[Critique] Twisted Metal

Le retour de la série Twisted Metal commence par ce nouveau titre qui nous ramène le style de jeu qui en a fait le succès, tout en y ajoutant de petites nouveautés. Dans Twisted Metal, on conduit divers véhicules armés jusqu’aux dents afin de combattre l’ordinateur ou nos amis dans des arènes.

Fiche technique :

Développeur : Eat Sleep Play
Éditeur : Sony Computer Entertainment
Support : Depuis le 14 février 2012 sur Playstation 3
Type : Combat de Véhicules.
Nombre de joueur(s) : 1 et multijoueur
Langue : Anglais

Scénario

Le jeu possède 3 scénarios puisque les trois personnages jouent des campagnes qui ne se croisent pas. Et par scénario on est poli; Calypso organise des combats de véhicules et promet de réaliser le vœu du gagnant. Sweet Tooth, le Clown diabolique, veut avoir la chance d’assassiner une jeune fille qui avait réussi à s’échapper lors de son premier meurtre d’une famille… pas de commentaire. M. Grimm un autre criminel, veut retourner dans le passé pour sauver son père qui est mort dans une cascade de moto… Ce n’est pas vraiment fort ça non plus. Finalement, Dollface, une mannequin qui a perdu sa beauté et qui cherche à faire enlever le masque qui lui est collée au visage… (Nullité complète) Calypso, qu’on pourrait comparer au Diable va réaliser chacun de leurs souhaits, d’une façon plutôt désagréable, mais rendue là on s’en fout pas mal. J’ai vraiment eu l’impression que les scènes filmées (cut scenes) avaient été tournées en vitesse et après avoir vu un reportage sur le jeu je me suis rendu compte que j’avais raison.

Graphisme

En 2012, honnêtement on s’attend à mieux. Pas que c’est horrible, mais n’y a rien de révolutionnaire. Disons que ce n’est pas avec ça que vous allez justifier votre nouvelle télévision LED 60 pouces 1080p 240hz. Les cartes ne sont pas très détaillées, la plupart des « arènes » sont des villes, des zones industrielles ou des stades créés pour le combat automobile. Ces derniers sont probablement les plus intéressants, avec des sauts, des planchers mobiles et plusieurs lumières. Les modèles de véhicule sont très simples; prenez une auto normale, ajoutez des fusils, un peu de bitmaps de sang et quelques crânes, voilà!

Il y a beaucoup de choses à l’écran par contre, ce qui explique peut-être pourquoi les concepteurs ont décidé de mettre la pédale douce (une autre joke de char ici) sur les rendus. Bombes, explosion, bonus, pointages, radar. Une pluie constante de munitions, un peu comme dans un FPS genre Bodycount ou Bulletstorm. On nous avait promis des univers destructibles, mais le peu de maisons ou de murs qui peuvent être détruits se brise en éclat de verre, comme dans un jeu des années 1990, en plus de ne pas rester à l’écran, ce qui aurait pu être intéressant pour créer des piles de détritus. Twisted Metal n’a jamais été un jeu reconnu pour ses graphismes et ici, rien pour changer la réputation.

Durée de vie

Pour ce qui est du mode solo, à moins que vous soyez un collectionneur de trophées, en 5-6hrs c’est fini. Et honnêtement ça ne vaut pas vraiment la peine. Si vous avez déjà joué à Twisted Metal, vous savez que l’intérêt se situe dans le mode en ligne. Là, vous allez pouvoir passer des heures à tirer sur les bagnoles de vos amis.

Le jeu vient avec un code de téléchargement pour Twisted Metal : Black. Attention pas un remake HD, seulement un port de la PS2 qui est, au moment d’écrire ces lignes, encore très « bugger » et incompatible avec le mode 1080i.

Jouabilité

Avant de parler du jeu, je dois faire un commentaire sur les contrôles : pourris. Trois Types de contrôles sont disponibles et, après avoir fait le mode d’entrainement avec chacun d’eux, je me suis rabattu sur le mode « Action » qui est le mode par défaut et le « moins pire ». Le mode « Race » est le plus confortable pour conduire, mais terrible pour accéder ses armes et combattre. En gros, on sacrifie l’un ou l’autre. Il y a aussi la fonction « Turbo Dash » (pour rentrer dedans quelqu’un) qui exige que l’on donne un coup vers l’avant avec la manette, pas toujours facile à maitriser, et ne donne pas toujours le résultat escompté. On dirait que les concepteurs ont conçu le jeu avec la manette de PlayStation One en tête.

Une fois la torture de la manette passée, on doit s’habituer à un jeu rapide, qui ne laisse pas beaucoup de place à la stratégie et la réflexion (mode solo). Même si a chaque niveau on est dans un « Free-for-all », on se rend compte que c’est plutôt tout le monde contre nous. Les ennemis se tirent dessus certes, mais jamais ils ne se détruiront entre eux et jamais ils ne semblent s’infliger des dommages. Côté multi-joueurs, on respire un peu mieux avec nos équipiers qui vont venir nous aider à détruire un opposant.

Les véhicules sont très variés et leurs armes spéciales diffèrent d’un à l’autre. Personnellement j’ai trouvé que le « Outlaw » était le véhicule le plus passepartout. Mais le jeu nous force à changer en proposant des courses ou des missions plus défensives qui nécessitent respectivement une voiture plus rapide ou un char d’assaut. Il y a aussi un hélicoptère qui se révèlent très utile en multi-joueurs pour quelqu’un qui veut passer beaucoup de temps à l’apprivoiser.

Le multijoueur est vraiment la force de Twisted Metal, un peu comme Battlefield 3, c’est un jeu que l’on achète pour jouer en ligne. Le type de jeu le plus intéressant est le mode « Nuke » qui demande de capturer le chef ennemi pour activer un missile et ainsi détruire la statue de l’équipe adverse. Mais voilà, durant les deux semaines de mon test je n’ai réussi à me connecter au serveur que 4 fois. Je pourrais blâmer le PSN qui est tombé en maintenance durant 2 jours, et la sortie de Mass Effect 3 qui a ralenti le réseau à une vitesse digne d’un modem 56k, mais d’autres jeux sur ma PS3 ne m’ont pas donné le même problème. Exemple : La démo bêta (en plus) de Starhawk qui était d’une fluidité exemplaire.

Sons

Explosion et bruit de canons, tout ce qui est de plus générique. On se serait attendu à ce que les armes spéciales sortent du lot, mais il n’en est rien. Les musiques, qui sont toutes des chansons d’artistes connus sont excellente, par contre elles jouent en boucle sans arrêt et après 15-20 minutes on en a plein son casque (HA!). Malgré une liste de 36 différentes chansons, il m’a semblé toujours entendre les 3-4 mêmes tounes.

Verdict : Pour les fans

Je n’avais jamais vraiment embarqué dans la série sur la première PlayStation et il n’y a rien ici pour me convaincre à passer des heures devant ma télé. De plus, le mode en ligne est difficile d’accès, ce qui est très frustrant. Je conseille à ceux qui n’ont jamais joué d’aller chercher la démo sur le PSN avant, ou d’aller jouer à Motorstorm Apocalypse qui est, à mon avis un jeu franchement supérieur et qui fait une bonne utilisation de la 3D. Vous pourrez alors aller écœurer vos chums avec votre TV HD 3D 1080p.

Ce jeu est en autre disponible sur Amazon.ca

À propos de Eric Chamberland

Québécois exilé (de force) dans l'Ouest, je suis Designer de systèmes Audio-Vidéo le jour, et passionné de sommeil la nuit. Je trouve quand même le temps de m'informer et d'écrire à propos des jeux vidéo et tout ce qui utilise des électrons.

Aussi à voir...

Injustice 2

Injustice 2 – Le côté obscur de DC

Injustice 2 est la suite du succès Injustice Gods Among Us sorti en 2013 (lien …

Qu'en penses-tu ?