, seulement pour l’héroïsme et la mort des sinistrals qui veulent détruire le monde. Après avoir passé plus de 40 heures sur le jeu (par partie complète), je dois dire que même la fin, quoiqu’anti-Hollywood, était excellente.

Il ne faudrait pas non plus négliger la musique et les effets sonores. La trame sonore est pleine de chansons épiques, que ce soit pour le combat ou pour les moments poignants de l’histoire. J’ai encore, dans ma collection de musique de tout les jours, les thèmes de combats contre les boss. C’est selon moi la deuxième meilleure trame sonore de jeu, après celle de Chrono Cross.

Pour conclure, ce jeu a été pour moi la révélation du fait qu’un jeu peut combiner plusieurs modes à la fois et réussir. Avant les Oblivion, Fallout et World of Warcraft de ce monde, les jeux de rôles étaient à 75 % passifs, avec des tours, où il fallait vraiment penser à sa prochaine action si on ne voulait pas mourir. Pour moi, Lufia 2 avait un rythme de jeu parfait, avec de l’exploration active et intéressante, entrecoupée de combats (évitables) passifs en tour à tour. C’est quelque chose que les jeux de rôles actifs d’aujourd’hui n’ont pas. On est toujours à cran, toujours à l’affût, prêt à manger une raclée d’un ennemi qu’on a oublié. J’y joue encore, au moins une fois par année, je m’efforce de refinir mon Lufia 2. Cela fait partie de mes rituels, avec Mario RPG. Voilà, chers lecteurs, vous en savez maintenant un peu plus sur ce que je qualifie du meilleur jeu au monde selon moi.

À propos de Jonathan Lemonde

Enthousiaste PC, Analyste au controle de la qualite en jeux video, je m'eparpille un peu partout a la recherche des jeux qui me font flipper, sur toutes les consoles possibles et imaginables. Je brise aussi beaucoup d'appareils pour mon plaisir personnel! :D

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