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Fujifilm X100: Toujours aussi invitant

Le Fujifilm X100 a célébré son premier anniversaire l’hiver dernier. Alors qu’annoncé à la Photokina de 2010, son lancement officiel aura eu lieu en 2011. Le vénérable père de X a donc déjà plus d’un an. Chez Fujifilm et ailleurs dans le monde de la photographie, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. Fujifilm a depuis lancé l’excellent X10, le X-PRO 1 avec son système d’objectifs interchangeables, le XF1 et le X-E1. Avec ces nouveaux lutteurs dans l’arène de X, reste-t-il de la place pour le père de la série? Le patriarche a-t-il évolué avec le temps? La fin du monde arrivera-t-elle bien en 2012? Lisez cet essai matériel et vous saurez. Oh oui, vous saurez.

Tour technique

Si vous n’étiez pas familier avec le X100, voici votre chance de le rencontrer:

Fujifilm X100

  • Capteur CMOS taille APS-C de 12 mégapixels
  • Objectif Fujinon de 23mm F2
  • Viseur hybride (optique et numérique)
  • Enregistrement vidéo 720p à 24 images/seconde
  • Processeur d’images EXR
  • Enregistrement d’images en JPEG et RAW
  • Flash interne et griffe porte-flash
  • Boîtier en alliage de magnésium

Le X100 est stylé à l’ancienne, avec un boîtier en métal, gainé  de simili-cuir. Les contrôles rotatifs principaux sont machinés de métal. À la bonne vieille façon. À l’oeil et en main, le X100 fait penser aux appareils à télémètre du siècle dernier. Il ne s’agit pas ici d’une simple stylistique n’offrant aucun contenu. Le look rétro et très fonctionnel du X100 cadre parfaitement avec le niveau de réglages offerts par l’appareil.

La pièce de résistance du X100, son atout secret, est le viseur hybride. Comme son nom l’indique, il embarque deux technologies de visée: un viseur optique avec superposition d’informations et un viseur électronique. On utilisera l’un ou l’autre selon les besoins de la scène et selon sa préférence personnelle. Mais si vous êtes comme moi, vous voudrez passer la majorité de votre temps avec le viseur optique. Celui-ci est délicieusement large et clair, les informations superposées sont lisibles et lumineuses. Ce viseur est une révélation. Quoi qu’il en soit, une simple activation de la molette avant suffit pour passer d’un mode à l’autre.

Le haut du Fujifilm X100, avec ses molettes métalliques
Les contrôles manuels sur le boîtier du X100

Je parle parfois de l’attachement émotionnel qu’un design d’objet puisse engendrer. De l’envie viscérale de l’utiliser, de le découvrir, de le manipuler. Peu d’objets modernes arrivent à susciter telle réaction. Le X100 a eu cet effet sur moi. À un point tel que, j’ai dû faire un effort conscient pour le laisser de côté afin de tester adéquatement le HS30EXR (j’avais les deux en essai en même temps), parce que, en ayant le choix de l’appareil à prendre, je prenais toujours le X100. Loin de l’attachement et du plaisir tactile que procure le X100, son design est réellement utilitaire. Les réglages manuels sont parfaitement bien localisés, avec juste ce qu’il faut de résistance. Les contrôles rotatifs sont nervurés, l’anneau de contrôle de l’ouverture possède deux «oreilles» métalliques afin de pouvoir agréablement le manipuler, peu importe la prise en main. A l’arrière, la disposition pratique et ergonomique se poursuit, avec les boutons de réglage d’exposition, de zone de focus et d’affichage. Seul point négatif: le contrôle rotatif du menu et le bouton de sélection en son centre sont petits et spongieux. Être efficace avec ce contrôle nécessite de la pratique. Un irritant au début, mais un que l’on oublie très rapidement.

L’expérience de prise de vue

D’utiliser le X100 est un délice. Comme décrit un peu plus haut, le boîtier et les contrôles se manipulent avec aisance, la tenue de l’appareil est confortable, le viseur est sublime.

Le X100 a la capacité de faire rejaillir les vieilles habitudes du photographe traditionnel, du photographe ayant appris avec un bon vieux boîtier à pellicule. C’est un sentiment rafraîchissant, un que l’on obtient rarement de nos jours. Son boîtier étant léger et compact, on peut le tenir en main tout un après-midi sans sentir aucune fatigue. C’est un appareil parfait pour la photographie de rue ou pour de la photographie lifestyle.

J’avais essayé brièvement le X100 l’an dernier. J’avais tout de suite été conquis par son physique, mais déçu par l’expérience. L’autofocus était lent et erratique. L’enregistrement des fichiers prenait du temps. C’était irritant et désagréable. J’avais beaucoup aimé l’appareil malgré tout, mais espérait qu’avec les améliorations du micrologiciel, les défauts du X100 disparaîtraient. Mes souhaits ont été exaucés. Merci, Fujifilm.

J’ai testé l’appareil avec la version 1.30 du micrologiciel. Sous cette mouture, la mise au point est efficace et précise, l’écriture sur carte est rapide, l’appareil démarre rapidement et fonctionne sans heurts. Le X100 est passé d’un appareil superbe mais ultimement imparfait à un appareil tout à fait désirable et un investissement solide.

Qualité d’image et conclusion

Les couleurs saturées et les motifs complexes ne font pas peur au capteur du X100.

Plusieurs facteurs contribuent à la qualité des fichiers qu’une caméra produit. L’optique, le capteur, le processeur d’images, ces trois éléments sont décisifs. Le Fujifilm X100 embarque une combinaison gagnante: un capteur CMOS de 12 mégapixels de taille APS-C, un processeur d’image EXR ainsi qu’un objectif fixe Fujinon 23mm avec ouverture maximale de F2.

Avec ces trois éléments, les images sortant du X100 sont nettes, précises. Le bruit numérique est quasi-absent et ce, même en haute sensibilité. L’étendue dynamique des fichiers est surprenante. L’objectif Fujinon produit un bokeh raisonnablement joli et délicat. Les photos prises avec le X100 possèdent une espèce de luminescence, un trait visuel particulier qui donne l’impression que les images ont été saisies sur pellicule.

Cliquez ici pour voir la galerie d’images prises avec l’appareil

Donc, si on récapitule

Le positif

  • Prise en main ultra-agréable
  • Beau design épuré
  • Objectif Fujinon d’excellente qualité
  • Superbe performance en ISO élevés

Le négatif

  • Le contrôle rotatif arrière spongieux
  • Le fait que, une fois cet article terminé, l’appareil retourne chez Fujifilm Canada. Je serai triste

Le dernier mot

Le Fujifilm X100 allie beauté d’antan et technologie d’aujourd’hui avec brio. Grâce à la magie des mises à jour logiciel, ce qui était un appareil superbe mais irritant devient un appareil superbe et délicieux à utiliser. Un appareil qui a su toucher mon coeur.

Le Fujifilm X100 est disponible en magasin. Le prix de détail suggéré est 1199$

Voir: Page officielle du X100 sur le site de Fujifilm Canada

À propos de Olivier Deveault

Étudiant d'informatique, photographe réformé et amateur de design, Olivier aime beaucoup le sushi de qualité. Il parle bilingue et demi, mesure 6 pieds 4 pouces et possède un compte twitter (@odeevee).

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5 commentaires

  1. excellente analyse, c’est un vrai bijou ce X100…
    Quelques images de plus: http://vincentebolly.wordpress.com

    <vb

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