Fujifilm X10: Essai matériel express

Les essais express sont des test matériels rapide, très subjectifs. Rien de scientifique, que le récit de mon expérience dans les semaines passées avec l’item testé. La formule est sujette à changement et vous êtes conviés à faire part de vos commentaires sur la formule et de poser des questions si vous désirez en savoir plus. Sinon, bienvenue!

La mode des appareils photo au look rétro est en pleine croissance. L’est aussi la tendance aux appareils numériques compact intégrant de l’optique de haute qualité. Fujifilm, construisant sur le succès de l’excellent X100 a décidé de fusionner les tendances avec le X10, un appareil photo compact au look résolument historique.

Il ne faut pas croire ici qu’il s’agit d’un simple geste pour se conformer à la mode du moment, oh que non. Autant que l’apparence de l’appareil soit inspirée de décennies passées, la liste de spécifications de l’appareil se lit comme un roman contemporain. Est-ce une fusion réussie, élevant le X10 au rang des meilleurs appareils photo compact ou est-ce que ce mélange de genres rend l’appareil aussi vide que la valeur nutritionnelle des Smarties? Découvrons-le ensemble dans cet essai matériel express.

Fujifilm X10: Spécifications

  • Capteur EXR CMOS 12 mégapixels de 2/3″
  • Objectif Fujinon à zoom optique de 4x (équivalent à 28-112mm)
    • Ouverture maximale de f/2 à 28mm et f/2.8 à 112mm
    • Construction optique d’11 éléments en 9 groupes avec 3 éléments asphériques
    • Mise au point minimale de 10cm en macro et 1cm en Super Macro
  • Sensibilité ISO allant de 100 à 3200
  • Possibilité de pousser jusqu’à 12800 ISO en réduisant la résolution d’enregistrement
  • Stabilisation optique
  • Enregistrement vidéo Full HD
  • Enregistrement de fichiers JPEG et RAW

L’aspect physique

Peut-être n’ais-je pas été suffisamment clair dans l’introduction de cet article, mais le X10 est superbe. SU-PER-BE. Un vrai bel appareil. Il s’agit d’une de ces pièces de design et d’ingénierie qui ne demande qu’à être regardé, manipulé, utilisé. Il est beau. À preuve, regardons-le sous quelques angles différents.

Fujifilm X10, vu de devant

Sur le devant de l’appareil, on trouve l’objectif avec son barillet en métal (qui sert à la fois de commutateur on-off et de bague pour le zoom), le tunnel du viseur ainsi que la molette de sélection du mode de mise au point.

Fujifilm X10, vue de l'arrière de l'appareil

L’arrière est décidément plus occupé que le devant, avec l’écran de 2.8″, les deux roulettes de contrôle, un festival de boutons, le viseur optique et l’accès à la roulette de compensation d’exposition.

Fujifilm X10: Dessus et viseur

Finalement, sur le dessus de l’appareil on retrouve le flash rétractable, une griffe porte-flash standard, la molette de sélection du mode de prise de vue.

Le Fujifilm X10 n’est pas simplement beau à regarder, il est agréable à avoir dans les mains. Cet aspect du matériel photographique en est un d’une grande importance: si l’appareil est agréable à manipuler, on aura envie de le sortir plus souvent et de l’utiliser plus souvent. À l’inverse, un appareil désagréable à utiliser et mal conçu risque fort de rester dans le sac photo la majorité du temps ou de faire office d’un dispendieux presse-papier.

À l’usage, le Fujifilm X10 se veut pratique et efficace. La majorité des réglages importants sont accessibles directement par pression d’un bouton et ceux-ci sont dispersés logiquement sur le boîtier. Quiconque a déjà employé un appareil photo compact ou même un appareil réflex se retrouvera en terrain de connaissance.

D’entrée de jeu, il est évident que le X10 s’adresse à l’amateur de photographie. Avec sa molette de compensation d’exposition, ses boutons pour bloquer la mise au point et l’exposition et son sélecteur manuel de l’autofocus, l’appareil est prêt pour l’action.

Pour démarrer l’appareil, il suffit de tourner le barillet de l’objectif de la position Off à quelconque réglage du zoom. L’appareil ne prend que 2 secondes à démarrer. Et c’est là que le vrai plaisir commence.

Prise de vue

Le X10 est un photographer’s camera, comme diraient les anglos. Assez que, pendant le test, j’ai complètement oublié l’existence des modes automatiques et n’ai shooté qu’en priorité à l’ouverture. Ceci est une superbe preuve de la conception de l’appareil. Généralement, je me tiens loin des caméras compactes. J’ai comme espèce de philosophie que, si je ne peux avoir le contrôle sur l’image d’un réflex ou d’un appareil hybride, je préfère prendre des photos avec mon téléphone. Puis quand je dois utiliser un appareil compact, je laisse tout sur l’automatique. Je ne veux pas avoir à me battre avec l’appareil pour régler ce que je veux quand je le veux.

Avec le X10, cela n’est jamais un problème. Avec l’appareil en priorité à l’ouverture, de changer d’ouverture est un jeu d’enfant. Suffit de tourner la molette. Voilà.

Une des particularités du X10 est son large viseur optique. Malgré le fait qu’il ne soit pas hybride comme celui de son grand-frère le X100, le viseur du X10 est bien grand, clair et visible. Une réelle rareté dans l’univers des appareils photo compacts. Son utilité est discutable cependant. Comme tout viseur optique de ce type, il souffre de parallaxe dès que le sujet à photographier se trouve près de l’appareil. Aussi, le viseur nous force à faire complètement confiance à l’appareil et à son système d’autofocus. Pour plus de sécurité, on utilisera l’écran de l’appareil pour la prise de vue.

Fidèle à la tradition Fujifilm, l’écran du X10 est d’excellente qualité. Les couleurs sont vives, les détails nets. Sa résolution de 460 000 points est plutôt standard, mais l’exécution est excellente. Plusieurs modes d’affichage sont disponibles pour aider à la prise de vue, soit Affichage Info, Standard, Info Désactivées, Personnalisés. Ceux-ci offrent une panoplie d’information, du simple affichage des zones de mise au point à l’affichage de l’image avec superposition d’un niveau électronique.

Qualité d’image

Photo d'une fleur en mode super macro du Fujifilm X10
La super macro du X10 est réellement super

Le Fujifilm X10 embarque un capteur EXR CMOS d’une taille de 2/3 de pouce et d’une résolution de 12 mégapixels. Fujifilm réserve l’appellation EXR à ses capteurs avancés pour appareils compact et celui qui se trouve dans cet appareil mérite certainement le titre.

Le mélange du capteur et de l’objectif Fujinon a pour résultat de générer des images d’une grande qualité. La quantité de détails résolus dans chaque image est surprenante pour un appareil compact. L’objectif est très bien corrigé, ce qui fait que les aberrations chromatiques et autres défauts optiques sont quasi-inexistants.

Les images sortant du X10 sont généralement bien exposées, mais l’appareil a la fâcheuse tendance à surexposer les scènes difficiles où le contraste est élevé. Par chance, le problème est aisé à corriger: suffit qu’à tourner la molette de compensation d’exposition.

Cliquez ici pour visiter la galerie de photos prises avec le X10

La performance du capteur EXR en faible luminosité est admirable, surtout considérant sa petite taille. Malgré le fait que du bruit soit observable même à ISO 400, celui-ci est très bien contrôlé, même à ISO 3200. On tentera d’éviter les sensibilités plus élevés, sauf lorsqu’il est impératif d’avoir une image. De plus, les ISO plus élevés que 3200 ne sont disponibles qu’avec une taille d’image réduite.

La scène de comparaison, à ISO 400
La scène de comparaison, shootée à ISO 400.

La scène ci-dessus a été photographiée à ISO 400. La même scène a été photographiée à ISO 800, 1600 et 3200. Voyez dans l’image ci-dessous l’effet du bruit numérique selon la sensibilité choisie.

Charte de comparaison de la performance du X10 en ISO élevés
La World Famous charte de Haute Sensibilité ISO. Cliquez sur l’image pour la voir en taille réelle.

Comme on peut voir dans les exemples ci-dessus, le bruit généré par le X10 n’est pas déplaisant du tout. Il conserve, jusqu’à ISO 3200, une apparence très photographique. Dépassé le plafond de 3200, le bruit devient moins esthétique. Mais en cas d’urgence, ISO 6400 et 12800 pourront dépanner et donner une image.

L’autofocus

Voici le point négatif de l’appareil: la lenteur et le tempérament de son système d’autofocus. Le X10 embarque un système de mise au point automatique qui est très précis et efficace dans les bonnes conditions, mais qui se perd facilement. La mise au point se fera rapidement pour une scène aux contrastes et aux limites bien définies. L’efficacité du système se perd sur des sujets plus plats ou plus sombres. Il devient donc important de viser avec l’écran pour confirmer la zone de mise au point ou de porter attention au voyant de confirmation du focus situé à côté du viseur.

Conclusion

Le Fujifilm X10 est un appareil photo incroyablement agréable à utiliser. Il offre une tonne de contrôle au photographe sachant exactement ce qu’il veut tout en permettant la possibilité de se laisser guider par les fonctions automatiques. L’objectif Fujinon et le capteur EXR de l’appareil font une paire gagnante, donnant des images vibrantes, bien détaillées. Tout dans le design de l’appareil donne envie de la manipuler, de l’utiliser. Une vraie réussite de la part de Fujifilm.

Le Fujifilm X10 se détaille pour 599$ et est disponible chez une variété de marchands.

Voir: Fujifilm X10: Galerie d’images

À propos de Olivier Deveault

Étudiant d'informatique, photographe réformé et amateur de design, Olivier aime beaucoup le sushi de qualité. Il parle bilingue et demi, mesure 6 pieds 4 pouces et possède un compte twitter (@odeevee).

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